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pié & aider les cavaliers à monter fur leurs 1chevaux ; des ponts, des temples, des arcsde triomphe , des mausolées, les sépulcresdes nobles, les jardins des grands , sur-tout dans le voiíînage de Rome , au loindes hermès qui indiquoient les routes ; desstations , frc. Vo)’e[ Colonne milliaire ,Hermès , Voie , Stations ou Mansions.Voyzi^ l'arniq. expliq. V o ye^le traité de M..Bergier. Voyc^ le traité de la police de laMare.
Telle est l'idée qu’on peut prendre engénéral de ce que les Romains ont fait peut-être de plus surprenant. Les siécles fui vansSc les autres peuples de Punivers offrentà peine quelque chose qu’on puiffe oppo-ser à ces travaux , si l’on en excepte lechemin commencé à Cusco , capitale duPérou, & conduit par une distance de5vo lieues fur une largeur de 15 à 40piés, jusqu'à Quito. Les pierres les pluspetites dont il étoit pavé, avoient dix piésen quarté ; il étoit soutenu à. droite & àfiauche par des murs élevés au-deffus duc temi n à hauteur d’appui : deux ruisseauxcou.oient au pié de ces murs; Sc des ar-bres plantés fur l eurs bords formoient
une avenue immense.
La police des grands chemins subsistachez les Romains avec plus ou moins devigueur, selon que l’état fut plus ou moins'florissant. Elle suivie toutes les révolutionsdù gouvernement Sc de l’empire , & dé-teignit avec celui-ci. Des peuples ennemisles uns des autres, indilciplinés, mal affer-mis dans leurs conquêtes , ne longèrentguere aux routes publiques, & l’indiffé-rence fur cet objet dura en France jufqu’aurégné de Charlemagne. Cette commoditéétoit trop essentielle à la conservation desconquêtes, pour que ce monarque ne s’enapperçut pas ; aussi est-il le premier de nostois qui ait fait travailler aux cheminspublics. Il releva d’abord les voies militai-res des Romains ; U employa à ce travailLc ses troupes Sc ses sujets. Mais l'elpritqui animoit Charlemagne s affoiblit beau-coup dans ses successeurs ; les villes restè-rent dépavées ; les ponts & les grands c/ie-fftins furent abandonnes, jusque íous Phi-Vl Ppe-Auguste, qui sic paver la capitalePouj la premiers fois en M S 4 > ^ ssrn
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nomma des officiers à Pinfpection desponts & chaustées. Ces officiers, à char-ge au public, disparurent peu-à-peu , Scleurs fonctions passerent aux juges parti-culiers des lieux , qui les conservèrent jus-qu’en 1508. Ce fut alors que les tribunauxrelatifs aux grands chemins , Sc même à lavoirie en général, se multiplièrent. Voye^grande Voirie. Il y en avoir quatre diffe-rens, lorsque Henri le Grand créa i’officede grand-voyer ou d’inspecteur des routesdu royaume. M. de Sully en fut revêtu ;mais cette partie ne se ressentit pas commeles autres des vues supérieures de ce grandhomme. Depuis ce temps , le gouverne-ment s’est réservé la direction immédiatede cet objet important ; Sc les choses fontmaintenant fur un pié à rendre les routesdu royaume les plus commodes Sc les plusbelles qu’il y ait en Europe, par les moyensles plus furs & les plus simples. Cet ou-vrage étonnant est déja même fort avancé.Quel que soit le côté par où l'on sort dela capitale, on se trouve sur les chaus-sées les plus larges & les plus solides ; ellesse distribuent dans les provinces du royau-me les plus éloignées, &. il en part de! chacune des collatérales qui établissent' entre les villes mêmes les moins considé-rables la communication la plus avanta-geuse pour le commerce. Vuyc[ a sart.Pont fr Chaussée , quelle est Padminis-tration à laquelle nous devons ces travauxutiles , & les précautions qu’on pourroitprendre pour qu’ils le fustènt davantageencore , & que les hommes qu’on y ap-plique , tous intelligens , fe servissent deleurs lumières pour la perfection de laGéographie , de l’Hydrographie, & depresque routes les parties de l’Histoire na-turelle , & de la Cosmologie.
Chemin , ( Jurifprud.) On distingue en-général deux sortes de chemins ; savoir leschemins publics Sc les chemins privés .
Chez les Romains, onappelloit via tout‘ chemin public ou privé ; par le terme d’iterseul , on entendoit un droit de passage■ particulier sur Phéritagc d’autrui ; & p^rcelui d’achts , on entendoit le dtoic defaire palier des bêtes de charge ou unecharecre ou chariot fur l'héritage d au-1 trui ; ce qu’ils appeìlcient ainsi ‘ter fr aclus,