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Tome septième.
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lâcheté, ù que toute la puijsance du roi de Suedene m empêchera point de vous donner le. mort ,même entre ses bras ,Ji vous vous y réfugiés.

Une circonstance intéressante vint chan-ger routes les affaires. Charles-Gustave mou-rut , 1 aillant son fils au berceau , un royau-me illustré & ruiné par des victoires. Chris-tine guidée fans doute par un délit secretde remonter au trône, revint en Suede,mais elle revint catholique ; & le souvenirdes maux que le despotisme de la cour deRome avoir causés dans le Nord, l’emportafur celui des bienfaits dont la reine avoircomblé son peuple. On lui défendit l’exer-cice de fa religion ; elle s’en plaignit avecaigreur. Cc procédé lui fit sentir combien ilest dur de ne pouvoir pas porter chez l'étran-ger son culte & ses opinions. Elle voulut ob-tenir pour tous les protestans d’Allemagnecette liberté dont elle étoit 1Î jalouse pourelle-même ; mais elle échoua dans cette né-gociation. Elle se vengea des électeurs enconverriilant par les discours k sur-tout parses présens plusieurs luthériens! la foi catho-lique : elle retourna à Rome, où ce genrede gloire apostolique étoit mieux accueilliqu'ailleurs. Elle s’y reposa au lèin des artsdes sciencesheureuse fi le delîr d'influerlur les affaires de l'Europe n'eút pas troubléle. calme de fa vie ; elle voulut rendre desservices importuns à la république de Veni-se , qui ne daigna pas s’en appercevoir ;elle voulut de même être utile au pape au-près du roi de France , qui, à Pexemple defes prédécesseurs, venoit de lui enlever Avi-gnon comme on ôte une poupée à un enfantmutin qu on veut châtier. La république deHambourg refusoit à son banquier le titrede résident dont elle l'avoit décoré. Le désirde e rapprocher de sa patrie lui fit choisir

'° Ur ^ette ville même où elle ve-nott d eíìuyer un o« tr Mamour des let-tres 1 y suivit ; rrwis moì elle étoit lignéedu trône dont elle étoit d e s CClldlie luS f cn _vie d y remonter s accroiílo.t «U ns Y on cœur .Un jour la médaillé rrappee au s u j ec j e ^abdication tomba lotis fes mains, elle l a rejetta avec dépit. Pour se consoler, elle jouâles rôles de reine dans des tragédies & dansdes opéra ; mais ces amufemens décéloientson ambition lans la satisfaire. Elle reparutencore en Suede ; mais íbn attachement à laTome FIJ.

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religion catholique lui fit essuyer de nou-veaux affronts ; elle répondit comme Tu-renne : Jesuìs catholique , mais mon épée t flcalviniste. Il fallut retourner à Hambourg.Alexandre VII venoit de mourir , ClémentIXlui avoir succédé. Christine voulut donnerdes fêtes au sujet de cette exaltation : il y eutune émeute , la reine sic battre les plus mu-tins , & leur donna ensuite de Pargent pourse faire guérir des blessures qu’ils avoiencreçues. Le pape lui rendit ces fêtes lorsqtsel-le reparut ù Rome en 1669. Jean Casimir,roi de Pologne, venoit d'abdiquer commeelle , k ne pouvant recouvrer fort sceptre ,elle voulut en acquérir un autre. Malgré lesintrigues de la reine k le crédit du pape , unvieux respect pour le sang des Jagellon plaçafur le trône Michel Koribuc Wiefnowskt le19 Juin 1669. Elle voulue au moins au con-grès de Nimegue , fe faire céder les provin-ces conquises pendant son régné, comme !cfruit de son courage : on daigna à peine en-tendre ses demandes. Après la mort de Clé-ment X , cette princeíle qui ne pouvoir ob-tenir une couronne pour elle-même, voulutdonner une thiare au cardinal Conti : feufort étoit de tenter toujours , & de ne réusi.sir jamais. Le cardinal Odeschalchi fut pro-clamé , tk Christine ne donna point de fêtespour cette exaltation.

Plus heureuse dans le choix de fes plaisirsque dans celui de fes affaires, elle caresiòicla jeune Dacier, consoloit Molinos dans íacaptivité , accueillit le comte de Wasanan ,fils naturel d’Uladillas VII, abandonné parla France k par la Pologne , encourageoitles talens du poète Vincenlo Filicaia, entre-tenoit une correspondance avec Bayle, ktâchoit d’adoucir la persécution que les hu-guenots effuyoient en France. Bayle & Vos.íìus entreprirent l’histoire de fa vie , qusilsabandonnèrent tous deuxauílì-tôt que cettereine eut les yeux fermés, ce qui prouve queleur plume étoit plutôt conduite par la ie-connoiflance que par l’amour dc la vente.La reine retourna en Italie, fut témoin iRome des querelles de l’ambaffaueur deFrance k du pap c , s’en attira une à elle.même, k unit fes inccrets à ceux du marquisde Lavardin , insulté comme elle. Elle neparloir du pape qu’a vcc un souverain mépris.Je fuis ici, difoit-elle, comme autrefois César

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