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doivent être libellées , & les causes expri-mées.
U n laïque cité devant un juge d'église, pourune cause qui n'est pas de ía compétence ,peut interjeter appel comme d'abus de lacitation. Voye £ Appariteur & juge d'é-glise ; Tournet, let, c , n. 75. Stokmans ,décis. 116. Bibliot. de Bouchel , aux motsappellations , citations , violences , & roi desribauds. Biblioth. canonìq. tom. I, pag. a £0 ,col. l ; & 2.G3 , co/, a, Dufail, liv. I , chap.cxcvj. Basset , tome I, liv. I , tit. 8 , chap.j ù iij. Filleau , IV e part. quceft. 49 ; ledixieme plaidoyer de Gautier, tom. II.
Les sujets du roi ne peuvent être cités encour de Rome. Mémoires du clergé , premiereédit. tome I, part. I, p.908. Bouchel, au motcitation. Tournet, Ut. c, n. 74 , tome I; despreuves des libertés , chap. ix , n. 8. (j 4 )
* CITÉ , f. f. (Polítiq.) est la premieredes grandes sociétés de plusieurs familles ,où les a étés de là volonté & 1 Visage des forcesfont résignés à une personne physique ou àun être moral, pour la fureté , la tranquillitéintérieure & extérieure, & tous les autresavantages de la vie. Voye ç Société & Fa-mille. La personne physique, ou l'être mo-ral dépositaire des volontés & des forces, estdite commander ; les personnes qui ont rési-gné leurs volontés & leurs Forces , font ditesobéir. L'idée de cité suppose donc le rapportaune personne physique ou d Vin être moralpublic qui veut seul, à des êtres physiquesprivés qui n’ont plus de volonté. Toute cité adeux origines, lune philosophique, 1 autrehistorique. Quant à la premiere de ces ori-gines , il y en a qui prétendent que l'hommeest porté par fa nature à former des cités ousociétés civiles ; que les familles tendent à feréunir, cVst-à-dire à résigner leurs forces &leurs volontés à une personne physique , ou àun être moral : ce qui peut ctre vrai, maisce qui n'est pas facile à prouver. D'autres ladéduisent de la nécessité d’une société civilepour la formation & la subsistance desmoindres sociétés , la conjugale , la pater-nelle , & rhérille ; ce qui est démontré fauxpar Fexemple des patriarches qui vivoient enfamilles libres 8c separees. Il y en a qui ontrecours ou à l’indigence de la nature hu-maine , ou à fa crainte du mal, ou à unappétit violent, des collunodML de la vie,
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on même à la débauche ; ce qui su sir toitbien pour rassembler les familles en sociétécivile , 5c pour les y maintenir. La premiereville ou cité fut construite par Caïn. Nemrod,qui fut méchant, & qui affecta un des pre-miers la souveraineté , fut aussi un fondateurde cités. Nous voyons naître ôc s'accroître lacorruption & les vices , avec la naissance& ^accroissement des cités. L'histoire & laphilosophie sont donc d’accord fur leursorigines. Quelles que soient les loix de la citéoù son s'est retiré , il faut les connoître , s'ysoumettre , Se les défendre. Quand on sereprésente en esprit des familles s’assemblantpour former une cité, on ne conçoit entreelles que de Tégalité. Quand on fe les repré-sente asièmblées , Sc que la résignation desvolontés & des forces sVst faite , on conçoitde la subordination , non-feulement entreles familles, mais entre les individus. Il fautfaire Je même raisonnement par rapport auxcités entre elles. Quand on fe représente enesprit les cités isolées , on ne conçoit que del'égalité entre elles ; quand on fe les représenteréunies, on conçoit k formation des empires& la subordination des cités , soit entr'elles ,soit à quelque personne physique , ou à quel-que être moral. Que n'en peut-on dire au-tant des empires ! Mais c'est par cela mêmequ'il ne s'est point formé de combinaison desempires , que les souverains absolus restentégaux , Sc vivent seuls indépendans Se dansl'état de nature. Le consentement qui assure ,soit la subordination des familles dans unecité , soit celle des cités dans un empire , àune personne physique , ou à un être mo-ral , est démontré par le fait ; Lc celui quitrouble l’ordre des familles dans la cité estmauvais citoyen ; Lc celui qui trouble l'or-dre des cités dans l’empire est mauvais sujet »Lc celui qui trouble l'ordre des empires dansle monde , est mauvais souverain. Dans u taétat bien ordonné , une cité peut être regar-dée comme une feule personne , & k réu-nion des cités comme une seule personne,& cette derniere personne comme soumise-à une autorité qui réside dans un individu-physique , ou dans un être moral souverain »,à qui il appartient de veiller au bien des cités,en général Lc en particulier..
Le mot cité désignoit anciennement uaétat } un peuple avec toutes ses dépen-