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Tome septième.
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§68 C H A

substituer une autre ; ce que leur prophètea révélé de l’avenir a pu être de Dieu, maisque ce qu’il a dit contre la loi antérieureà la sienne,étoit certainement de l’homme;Sc que les prophètes qui Pont précédé ,Pont décrié , comme il a décrié ceux qui•viendroient après lui, comme ceux-ci dé-crieront ceux qui les suivront : enfin ilsprétendent que si la fonction de prophètedevient un jour nécesiaire, ce ne fera pointle privilège de quelques-uns d’entre eux ;Niais que tout homme juste pourra êtreélevé à cette dignité. Voilà les contesta-tions qui déchirent Sc qui déchireront leshommes qui auront eu le malheur d'avoirun méchant pour législateur, que Dieuabandonnera à leurs déréglemens , qu’il«'éclairera point de la lumière de son saintEvangile, Sc dont la loi sera contenue dansun livre absurde, obscur, Sc menteur. Voy.l’hift. otthom. & Moreri.

CHAUD, adj. voy. Chaleur.

Chaud , ( Mcd. ) tempérament chaud ,médicament chaud , aliment chaud , dans ladoctrine de Galien ; voy. Tempérament ,Qualité & Galénisme.

Chaud, ( Docimafie .) dorer chaud ; ex-pulsion technique qui signifie a/nmer le jeudans un fourneau d’edai rempli de char-bons allumés, en ouvrant le soupirail oula porte du cendrier, Sc en mettant un ouplusieurs gros charbons embrasés à l’em-bouchure de la moufle. Voy. Essai.

Chaud , { Géog.) petite ville d'Italie enSavoie, entre le lac d'Annccy Sc la rivierede Serran.

* CHAUDE , f. f. c’est l’action de fairechauffer le fer suffisamment pour être for-gé, jointe à l’action de forger. Ainsi on dit,ce morceau a été forgé en une , deux , troischaudes.

Chaude grasse ou suante , se dit de celleoù le fer sortant de ía forge est bouillon-nant Sc presque en fusion. Lorsque le fer estpailleux , Sc qu’il s’agit de le souder , onlui donne la premiere chaude grasse ousuante.

Il est donc à propos alors de ne frapperle fer qu’à petits coups ; si on le battoità grands coups, il s'écarteroit en tout sens£n petites portions.

Il y a tel fer qu’il ne faut chauffer qu’à

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blanc, d’autre à qui il ne faut doiifier quela couleur de cerise, d’autre qu’il fautchauffer plus rouge, selon que le ferest plus ou moins doux. Les fers douxsouffrent moins le feu que les fers com-muns.

Chaude , en termes deVerrerie , se dit dnpoint de cuisson que l’on donne à la ma-tière propre à faire des verres. Une tellechaude a produit un millier de verres. Voy,Verrerie.

Chaude , ( terme de Monnayage. ) ondit battre la chaude pour dire battre les lin-gots d’or fur Lenclume à coups de mar-teau , après qu’on les a tirés du moule,avant d’en faire la délivrance aux ajusteursSc monnoyeurs. Voye^ Monnoyage.

En terme d’orfévrerie , on dit donnerune chaude à la besogne, pour dire mettrele métal au feu à chaque fois qu’on veutle travailler surl’enclume. ( -f- )

Chaude-colle , ( Jurifpr. ) quasi chaudecolere , c’est-à-dhe calore iracundìce , dupremier mouvement de colere, Sc non dedessein prémédité : cette expression qui estfort ancienne , se trouve employée dansdeux articles de la coutume de Senlis, sa-voir en l’article i io : le moyen-jujìicier con-noìt de celui qui a donné coups orbes [c’est-à-dire sans effusion de sang ni ouverture deplaie, ] de chaude-colle ,sans toutefois prendr eor , argent , ou chose promise , & fans proposdélibéré , ne défait précogité. Voye^ aussi l’ar-ticle de la même coutume. Bouteiller, danSfa somme rurale , liv. 11 , tit. xxxiij , p. 831 ,lig.38. Stylus parlamenti , part. I, cap. 31-Les loix de Robert, advoué de Bethune »abbé de faim Amand , publiées par Lin-danus, dans son hijl. de Terremonde, liv. IíUch. ij , pag. 145 , art. a. Lauriere, glossaire ìau mot chaude-colle. ( A)

Chaude-MÉdee , est la même chose q° echaude-colle, Voy. Chaude-colle. {A)

Chaude-suite , ( Jurifp.) poursuite d’n 11accusé. Coutume de la Marche , art. ì i» VoJ‘Chaude-chasse. (A)

CHAUDE-CHASSE , ( Jurifp. ) signifiefuite de prisonnier. Coutume de la Marche > a . ‘11. Bouteiller ,som. rur. liv. II, tit. xx x "J *P- 8?i (A) • \ est

CHAUDE-PISSE, f. f. (Clururg^J j*