C H E
temps à faire non-feulement des mors ,mais des caparaçons, tk à bien manier uncncval , comme Virgile nous Rapprend.Pline est d’accord avec lui ; à cette diffé-rence près, qu’il attribue à Bellérophonce que Virgile, en qualité de poète, amieux aimé attribuer à Neptune.
Ce fut à-peu-près dans cette, conjonc-ture , & environ trente ans après Endy-mion,que Pélops fit célébuer les jeux olym-piques en l'honneur de Jupiter, & commele remarque Pauíanias,avec plus de pompe& d éclat que n’avoit fait aucun de les pré-décesseurs. Ce Prince venoit de remporterune victoire signalée fur Oenomaiis à cette"meule courle de chars, dont le prix n’é-toit rien moins que le royaume de Pise, &m plus belle princesse qu’il y eut alors ;a insi , l’on peut croire avec assez de fon-dement , qu’aux jeux de Pélops, outre unecourse à pied qui étoit ordinaire , il y eutdes courses de chevaux & de chars. Mais ilParoît que le chevaux furent encore rares& précieux ; & de-là ces fables qui font sire pandues dans les anciens mythologues,th’e Jupiter, ayant enlevé Ganymede,Pour consoler Tros , pere du jeune échan-l°n, lui donna des chevaux d’une beautémerveilleuse ; que Neptune fit aussi présenta Coprée du fameux cheval Arion, qui deCoprée passa à Hercule, & d'Hercule àAdraste , à qui il sauva la vie; qu’au ma-r ' a ge de Thétis &c de Pélée , les dieux quiav oient honoré la noce de leur présence ,Roulant signaler leur libéralité , Neptunedonna pour fa part à Pélée, deux magnifi-ques chevaux, dont on nous a conservé lesqu’aux jeux funèbres de Parrocle ,enehuîs attela avec son cheval Podarge,, Ca%a ‘^ d’Agamemnon , la superbe, lc ,’ ^ tlr °ic son origine des chevauxdonnes à Tros par Jupiter méme. Tout celamarque assez q u >u n bcau cheva l étoit alors
quelque cnoie d extraordinaire ÔC d'un
grand prix.
11 est naturel d’obscrver id que, com-me une découverte mene souvent à uneaut re, l’usage des chars fut connu en GrecePrefqu'en même temps que celui des che-Cicéron en attribue l’invenrion à"*merve , Elchyleà Prométhée, Théo» lec holiaste d’Aratus à un certain Throchi-
CI1E <s 7 p
lus; l’opinion la plus commune en donnel’honneur à Ericthonius, & c est celle queVirgile a suivie. Les chars de ces temps-L\étoient si légers, que quatre chevaux dé-voient les emporter avec une rapidité pro-digieuse. De-là 1 expression du poète.*
R api disque rous ìnfijìcrc viclor.
Et celle d’Horace :
Metaque servi dis evitata rôtis.
Après Pélops , Amythaon fils de Cré-théus , & cousin germain d'Endymion ,donna les jeux olympiques aux Grecs; aprèslui, Pelias & Nélée les donnerent à fraiscommuns ; Augée les sit aussi célébrer , &ensuite Hercule fils d’Amphitryon *quandil eut conquis l’Elide. On ne peut pas dou-ter qu’à toutes ces représentations il n'yeût de courses de chevaux & de chars, sur-tout à la derniere , puifqidlolas , le com-pagnon volontaire des travaux d’Hercule,& son fidele écuyer, y remporta le prixde la course des chars, & fut couronné dela main d’Hercule même, dont il avoiremprunté les cavales ; car, en ce temps-là,dit Paufanias , on ne faisoit pas de façonRemprunter les chevaux qui étoient en ré-putation de vitesse. Iasius Arcadien eut leprix de la course des chevaux de selle dansces mêmes jeu'x. Par ce détail tiré de Pau-fanias comme du seul auteur qui nous aitconservé la mémoire de ces faits , nousvoyons qu’en Elide , depuis Pélops con-temporain de Bellérophon, chaque roi à, son avènement donnoit les jeux au peuple,& que les courses de chevaux 6c les cour-ses de chars, faiforenr toujours partie dufpectale.
Cela dura jufq’au régné d’Oxylus qui ,par un bizarre esset de la superstition grec-que , devenu roi des Eléens, de simpleparticulier qu’il étoit , ne négligea pasnon plus une coutume que ses prédéces-seurs avoient constamment observée ; maisaprès lui, les jeux olympiques furent inter-rompus pendant Pefpace de trois centscinquante ans, & ces divers combats, quien formoient le spectacle , ne fe maintin-rent tout au plus qu’aux funérailles desprinces & des héros de la Grece. C’eítd’après cet usage qu’Homere les a dépeints