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recules & à la fixation des anciennes époques;elle s'étend auffi à d’autres usages, &r parti-culièrement aux usages ecclésiastiques. C'estpir ion lecours que nous fixons les fêtes mo-biles, entr J autres celles de Pâques, & quepar le moyen des épacte s , des périodes , descycles , Ê’c. nous construisons le calendrier „l^oye^ ces mots. Voye[ auJJ't l’article An.Ainsi il y a proprement deux especes dechronologie ; l’une , pour ainsi dire purementhistorique , & fondée fur les faits que l’an-tiquité nous a transmis; l’autre mathémati-que & astronomique , qui employé les ob-servations & les calculs, tant pour débrouil-ler les époques, que pour les usages de lareligion.
Un des ouvrages les plus utiles qui ayentparu dans ces derniers temps fur la chrono-logie , est Yart de vérifier les dates , commen-cé par Dom Maur d'Antine , & continuépar deux favans religieux bénédictins de lamême congrégation , Dom Charles Clé-ment & Dom Ursin Durand : Paris , 1750,i/2-4 0 . Cet ouvrage présente d'abord unetable chronologique qui renferme toutes lesdifférentes marques propres à caractériserchaque année depuis J. C. juíqu'à nous.Ces marques sont les indictions, les épactes,le cycle pascal, le cycle solaire , les éclip-ses , &c. Cette table est suivie d’un excel-lent calendrier perpétuel, ( voyc^ ïarticleCalendrier ; ) & l'ouvrage est terminépar un abrégé chronologique des principauxévénemens depuis J. C.jufqu’à nos jours.Pans cet abrégé on doit lur-tout remarquer& distinguer rattachement des deux reli-gieux bénédictins pour les maximes du cler-gé de France, & de la faculté de Théologie«le Paris, surPindcpendance des rois, quantau temporel, & la supériorité des concilesgénéraux au-dessus du Pape. Auffi cet ou-1 rage a-r-il été reçu très-favorablement dupublic > oC nous en faisons ici d’autant plusvolontiers l’eloge, que les deux auteurs nousion t entièrement inconnus.
M. de Fontetlelle , dans l’eloge de M.Bianchini, dit que ce savant avoit imaginénne division de temps aster commode : qua-rante siécles depuis la création iusqu'à Au-guste ; seize siécles depuis Auguste jusqu’àCharles V. chacun de ces íeizé siécles par- !tagé en cinq vingtaines d’annces, de sorte J
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que dans les huit premiers comme dans leshuit derniers, il y a quarante vingtainesd’années , comme quarante siécles dans lapremiere division , régularité de nombresfavorable à la mémoire ; au milieu des sei-ze siécles, depuis Auguste jusqu’à CharlesV. se trouve justement Charlemagne, épo-que des plus illustres. ( O )
* Chronologie sacrée. On entend parla Chronologie des premiers temps , lbrdreselon lequel les événemens qui ont précédéle déluge, & qui l’ont suivi immédiate-ment , doivent être placés dans le temps.Mais quel parti prendrons-nous fur cet or-dre ? Regarderons - nous , avec quelquesanciens, le monde comme éternel, & di-rons-nous que la succession des êtres n’apoint eu de commencement, & ne doitpoint avoir de tìn ? Ou convenant, soit dela création , soit de l’information de la ma-tière dans le temps, penserons-nous, avecquelques auteurs , que ces actes du Tout-puistant sont d’une date si reculée , qu iln’y a aucun fil, soit historique soit tradi-tionnel , qui puisse nous y conduire fans serompre en cent endroits ? Ou reconnoistantl’abfurdité de ces systèmes , & nous atta-chant aux fastes de quelques peuples , pré-férerons-nous ceux des habitansde la Béthi-que en Espagne , qui produisoient des an-nales de six mille ans? On compterons-nous,avec les Indiens , six mille quatre centssoixante-un ans depuis Bacchus jusqu'àAlexandre? Ou plus jaloux encored’ancien-neté , íuivrons-nous cette histoire chronolo-gique de douze à quinze mille ans dont sevantoient les Egyptiens ; & donnant avecles mêmes peuples dix-huit mille ans deplus à la durée des regnes des dieux & deshéros, vieillirons-nous le monde de trentemille ans ? Ou aíluranr, avec les Chaldeens,qu’il y avoir plus de quatre cents mille ansqu’ils obfervoient les astres lorsque Alexan-dre passa en Asie , leur accorderons - nousdix rois depuis le commencement de leurmonarchie jusqu’au déluge ? Ferons - nousces regnes de cent vingt lares ? & comptantavec Eusebe pour la durée du lare chaldéentrois mille six cents ans , dirons-nous qu'ily avoit quatre cenrs trente-deux mille ansdepuis leur premier roi julqu’au déluge ?Ou mécontens de la durée qu’Eusebe donne