r 42. C I R
gures amtomiques de cet artiste , ne l’ontpas moins rendu célébré que la beauté delés portraits.
On ne donne pas d’autres préparations àla cire blanche dont on veut faire des figu-rCS ? u , < ^ es fruits-, que de la faire fondre,& de la verser dans le moule après savoirbien huilé; ensuite on la colore au pinceau.
Les ciriers font du corps de l’épicerie, quiest le deuxieme des six corps des marchandsde Paris : voyeg Epicier.
11 y a aussi des officiers ciriers de la chan-cellerie qui furent supprimés fous Charles IXen 1561 , sous Louis XIII en 1631 , maisqui ont été rétablis fous Louis XIV par unedéclaration confirmative de leurs privilèges,dont il est fait mention dans plusieurs actesde 1689 & 1697.
Les cires blanches venant de l’étrangerpayent vingt livres de droits d’entrée suivantl’arrêt du ; février 1688 , & quatre livresde droits de sortie , conformément au tarifde 1654 : les droits d’entrée pour la cirejaune font de cinq livres, Sc ceux de sortiesix livres par cent pesant.
Comme on peut donner le nom de ciriers >à ceux qui fabriquent la cire d’Eípagne, nousallons expliquer ici en quoi consiste leurtravail.
Fabrique de la cire d’Espagne , ou a cacheter .
On fabrique des cires à cacheter de plu-sieurs couleurs. Pour faire la cire rouge , onprend une demi-once de gomme-Iaque ( quiest une vraie résine inflammable) de téré-benthine deux gros , de colophane deuxgros, de cinnabre & de minium de chacunune drachme. On fait fondre fur un feu douxdans une chaudière bien nette la gomme-Iaque & la colophane , on ajoute alors latérébenthine & ensuite peu à peu le cinnabre& le minium. On agite le tout ensemblepour le bien mélanger. On varie souvent lemélange & la proportion des matières qu’onemploie ; mais il faut toujours pour base lessubstances raiíineuses inflammables. Lors-qu’on veut que la cire soit odoriférante, ony ajoute un peu de musc en la roulant enbâtons. Lorfqu’on veut faire de la cire jauned’or , on prend deux onces de poix-résineblanche, de mastic & de sandaraque uneence, de succin une demi-once, de gom-
C I R
me-gutte deux gros. Si au lieu de mastic& de sandaraque on prend de la gomme-Iaque , & qu’on omette la gomme-gutte ,on aura une cire brune, dans laquelle onpourra mêler de la poudre d’or. Si c’est dela cire noire que l'on veut faire , on substi-tue au cinnabre le noir d’Allemagne. Onretire de dedans la chaudière la matière dela cire à cacheter , Sc lorsque sa chaleur estun peu diminuée , une femme la divise parmorceaux Sc la peso dans des balances asinde les donner à l’ouvrier pour en faire desbâtons de poids égaux.
L’ouvrier qui forme les bâtons de cire àcacheter so place devant une table quarrée,percée dans son milieu d’une large ouvertu-re , laquelle est recouverte d’une plaque defer ou de cuivre bien unie. On tient fouscette plaque du feu allumé , & quand laplaque a pris une chaleur convenable, onl'arroso avec de l’huile d’olive , on y portela matière de la cire à cacheter toute pré-parée ; on la roule avec la polijsoire qui estune planche bien listé , & on en forme desbâtons. Plus on la travaille fur la plaque ,plus on la rend compacte Sc de bonne qua-lité. On rend les bâtons de cire luisons enles exposant à un feu modéré sur un réchaud:Il y en a qui au lieu de préparer la cire decette maniéré , la jettent dans des moulesd’où les bâtons sortent tout polis.
En conséquence du tarif de 1664 , & decelui de la douane de Lyon pour l’anciennetaxation , la cire d’Espagne paye neuf li-vres cinq sous par cent pesant pour droitd’entrée.
§ Cirier, f. m. ( Hist. nat. Botan.)Plukenet avoit publié, en 1691 , deux fi-gures , l’une d’un individu à fleurs mâles ,l’autre d’un individu à fleurs femelles, à laplanche XLVIIIàe so Fkytographie , n°. 8& g ; le mâle n° . 8 , sous le nom de myr-tus Brabanticce accedens Africana , baccis ca-réns , conifera , ex America etiam infulâ Ber-mudenfi allata , ubi laurus odora vulgò nun-cupatur ; Sc la femelle n°. g , fous celui dcmyrtus Brabanticœ similis Carolinienfv; , bac-cifera, sruclu racemoso sejsili monopyrene, sorteambulon Scaligeri ex infulâ aruchet & lychnochrodryophoros. Almag. page 2.6b. Catesbien a publie aussi sous le même uom une fi-gure enluminée à la planche XIII Sc LXIX