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Tome septième.
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ksnr, quoiqu’il eût , en quelque sorte ,usurpé la couronne des Visigoths , se fitaimer & respecter ; on ne lui reprocha quel’ambition outrée ôi les moyens trop vio-lens qui lui avoienr acquis le sceptre. SonPrédécesseur Tulga , fils du bon Chintila ,jnécontenta la nation par fa foiblelTe , (oninexpérience 5 fa douceur & sa grande jeu-nestè. Le peuple murmura ; & les grands,toujours avides de changemensíe de révo-lutions, s’assemblerent & décidèrent que,pour éviter les malheurs que l'incapacitédu prince pourroit eau fer, il étoit nécestairede le détrôner , & de confier le sceptre à desmains plus habiles. Cette résolution prise ,les grands se choisirent pour souverain ,Chìndasuinthe , lsen des plus vieux d’entreeux, & qui leur paroiílòit auíTî le plus capa-ble de tenir les rênes du gouvernement.Plein de reconnoillànce, Chìndasuinthe , quiVraisemblablement avoir puissamment in-flué fur la délibération des grands, se hâtad'aller , suivi de ses partisans , attaquer &précipiter du trône le malheureux Tulga ,Auquel il fit en même temps couper les che-veux ; ce qui, suivant les loix Vifigothes,■excluoit pour toujours de la royauté. A lafuite de cet acte de violence , Chìndasuintheprit, fans opposition , la couronne, dansle mois de mai 642 ; mais peu de jours après,les anciens partisans de Chintila & ceux deTulga son fils, se soulevèrent, allumèrentle seu de la guerre civile , & excitèrent desséditions en plusieurs villes du royaume.

Le roi, malgré son âge avance, rassemblapromptement une armée, en prit lui-mêmele commandement , marcha contre lesrebelles, les battit toutes les fois qu’ils ose-rent se présenter , & obligea , par la terreurîle ses armes, ses factieux & tous les habi-tans d Espagne à 1e reconnoître pour leursouverain. Tandis qu’il étoit occupé à répri-mer ce soulèvement , Ardabafte , jeuneaventurier , que la pl upart a es historiensont regarde comme se sise j u roi ^hana-gilde, arriva en Elpagne. Chìndasuinthe luifit l’accueil le plus distingué, sei donna faconfiance , & peu de temps après, sei si cepouser l’une de ses plus proches parentes.Ardabafte se montra digne de la haute con-fédération qu’avoit pour lui son bienfai-^tìr ; se$ rares qualités , fa yaleur l’af-

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fabilité de son caractère le rendirent agréa-ble à la nation ; il fit plus : & par l’estimequ’il avoir lui-même pour Chìndasuinthe , ilparvint à détruire l'idée peu avantageuseque le peuple avoit de son roi qui, à sonusurpation près , étoit , à tous égards ,digne du rang qu'il occupoit. Audi-tôt que1 e calme fut rétabli dans 1 e royaume , Chin-dasuinthe convoqua & tint à Tolede unconcile , dans lequel furent faits & publiésplusieurs réglemens concernant les affairesde l’état. Par l’un des canons de ce concileles évêques prononcèrent l’excommunica-tion contre tous ceux qui , révoltés contrePautorité du roi, imploreroient ; pour sou-tenir leur rébellion 5 le secours des étrangers.Il ne paroît pas que les premieves disten-sions terminées, le régné de Chìndasuintheait été agité par aucun trouble ; ce monar-que se fit chérir & respecter par sa sagesse ,sa douceur & fa bienfaisance. Les Visigothslui furent si fort attachés , que , dans laseptième année de son régné , les grandsconsentirent qu’il s’associât son fils Rece-suinthe , qui fut élu le zi juin 649. AlorsChìndasuinthe , accablé fous le poids desannées, remit, pour ne les plus reprendre ,les rênes du gouvernement à son fils , & nesongea plus qu’à goûter les douceurs d’unevie paisible & retirée ; il répandit encorebeaucoup de bienfaits , fonda le monastèrede S. Romain d’Ornisga , soulagea lespauvres par les abondantes aumônes qu J illeur fit distribuer, & mourut âgé de qua-tre-vingt-dix ans, le premier octobre 651,dans la onzième année de son régné. Leshistoriens de son temps, & ceux qui leuront succédé, disent unanimement qu’il futhomme de lettres autant qu'on pouvoicl'êtrc alors ; qu’il cultiva ses sciences, chéritses savans, & qu’il envoya Tajus ou Tajonévêque de Saragossc, homme très-éclairé *à Rome, pour y chercher les ouvrages dupape Grégoire - le - grand , qu’on n’avoitpu encore se procurer en Espagne. Cettedéputation fait tout au moins autant d’hon-neur à Chihdasuinthe qu’eût pu lui en fairela plus éclatante victoire. (Z. C.)

CHINE, (la) Géogr. grand empired’Asie, borné au nord par la Tartarie, dontelle est séparée par une muraille de quatre

> cents lieues ; à l'orient P^r la mer ; à l’oç-Jî b b b b 2.