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surnature! ; c’est en lui présentant l’appas 'd’un songe ridicule , que l’imposteur de laMecque osa tenter la foi des crédules hu-mains , & qu'iléblouit les esprits qu’il avoirfu charmer, cn excitant leur admiration& captivant leur confiance. Les esprits fas-cinés par le charme vainqueur de son élo-quence , ne virent plus dans ce hardi &sublime imposteur , qu’un prophète quiagissoit, parloir, punistoit, ou pardonnoiten Dieu. A Dieu ne plaise que je confondeles révélations dont fe glorifie à fi juste titrele Christianisme, avec celles que vantentavec ostentation les autres religions ; je veuxfeulement insinuer par-là qu’on ne réussità échauffer les esprits, qu’en faisant parlerle Dieu dont on se dit l’envoyé , soit qu’ilait véritablement parlé -, comme dans leChristianisme Sc le Judaïime > luit que im-posture le faste parler, comme dans le Pa-ganisme & le Mahométisme. Or il ne parlepoint par la voix d u philosophe déiste : unereligion ne peut donc être utile qu’à titrede religion révélée. VdH.i Déisme 6’ Révé-lation.
Forcé de convenir que la religion chré-tienne est la meilleure de toutes les religionspour les états qui ont le bonheur de la voirliée avec leur gouvernement politique *peut être ne croyez vous pas qu’elle loir lameilleure de toutes pour tous les pays:-> Car, pourrez-vous me dire , quand je» sopposerois que le Chrtjìianismea. ia racine-- dans le ciel, tandis que les autres reli--> gions ont la leur fur terre , ce ne seroit« pas une raison (à considérer les choies» en politique & non en théologien) pour« qu’on dur lui donner la préférence fur” "ne religion qui depuis plusieurs siécles” ero ss r eçue dans un pays qui par” coniequent y s ero it: comme naturaliíëe.
" f our introdu u - c ce grand changement,.1 Enlroit A s „ avan .
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» roit à 1 état, cC de l autre es 1 < ■
» qi» reluirent d un changement de reli» gion. C’est la combinaison exacte de» divers avantages avec ces divers incon»' vémens , toujours impossible à fai rc ~» qui avoir donné lieu parmi les anciens» à cette maxime si soge qu'il ne faut jamais*• toucher à ia religion dominante d un
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« pays, pp.rcc que dans cet ébranlement" où Ion merles esprits, i! est à craindre'» qu on ne sob stitue des soupçons contre les» deux religions, à une ferme croyance» pour une ; & par-là on risque de donner» à V état , au moins pour quelque temps ,» de mauvais citoyens & de mauvais fi-» deles. Mais une autre raison qui doit» rendre la politique extrêmement circons-» peste en fait de cnangemcnt de religion ,» c’eít que la religion ancienne est liée à la» constitution d un état, Sc que la nouvelle„ n ’y tient point ; que celle-là s’accorde-- avec le climat, 6Ï que souvent !a nou--- velle s’y refuse. Ce font ces raisons &au-» tres semblables , qui avoient déterminé” les anciens législateurs à confirmer les" peuples dans la religion de leurs ancêtres” tout convaincus qu’ih solfient que ces* religions croient contrr.ircv par bien des» endroits aux intérêts politiques, & qu'on» pouvoit les changer en mieux. Que con--- clure de tout ceci ? que c’est une très-„ bonne loi civile , lorsque Pétât est satis-„ fait de la religion déjà établie, de ne,, point souffrir l’etablisiement dsoneautre,.„ sot-ce même la chrétienne
C’est lans doute une maxime très-senséc& très-con forme à la bonne politique , dene point souffrir rétablissement d’une autre! religion dans un état où la religion natio-| nale est la meilleure de toutes : mais cettemaxime est fausse & devient dangereuse,,lorsque la religion nationale n'a pas cetauguste caractère ; car alors s'opposer k■ rétablissement d’une religion la plus par-' faite dc toutes, & par c»la même la plusconforme au bien de la société, c’est priverfétat des grands avantages qui pourroientlui en revenir. Ainsi dms tous les pays Scdans tous les temps re fera une très-bonneloi civile de favoriser, autant qu’il serapossible, les progrèsdu Christianisme ; par-cs que cette religion , encore qu’e’de nesemble avoir d’objet que la félicité de 1 autrevie, est pourtant de toutes les ichgionscelle qui peut le plus contribuer a notre. bonheur dans celle ci. Son extreme utilité-l vient de ses préceptes & de íes conseils, qui| tendent tous à conserver les moeurs. Il n apoint le défaut de l’ancien paganisme,,í dont les dieux autonfoieut par leur exemple.