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atte auge longue & étroite percée par le fondd’une cinquantaine de petits trous , rangéslur une même ligne , & séparés par un espace£gal. La cire distribuée par ces trous, &formant cinquante fils dans fa chiite , va serendre íur un cylindre de buis ou de quelqueautre bois dur Sc bien uni. Le diamètre dece cylindre est environ d’un pié. Il plonge deja moitié de son épaisseur dans seau dunelongue baignoire, au bout de laquelle unenfant la fait tourner avec une manivelle.Chaque fil de cire fondue se fige & s applatitcn arrivant sur le tour qui trempe dans seaufroide : le cylindre tournant , c est une né-ceíliteque toutes les gouttelettes de cire étantsuccessivement refroidies & applaties, il seforme un lacet mince qui sc détache par fac-tion de seau en y entrant. La surface de seause trouve couverte en un instant de ces cin-quante rubans jaunes qui se forment & quifilent fans interruption dessus le tour. On lesenleve avec une grande fourche de bois enmaniéré de trident : & de-là on va les étendreUr âe longs châssis élevés à deux piés deerre & garnis de toile, où le tout bien éparsre ǰn les impressions de la rosée 8c du soleil ;on à soin de le$ retourner afin de présenterauloleil les surfaces qui étoient d’abord endeslous.
Lorsque la cire a acquis le premier de-gre de blancheur, on la releve de dessus* es tostes pour la porter dans le magasin ;011 fy met en tas & on fy laisse pendantnn mois ou six semaines pour lui donnerle temps de fermenter ; elle forme alorsune masse assez solide pour qu’on soit obli-ge de se servir de pioches lorsqu’on veutla retirer.
On refond de nouveau cette cire qui aperdu son premier jaune; 011 réitéré la mêmeopération que la premiere fois, on la met enruban , on fexpose au soleil & à la rosée furles toiles ; cette seconde opération se nom-me le regrélage. On laisse la cire huit ouquinze jours fur la toile , suivant le tempsquil fait , 8c la qualité de la cire : on laretourne comme on a fait la jaune 1 ; 8c lors-que la cire a acquis son blanc , on la re-leve pour la porter au magasin.
On refond cette cire pour la troisième &derniere fois ; cetre opération se nommec> ' e he consiste à mouler la cire en pe-
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tits pains. En la faisant fondre , quelquesblanchisseurs ajoutent trois à quatre pintesde lait fur un millier de cire ; ce lait occa-sionne à la vérité un dépôt ou un déchetau fond de la cuve , d’environ deux livrespar cent de cire , de plus que lorsqu’on n enmet pas ; mais il paroît que ce dépôt considé-rable rend la cire plus parfaite & plus pure.
Lorsque la cire est fondue 8c reposée,on la fait couler sur une table toute percéede petits enfoncemens ronds de la formedes pains de cire blanche que vendent lesmarchands épiciers-ciriers , ayant aupara-vant mouillé les moules d’eau fraîche & net-te , pour qu’on en puisse plus facilementretirer la cire ; après quoi, on fexpose en-core à l’air fur les toiles pendant deux joursSc deux nuits. Pour lors elle est en étatd’être employée pour faire les cierges Sc labougie.
,, H v L deux maniérés de faire des cierges ;? .'í 1 cuiller , Sc l’autre à la main.
Voici la premiere : son coupe les brins desmeches que“ on fair ordinairement moitiécoton & moine filasse . observant qu’ilsioient de la longueur dont on veut faire lescierges : on en pend une douzaine à distanceségales autour d’un cerceau de fer perpen-diculairement au-dessus d’un grand bassinde cuivre plein de cire fondue. Alors 011prend une cuiller de fer qu’on emplit decette cire, on la verse doucement sur lesmeches au-dessous de leur extrémité supé-rieure , de forte que, coulant du haut enbas fur les meches , elles en deviennententièrement couvertes , 8c le surplus de lacire retombe dans le bassin , au - dessousduquel est un brasier pour tenir la cire enfusion , 8c empêcher qu’elle ne sc fige. O11arrose les meches dix ou douze fois défuite jusqu’à ce que les cierges aient pris! fépaisseur qu’on leur veut donner. Les cier-ges étant formés , on les pose , pendantqu’ils sont encore chauds , dans un lit deplume pour les tenir mous. On les en ti-re l’un après l’autre pour les rouler fur unetable longue & unie , avec un instrumentoblong de buis, dont le côté inférieur estpoli, Sc dont sature est garni d’une anse.Après que l’on a ainsi roulé & poli les cier-ges , 011 en coupe un morceau du côté dubout épais, dans lequel on perce un trou