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Tome septième.
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rifice droit de l’estomac , gangrenas , cou-vers de bile, & teints en jaune à 1 exté-rieur ; les conduits biliaires excessivementrelâchés ; la vésicule du fiel aggrandie, ouextrêmement flasque; le canal cholidoqueprodigieusement distendu , & quelquefoisouvert aux environs du pylore , portant parce moyen la bile dans l’estomac , ainsi quedans les intestins ; les veines de l’estomacgonflées de sang , Sc l’épiploon tombé oufroncé du côté de l’estomac. Voyeiacl. med.Der'ol. dsc. r r. vol. 8 . Thomas Bartnol. cent.xj hijl. 8 t. Cabrolius , obscrv. anat, 6 . Die-merbroek , anat. Itb. I, cap. iij. Dolarns, en-oycl. med. lìb. III. cap-jv.. Bonet ,jepulchret.Riolan , anthropol. lib. II. cap. x.Scc.

Son Jiege, sts causes ù fis ejs.ts. Il s’ensuitde ces observations faites fur un grandnombre de cadavres > que quoique le siégédu choiera soit dans l'estomac ou dans lesintestins , on le doit établit particulière-ment dans le duodénum Sc dans les conduitsbiliaires : c'est par cette raison que toutesles parties du systerne nerveux , entre lel-quelles il y a sympathie , font ici affectées.II n’est guere possible de fixer ailleurs lesiégé du choléra , si l’on considéré attenti-vement fa cause matérielle , car les matièresrendues, tant par le vomissement que parles selles, font presque toujours bilieuses,& ne varient, pat rapport à la quantité deb.le dont elles font chargées , que du plusau moins : si elles prennent différentes cou-leurs , si elles font tantôt jaunes ou vertes,& tantôt noires ; c’est qu’il íe joint à labile .les humeurs étrangères, acides, pitui-teuses, salines , Sc même du iang. Or lemélange des matières rendues par le vomis-ss,n-mr ou par les selles , avec la quantitéexcessive de bile dont elles font chargées,I e P e m faire que dans le duodénum ;c est le (eul des intestins qui donne lieu ,par fa-situation & ses courbures, à la forma-tion Sc a l accroiltement des matières acres i& par l'influx qui s J y fait de h bile & du sitepancréatique, au mélangé de cette humeuravec ces matières.

Le picotement de la tunique nerveusequi tapiffe l’estomac Sc les intestins , est l aeatife immédiate du choiera , d’où suit lacom faction convulsive de ces viscères, quiaugmentée successivement par 1a qualité

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corrosive des matières , cause des douleur»pungitives, lancinantes,avec la cardialgie.Cette contraction agit dans l’estomac Scdans le duodénum de bas en haut, contrel’ordre naturel ; au lieu que dans les autresintestins elle agit de haut en bas ; c'estpourquoi il y a vomissement Sc diarrhée estmême temps. La constriction spasmodiquede toutes ces parties doit naturellement em-pêcher l’affluence des humeurs quis’y por-; tent en abondance, de repasser librementdans les veines. Par la conspiration desnerfs, le mal s’étend aux parties adjacentesc’est par ce moyen que les conduits biliairessent affectés, irrités , Sc contraints de sevuider dans le duodénum : si l’agitation vio-lente qui les accompagne pafle jusqu’aacœur , il y aura palpitation ; si elle parvientau diaphragme , il y aura hoquet ; si elle sefait sentir à la vessie , il y aura d y furie ; si.elle s’étend à la surface du corps , il y aura.froideur des extrémités ; & iì les membra-nes d u cerveau Sc la moelle spinale en sonsattaquées , il y aura mouvemens convulsifs& épileptiques..

La matière peccante qui produit de si>terribles effets, doit être d’une nature extrê-mement acre Lc caustique; elle doit tenirquelque chose des poisons ; car les effets despoisons fur le .corps font semblables auxsymptômes du choiera..

Quant aux causes générales & particu-lierts qui peuvent produire cette maladie ,elles font en £ivnd nombre, & il scroitdifficile d’en faire l’énumération exacte. Ily a quelques caules procatarctiques quipeuvent s’y joindre , telles que la constitu-tion chaude de l'atmosphère; des débau-ches fréquentes de liqueurs pendant Pété ;des alimens gras , putrides Sc bilieux, réu-nis aux liqueurs fermentées ; la chaleur Scle refroidissement d u corps qui succéderontaux débauches ; les passions violentes dansces circonstances, frc.

Sonprognvjìic. Comme cette maladie estdes plus aiguës , on doit la juger mortelle ;le nombre & la violence des symptômesrégleront le prognostic. Plus la matière éva-cuée est corrosive, !a soif & la chaleur vio-lentes , plus Je danger est grand : si l'on»rend de la bile noire mêlée avec du sang>"vœ, la mort est inévitable , dit flippe-