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ont peu de considens > & iòussriroient peude témoins.
Quoiqu’il ne soit pas vrai , comme onl’a dit, que la tragédie fùt un speétacle re-ligieux chez les Grecs, il est vrai du moinsque les opinions religieuses s'y mêloientfans cesse , ainsi que les cérémonies duculte ; & c’est ce qui rendoit majestueusepour eux, cette espece de procession duchoeur , qui sur trois files íe promenoir encadence dans l'intervalle des scenes, tour-nant à gauche , &c puis à droite , chantantla strophe 3c fanti-strophe, puis s’arrêtant& chantant l’épode, le tout pour expri-mer, dit - on, les mouvemens du ciel 3cf immobilité de la terre. Mais certainementrien de semblable ne convient au théâtredtiiCinna, de Britannicus, de Zaïre.
Nos premiers poètes tragiques, en imi-tant les Grecs, ne manquèrent pas da-('opter le chœur , 3c jufquVd temps deMardi le chœur étoit chanté. Cet accorddes voix étoit connu fur nos premiers théâ-tres dans ce qu’on appeloit myjïeres : lePere Eternel parloit à trois voix , un dellus,Une haute-contre & une basse , à l'unisson.I lardi se réduisit à faire parler le chœurpar l'organe cPun coryphée : dans le Co-riolan de ce poète , le chœur dialogue avecle sénat, 3c dit de suite jusquhï quaranteVers. Dès-lors il ne fut plus question duchœur en intermède , juiqu'à YAtalie dellacine , piece unique dans son genre 3c®bsolument hors de pair.
M. de Voltaire , dans son (Edipe, ay ou lu depuis mettre le chœur en Icene :jamais il ne fut mieux placé ; & fextrêmedifficulté de l’exécution Pa cependant faitsupprimer. Depuis on s’est borné, commeMardi, lorsque faction exige une assem-blée , à faire parler un ou deux personna-ges aux noms de tous : c’est la feule especede chœur qu admet la scene Françoise ; &dans les sujets mêmes, soit anciens, foieModernes, dont le spectacle demande leMus de pompe & d’appareil, comme lestie Ux Iphigénies , Mahomet &í Sémiramis , unJ^atre ou faction se passe immédiatement,0 Us nos yeux, rend presque impossible le[^«cert & faccord d'une multitude assem-qui parleroit en même temps. Il estVlai qu'en le faisant chanta comme les
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Grecs, la difficulté seroit moindre ; maisle chant du chœur entremêlé avec une dé-claration simple, fera toujours pour nosoreilles une disparate & une invraisem-blance , qui dans le genre sérieux Sc gravenuiroit trop à fillusion.
Dans ce qu’on appelle chez les Grecs lacomédie ancienne , comme ce n’croit com-munément qu'une satyre politique, le chœurétoit très-bien placé : il représentoit le peu-ple , ou une classe de citoyens, tantôt allé-goriquement, comme dans les oiseaux 6cdans les guipes ; tantôt au naturel, commedans les Achar/tiens , les llarangeufes , lesChevaliers ; 3c le poète femployoit ou àfaire la satyre de la république , ou à sapropre défense Sc à son apologie. C’est ainsique dans les Achar /liens , le chœur , traitantle peuple d’enfatit 3c de dupe , lui repro-che son imbécillité à se laisser séduire pardes louanges, tandis qu’Aiïstophane a seulose lui dire la vérité en plein théâtre aupéril de sa vie. " Lassiez-le faire , r,joute le» chœur , il jfa eu en vue que le bien, &„ il le procurera de toutes lés forces, non-, par de basses adulations & des souples-„ les artificieuses, mais par de salutaires„ avis La comédie du second 3c du,, troisième âge changea de caractère & lechœur lui fut interdit. (M. Marmontel.)
Chceur , est dans nos églises cette partiela plus voisine du grand autel , séparée dela nef par une division , & ordinairementenvironnée d'un ou deux rangs de siegesoustalles où se tiennent les chanoines , prê-tres , & habitués , pour chanter Possice di-vin. Le chœur est ordinairemanc devant legrand autel du côté du peuple ; cependantil est quelquefois derriere , fur-tout dsnsleséglises d’Italïe ; on voit même deux chœursen plusieurs églises, Pun derriere le grandautel , f autre fur le devant.
Cc mot vient, selon Isidore , à coroniscirconstantium , parce qu’autrefois on íè pla-çoitenrond autour de fautel pour chanter.C est encore aujourd’hui la maniéré dontles autels des Grecs font bâtis.
Le chœur est séparé du sanctuaire où sonoffre le sacrifice , 3c de la nef où est le peu-ple qui y assiste. Voyc{ Sanctuaire, EgusïjTtMPLE. ( G)
Les gros décimatcurs font obligés à ré-