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Tome huitième.
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conique avec un instrument (3e buis , afînque les cierges puissent entrer dans les chan-deliers. Enfin on pend les cierges à des cer-ceaux pour les sécher , durcir & exposer envente.

Pour faire les cierges à la main ; lorsqueles meches font disposées comme ci-dessus,on amollit la cire dans de l’eau chaude,6c dans un vaisseau de cuivre étroit & pro-fond ; ensuite , on prend une poignée decette cire , & on Rapplique par degrés à lameche qui est attachée à un crochet dansle mur par le bout opposé au collet , deforte que l’on commence à former le cier-ge par ion gros bout ; on continue cetteopération en le faisant toujours moins fortà mesure que l’on avance vers le collet.Le reste se fait de la maniéré ci-dessus ex-pliquée , si ce n’est qu’au lieu de les mettredans un lit de plumes, on les roule fur latable aussi-tòt qu’ils font formés.

Il faut observer que , pendant toute l’o-pération des cierges faits à la cuiller , on sesert d’eau pour mouiller la table , afin d’em-pêcher que la cire ne s’y attache ; & que ,dans i’opération des cierges faits à la main ,on se sert d’huile d’olive pour prévenir lemême inconvénient.

La bougie de table ne se fait guere autre-ment que les cierges à la cuiller : on fait desmeches moitié coton , moitié sil blanc& lin ; on les tord un peu ; on les cire avecde la cire blanche , ann de les égaliser surtoute f ur longueur ; & on les enserre par lebout avec un petit f rret de fer blanc placévers le collet de la bougie ; ce ferrer couvrel’extrémité de 1a meche -, & empêche la cirede s’y appliquer. Quand les meches íontenfi rréts, on les colle chacune séparément,par le coté opposé au collet, à des bouts deficelle qui font.attachés autour d’un cerceaususpendu au-dessus de la poêle où l’on tient]a cire t n session pour coller. Quand routesJes meches font appliquées autour du cer-ceau , on les jette l’une aprèsl’autre, jufqu’àce que k bougie ait acquis environ 1a moi-tié de son poi is ; c’est-à-dire, qu’on verse dela cire deílus les meches , comme on le pra-tu^ue aux cierges faits a k cuiller. Puis onretire k bougie du cerceau, & on k metentre deux draps avec une p( tire couverturepar-dessus, pour la tenir molle & en état

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d'êtrc travaillée. Ensuite , on k retire d'entkSles draps ; on répand un peu d’eau fur unetable bien unie & bien propre ; on k roulefur cette table avec le rouloir qui est ordi-nairement un outil de buis, plat & uni par-dessous , plus long que large , ayant unepoignée par-deílus, & dont k forme , quoi-que plus grande, est à peu près sembla-ble à ces morceaux de marbre taillés quel’on met fur les papiers dans les cabinecs.Après l’opération du rouloir , on coupe kbougie du côté du collet ; on ôte le serrer ;on lui forme 1a tête avec un couteau de bois,& on l’accroche par le bout de la meche quiest découvert, à un autre cerceau garni furfa circonférence de cinquante crochets defer. Quand le cerceau est garni de bougies,on leur donne trois demi-jets par en bas ,puis des jets entiers , qu’on continue jufqu’àce qu’elles aient le poids qu’on désiré. Aprèsle dernier jet, on décroche la bougie ; on kremet entre les draps fous 1a couverture ; onl’en retire pour 1a repasser au rouloir ; on krogne par le bas avec un couteau de buis ;on l’accroche derechef à des cerceaux defer , & on k laisse sécher. La bougie detable est de dissérentes grosseurs ; il y en adepuis quatre julqu’à seize à k livre.

C’est de cette qualité du coton & de kproportion de k meche, que dépend en par-tie la bonté de la bougie. Le coton ne sau-toir être trop beau , trop égal, ni trop bienépluché , fans quoi, il kit couler 1a bou-gie, ainsi que lorsque k meche n’est pas assezgrosse ; car, pour lors , cette meche ne con-sentant pas alléz de cite, elle s’extravase horsdu godet qui se forme autour de k meche.U est des cas où une bougie , même très-bonne , peut couler ; comme , par exem-ple , lorsqu’elle est agitée par un courantd’air, ou exposée trop près du se u.

La bonne cire doit être d’un blanc clair,un peu bleuâtre, & ser-tout transparente :les cires alliées de graisse peuvent être sortblanches, mais elles font toujours d’un blancmat & farineux ; on n’ytrouve point, quandon les touche, la sécheresse de k cire pure ;elles ne sont point assez transparentes ; ellesont une mauvaise odeur qui se fait sentirser-tout lorsqu’on éteint les bougies qui enfont faites.

On reconnoît austì au goût & fous les