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Tome septième.
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abattu, des finances épuiíées, des ministresavides, les traces encore récentes des guer-res que Frédéric avoir íoutenues, enfin laSuede toujours prête à prendre les armescontre le Danemarck. 11 vouloir se mettreen état de défense, & se proposoit même«Fallet porter le fer 8 c le feu jusque chezses ennemis ; mais le peuple devenu auda-cieux, par l'impuiiì'ance même dfobéir, luirefusa (les subsides qu’il ne pouvoir payer ;Railleurs Galicienne querelle des ducs deHolstein & des rois de Danemarck , au fu-îet du comté d'Oldembourg, se réveilla.La Suede promettoit secrètement son appuiaux ennemis de Chrìfliern. Celui-ci fut íiadroitement se tirer de ce diflérend , dontles suites pouvoient être funestes, que leduc de Holstein Gottorp, & le duc de Holí-tein Ploen demeurèrent leuls en butte à leuranimosité réciproque. Le roi parvint à lesréconcilier ; mais malgré l’alliance juréepar ces princes , Chrijliern qui le définitde leurs promesses, avant de íe mettre enmarche contre les Suédois, voulut s'aflurerde leurs principales sorte restes, de peur quependant son absence, ils ne fissent une irrup-tion dans le Danemarck. La guerre fut dé-clarée ; la Hollande envoya une flotte dansle Nord , elle se joignit à celle de Suede;les princes de Brandebourg, de Lunebourg,de Munster unirent leurs forces à celles deChrìfliern , pour accabler une puistance quetant de succès avoient rendue formidableau reste de FEurope. Le célébré Tromp sesignala dans cette expédition , 8 c le rot luidonna Fordre de FÉlephant. Ce prince des-cendit en Scanie , entra dans Helsinbourgfans coup férir , emporta Landskroon devive force, ssempara de Christiandstat, re-vint à Copenhague , reparut à la tête de sonarmée , vint camper entre Sorenstorp &Stanley , &: polenta la bataille aux Suédois :elle fut tres meurtrière , on fit de grandessautes , de beaux exploits , des émulationssavantes ; chacune des deux armées fut bat-tue à une extrémité , tandis qu'elle triom-phoit à l'autre, Sc les deux partis sùittribue-rent la victoire. Chrìfliern revint a Copen-hague pour faire de nouvelles levées, & semenue en état de rem porter des succès moinscontestés : il envoya austì des ministres plé-nipotentiaires au congrès de Nimegue, ré-

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folut de combattre & de négocier, de faireà la fois la paix 8 c la guerre. Tandis que sesambastadeurs se querelloient avec ceux d’Esipagne sur le cérémonial, il investit Malmoe;il alloit se rendre maître de cette place ,niaisun ponts etant écroulé fous la multitudedes astaillans, qui furent noyés, le reste per-dit courage ; 8 c Chrìfliern qui savoir combienil est dangereux de rebuter le soldat, leva lesiégé. 11 crut qu'úne victoire réparerait,avec éclat., le léger échec que ses armes ve-naient de recevoir : ce fut près de Lands-kroon , en 1677, que se donna cette ba-taille , où les rois de Suede & de Danemarckfirent tous deux des prodiges de courage 8 cde génie, capables détonner les plus grandscapitaines; ils n’a voient point de poste fixé ,que celui où le péril étoit plus grand. Chrìs-tiern se précipita plulìeurs fois au milieu desSuédois , tua plusieurs officiers de fa main,chercha par-tour son ennemi , & ne put lejoindre. Le combat ne cestà que lorsque lescombattans épuisés de fatigues, accabléspar la chaleur , n J eurent plus la force de seservit de leurs armes. Larmée Danoise seretira en bon ordre, 8 c sa retraite laistk auxSuédois le champ de bataille, & le préjugéde la victoire plus important quelquefoisque la victoire même.

Cependant les troupes qui étoient descen-dues dans File de Rugen , furent écraséespar les Suédois. Le reste de la campagne11e fut pas plus heureux ; les Danois rece-voient échec fur échec, la nation étoit dé-couragée , les soldats se traînoient aux com-bats , avec cette défiance qui présage la dé-faite ; le roi seul étoit toujours le même.On négocioit toujours à Nimegue: le roi deSuede croyoit que les dilgraces que les Da-nois avoient estuyées le rendraient maîtredes conditions ; mais Chrìfliern jura de pé-rir , plutôt que de faire une paix honteuse.Les hostilités continuèrent, mais avec moinsde violence ; une flotte Suédoise fut battuepar les Danois , quelques provinces , quel-ques îles, furent subjuguées fans coup férir.Ces pertes rendirent le roi de Suede moinsdifficile fur les conditions du traité ; il focsigné en 1Ó79 , par la médiation de laFrance ; 8 c ce fut en confidération de Sa Ma-jeflé Trìs-Chrctienne, que Chrìfliern consen-tit à rendre à son ennemi tout ce que ce

prince