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Tome septième.
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§02 C H O

parce qu’elle viole des règles néceílàires &

immuables.

Les ouvrages dramatiques ne fournissentque trop d’ex- mples de défauts qui cho-quent. Plante transporte quelquefois lespedateur d’Athenes à Rome, ou plutôt leplace dans ces deux villes à la fois ; souventun acteur est en même temps le personnagequ’il doit représenter, & le comédien qu’ilest en ester: il est choquant d’entendre pu-blier à haute voix des secrets qui ne doiventêtre révélés à personne, ou de voir unacteur , dans un monologue où il est censéêtre seul, adreilér la parole à tous les spec-tateurs.

Le choquants u n des défauts les plus essen-tiels-,en ce qu'il détruit totalement l'illulionjcette illusionquipour l’ordinaire est la prin-cipale source du bon effet qu’un ouvrageproduit : il bielle tellement ^imagination ,qu’on est obligé de détourner la vue de des-sus l’objet qui choque , de même qu’unefeule plaisanterie peut jeter du ridicule surune scene sérieuse, un seul trait choquantpeut détruire l’effet d'une piece qui (Tail-leurs se roi t excellente.

Les habilesartistes ne tombent jamais dansce défaut que par inadvertence; ainsi ilspeuvent aisément l’cviter , en consultantla nature sur chaque partie de leur ouvrage;mais si l’on ne s’attache qu’à Teste t du toutensemble , & qu’on néglige les parties dedétail, il est facile de commettre des sautesqui choquent les personnes attentives à lanature & aux propriétés de ces parties. ( Cetarticle ejl tiré de la théorie générale des beaux-artsdeM. Suzzer. )

CHOQUARD , voye{ Choucasrouge.

CHOQUE’ou CHOC, f. m. est un outildont les Chapeliers íe servent pour donnerau feutre la forme de chapeau , & pourfaire descendre également la ficelle jus-qu’au lien , c’eft-à-dire , jufqu’à l’endroitoù les bords du chapeau fe terminent &touchent au commencement de la tête. Onne fe sert de cet outil qu’après que la ficellea été descendue jusqu’au bas de la forme ,p u le moyen d’un autre outil qu’on appelleavaluire.

Le choque est fait de cuivre S( de figurepresque quarrée, mais uw P e u tourne en

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rond afin de mieux embrasser la forme duchapeau. 11 a deux ou trois lignes d’épaii-feur , cinq pouces de hauteur, & un peuplus de largeur ; le haut qui lui dent lieu depoignée , est tait du même morceau de cui-vre roulé à jour, & d’environ un pouce dediamètre. Le chapelier tient cet instrumentde la main droite ; & en le pressant forte-ment sur la ficelle par fa partie inférieure ,ii ìa fait descendre également jusqu’au lien,& répete cette opération tout au tour duchapeau.

L’ou. rier doit avoir soin quand il donnecette façon au chapeau , que la forme soitposce honsontalement & de niveau sur uneplaque de fer, asm que le lien du chapeausoit égal par-tout, 6e que la forme ne loirpas plus haute d’un côté que de l’autre. V.fart. Chapeau.

Choquer la tournevire, (Mar.) c’estrehauller la tournevire fur le cabestan, afind^empêcher qu’eile ne se croise ou qu’ellene s'embarraíse lorsqu’on la vire. V. à l’art .Cabestan , Tincommodité de cette ma-noeuvre, Ze les meilleurs ouvrages que nousayons fur ce sujet. (Z)

CHORÉE , f. m. ( Belles-I.ettr.) c’est,dans Tancienne poésie greque & latine ,un piéou une mesure de vers composée d’unelongue & d’une breve , comme J r ma. Onl’appelle plus ordinairement trochée. Voyc^Trochée. (G)

* CHORAGES , f. M. {Hìjl. ancien.)partie des théâtres anciensc’en étoit com-me le fond des coulisses; c’est-là qiTondispofoit quelquefois des chœurs de musi-que , & qu’on gardoit les habits & lesiostrumens de la scene; c’est de--là queTon tiroir tout ce qui paroiífoit aux yeux rd’où l’on voit que ces endroits dévoientêtre a ffez spacieux. T r oye\ Theatre.

* CHORAULE, s. m. ( Hijl. ancien.)on donnoit ce nom chez les Grecs Hcchez les Romains , à celui qui prési-doic fur les chœurs. Celui qu’on voitdans les antiquités du P. Montfaucon ,tome III , Planche CXC. est revêtu d’unetunique , & tient de chaque main uneflûte dont le petit bout est appuyé fur fapoitrine.

CHORDAPSUS, subi. m. est le nomlatin d’une colique qu’on appelle autre-