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tent, qu’on faisait autant d’honnéur auxchevaux qui couroient dans le cirque ,qu'aux auriges qui les conduifoient. Onleur érigeoit des monumens ; on les gra-voit fur des pierres précieuses avec la pal-lie , marque de leur victoire à la course.On gravoit sur de grandes tables de mar-bre leurs noms, leur pays, la couleur deleur poil.
Dans certaines inscriptions, les diffé-rentes couleurs de chevaux font marquéesfur chacun , &c ces couleurs font telles :a! k u s , blanc ; cinereus , cendré ; badius ,bai ; rufus , roux; mawus , maure ; fulvus ,fauve; pullus , noirâtre ; kcesius ou ccefius.Ces couleurs se trouvent souvent mêlées,rufus-cafius , niger - ccefius . La patrie deschevaux est encore marquée dans certainesinscriptions. L'Afrique en fourniffoit plusque tous les autres pays: il y en avoir d'Es-pagne , des Gaules, de Mauritanie, deLacédémone. ( -j- )
Chevaux du soleil, ( Myth, ) Ovide lesnomme Eoiis , Aëton Sc Pblégan , nomsgrecs dont l'étymolegie marque la qualité.Ils font nommés ailleurs Erytboiis ou lerouge, Acleon ou le lumineux , Lampos oule reiplendiflant, & Fhilogeits qui aime laterre. Le premier déligne ie lever du soleildont les rayons font alors rougeâtres ;Actéon marque le temps où ces mêmesrayons , sortis de l’atmolphere font plusclairs, vers les neuf ou dix heures du ma-tin ; Lampos figure le midi où la lumièredu soleil est dans toute fa force ; & Philo-gciis représente son coucher, lorsqu’il sem-ble «'approcher de la terre. ( + )
Chevaux de Mars, (Myth. ) Servius lesnomme Emos Sc Phobos , la crainte & laterreur. Mais , dans Homere , ce font - làles noms des cochers de Mars , & non deses chevaux. (-f-J
Chevaux de Laomédon , ( Myth. ) Her-cule offrit à Laomédon de délivrer Héíio-ne fa fille , moyennant un attelage de che-vaux , que ce prince lui promit. Ces che-vaux , diíent les poètes, éroienr si légers,qu'ils marchoientiurles eaux. (+)
Chevaux d’Enée, ( Myth. ) Us croient,dit Homere, de la race de ceux quejupiterdonna à Tros, lorlqu'il lui enleva son filsGanimede. Anchise, à Piníu de Laomédon,
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eut de la race de ces chevaux, ayant faicmettre dans le haras du roi ses plus bellesjumens, donc il vit naître six chevaux dansson palais. Ils étoient parfaitement bien.dreffés pour les batailles, 6c íavoient ré-pandre la terreur & la fuite dans tous lesrangs. f~t~ )
Chevaux dCAchille, (Myth. ) Ils étoientimmortels, dit Homere, ayant été engen-drés par le Zéphire 6c par la harpie Podar-ge , & le nommoient Balios & Xante. ("W
Cheval de rencontre, ( Jurifp. ) Dan*la coutume du Poitou , art. l8y , est la prO'testation d’un cheval de service , qui eftdûe par le vaffalau seigneur, lorsque danSune même année il y a eu deux ouver-tures pour ce droit, une par mutation devalsai , une par mutation de seigneur. Un’est dù en ce cas qu’un seul cheval, dit lacoutume , pourvu que les deux chevaux serencontrent dans un arc ; 6c le cheval quiest fourni est nommé dans ce cas cheval derencontre , parce que la rencontre de cecheval abolit l’autre qui est dû pour lamutation. Voye% Cheval de service , 6'Rachat rencontré. ( A )
Cheval de service , ( Jurifp. ) c'est u ncheval qui est dû par le vnsial au seigneurféodal. L’origine de ce devoir est fort an-cienne : on voit dans une constitution deConrard II. de beneficiis, qui est rapportéeau Hv, V des fiefs , que les grands valfaU*fuioient des présens de chevaux 6c d'arm eSà leur seigneur : majores valvaffores dominéfuis , quos feniores appellant , Jolemnia t rui-ner a ojferunt , arma fciliCet & equos. Il y eftdir aussi qu’à la mort du vassal, c’étoit lacoutume que ses enfans & successeursdonnoient au seigneur ses chevaux & s eSarmes ; Sc encore actuellement, en p^'sieurs lieux de l’Allemagne, après le décèsdu pere de famille , ion meilleur chevalou habit est dû au seigneur. L’ancienn ecoutume de Normandie , chap. xxxiv, parle d l1service de cheval qui est dû par les va -valîeurs ; mais il ne faut pas confondre >comme fontplusieurs auteurs, le service acheval avec le cheval de service ; lemier est le service militaire que le vaffadoit faire à cheval pour son seigneur!second est la prestation d'un cheval, y 1 'par le vassal au seigneur , pour être qu"