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cule qui est: court ; elles font polies & d’unverd luisant. Cet arbre ne devient jamaisgrand , 8c n’est d’aucun usage. Les glandslònt plus petits que ceux du chêne com-mun , 8c ont de petites coupes.
Le n 9 . i J est une des productions del’Amérique septentrionale , & s’appellechêne rouge, parce que ses feuilles de-viennent d’un rouge éclatant avant detomber. On a supposé deux efpeces dechênes rouges , mais ce ne font que desvariétés séminales. Le bois est doux, spon-gieux , & n’est de nulle durée.
Le chêne n 9 14 est auslì une découvertequi a été faite dans l’Amérique septen-trionale , où l'on préféré son bois pourla charpente à celui de tous les autres,parce qu’il est le plus durable. L’écorceen est grisâtre ; les feuilles d'un verd-gai,font longues & larges : ses glands res-lemblent à ceux du chêne commun.
(/est dans ces mêmes contrées que la 1nature a placé le n 9 . i y, dont l’on dis-tingue deux efpeces: l’une se nomme lechêne à feuilles de saule de montagne , 8ç vientdans les terres maigres ; les glands en fontpetits, mais ils ont des coupes aster larges :l’autre croît dans des fols riches 8c humi-des; ses feuilles font plus longues & plusétroites.
La seizième espece est le chêne verd ouilex ; il varie extrêmement par la semence.
Le n 9 .. 17 , que quelques-uns ne re-gardent que comme une variété, paroîtêtre néanmoins une véritable espece : sesfeuilles ressemblent à celles du houx.
La dix-huitième est le chêne verd , furlequel on recueille le kermès ou grain d e-çarlate , qui n’est autre chose qu’un in-secte qui attaque cet arbre, qui est habi-tant de la Provence & du Languedoc , oùil est nommé aveux. Il ne s’éleve guere qu'àdouze ou quatorze pies.
L’efpece « 0 . e st un des végétaux queproduisent la Caroline & la Virginie ; elleg’eleve dans son pays natal à la hauteur dequarante pies ; ses feuilles, d’un verd-obscur 8c d’une consistance épaisse, fontentieres, ovales & terminées en lance :elles conservent leur verdeur toute l'année.Ses glands minces & alongés ont de petites«yupes, ils font très-doux. Les habitants
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les amassent pour les manger l’hiver : otlen tire une huile peu inférieure à celled’amandes douces ; le bois en est dur,grossier & raboteux.
La derniere espece est le liege : on enconnoît plusieurs variétés. Une à feuilleslarges, 8c une à feuilles étroites qui neperdent point leurs feuilles : il y en a deuxautres variétés qui se dépouillent en au-tomne. La premiere est la plus commune.Les feuilles demeurent fur l’arbre jusqu’ailmilieu de mai , alors elles tombent foutes,Ôc l’arbre est presque nu pendant quelqu®temps. Ses glands ressemblent beaucoup àceux du chêne commun.
L’écorce extérieure de cette espece d®chêne est le liege. On l’enleve tous les huitou dix ans, mais il reste une écorce inté-rieure qui sustente le corps ligneux ; tants’en faut que l’écorcement soit nuisible ìces arbres, que ceux qu’on n’y soumetpas, ne passent guere cinquante ou soixanteans , tandis que ceux qui subissent cetteopération, vivent cent cinquante ans 8Cplus , sains 8c vigoureux. Le liege desjeunes arbres est poreux , & n’est pas degrande utilité. Cependant il est néceílàseede l’enlever , lorsqu’ils sont âgés de dour®ou quinze ans. An bout de huit ou diXans, il faut l’enlever de nouveau.Cette se-conde dépouille n’est pas encore de grandusage, la troisième fois elle sera bonne,& deviendra toujours meilleure à mes " 16que l’arbre vieillira. Cet écorcement se s alten juillet entre les deux seves avec n?instrument semblable à celui dont on ^sert pour écorcer les ormes,
Le chêne est le premier, le plus appâtent/8c le plus beau de tous les végétaux q ulcroissent en Europe. Cet arbre naturels'ment si renommé dans la haute antiquitési chéri des nations greques & romaine 5 ’chez lesquelles il étoit consacréau pere , „dieux ; si célébré par le sacrifice de ? "sieurs peuples ; cet arbre qui a fait des P r °diges, qui a rendu des oraclçs , qui^ re ’tous les honneurs des mystères fabule *fut aussi le frivole objet de la vén ctâ ^ eSde nos peres,qui faussement dirigés P ar ^druides trompeurs , ne tendosent an .culte que fous les auspices du gui.* a . , £Ímais ce même arbre , considéré ‘ ou5 ^