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Tome septième.
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celui des savans les plus illustrés, que nousavons consultés fur certe matière. Prenez ,par exemple , le système dTJlîerius , astezluivi aujourd’hui , ou celui du P. Petau,dans ion rationarium temporum. La leuleattention qu’on doit avoir en écrivant l’hif-toire ancienne , c’est de marquer le guideque l’on fuir lur la chronologie , afin de necauser à ses lecteurs aucun embarras ; car,selon certains auteurs, il y a depuis le com-mencement du monde jufqu’à J. C. 3740ans, & 69:54 selon d’autres, ce qui fait unedifférence de ; 194 ans. Cette difference doitse répandre sur tout l’intervalle , principa-lement sur les parties de cet intervalle lesplus proches de la création du monde.

Je crois donc qu’il est inutile d’exposerici fort au long les sentimens des Chrono-logistes, & les preuves plus ou moins fortesfur lesquelles ils les ont appuyées. Nous ren-voyons fur ce point à leurs ouvrages, bail-leurs nous allons traiter plus bas avec quel-que étendue de la chronologie sacrée , com-me étant la partie de la chronologie la plusimportante ; & l’on trouvera aux articlesÉgyptiens 6’ Chaldéens , des remarquesfur la chronologie des Egyptiens, des Assy-riens , & des Chaldéens. Voici seulementles principales opinions fur la durée du mon-de , depuis la création jusqu’à J. C.

Selon la Vulgate.

Usserius..4004 ans.

Scaliger ..39ío

Petau , 3984

Riccioli,.4184

1 Selon les Septante.

Eufcbe,.5100 ans.

Les Tables alphonsines, . 6934

Riccioli,.5634

L’année de la naissance de J. C. est aiiflî

fort disputée ; il y a f e p t à huit ans de diffé-rence fut Ce point entre les auteurs. Maisdepuis ce temps la chronologie commence àdevenir beaucoup plus certaine par la quan-tité de monumens ; & les différences quipeuvent se rencontrer entre les auteurs; font

beaucoup moins considérables.

Parmi tous les auteurs qui ont écrit fur lachronologie , il en est un dont nous parleronstin peu plus au long ; non que son système

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íoit le meilleur & le plus suivi, mais à causédu nom de fauteur , de la singularité despreuves fur lesquelles ce système est ap-puyé , ôc enfin de la nature de ces preuves ,qui étant astronomiques & mathématiques,rentrent dans la partie dont nous sommeschargés.

Selon M. Newton , le monde est moinsvieux de y 00 ans que ne le croyent lesChro-nologistes. Les preuves de ce grand hommefont de deux efpeces.

Les premieres roulent fur dévaluation desgénérations. Les Egyptiens en comptoient341 depuis Menés jusqu’à Sethon , & éva-luoient trois générations à cent ans. Les an-ciens grecs évaluoient une génération à 40ans. Or en cela, félon M. Newton , les uns& les autres se trompèrent. Il est bien vraique trois générations ordinaires valent en-viron izo ans ; mais les générations fontplus longues que les regnes, parce qu’il estévident qu’en général les hommes viventplus long-temps que les rois ne règnent. Se-ioh M. Newton , chaque régné est d’envi-ron 10 ans, l’un portant l’autre ; ce qui seprouve par la durée du régné des rois d’An-gleterre , depuis Guillaume le Conquérantjulqu’à George I. desvingt-quatre premiersrois de France , des vingì-quatre íuivans,des quinze suivans, & enfin des foixante-trois réunis. Donc les anciens ont fait uncalcul trop fort, en évaluant les générationsà quarante ans.

La seconde espece de preuves , plus sin-gulière encore , est tirée de l’Astronomie.On (ait que les points équinoxiaux ont unmouvement rétrograde & à très-peu-pvèsuniforme d’un degré en 71 ans. Voye^ Pre-

CESSION DES EQUINOXES.

Selon Clément Alexandrin, Chiron, quiétoic du voyage des Argonautes, fixa l’équi-noxe du printems au quinzième degré dubélier , & par conséquent le solstice d’été auquinzième degré du cancer. Un an avant laguerre du Péloponnese , Meton fixa le solsti-ce d’été au huitième degré du cancer. Doncpuiíqu’un degré répond à foixante-douzeans, il y a fept fois soixante & douze ans del’expédirion des Argonautes au commence-ment de la guerre du Péloponneíe , c’est-à-dire cinq cents quatre ans , & non pas fep ccents, comme difoient les Grecs.