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Tome huitième.
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nommé main de Dieu par les Chinois, 8cdont ils font grand cas pour fa beauté & 1pour son odeur. Ce fruit est tel par sa forme,qu on croît voir les doigts d’une main quiiè ferme ; & fa rareté a engagé les ouvrierschinois à imiter, ce fruit avec la moelle du -tong-stao , qu’ils tiennent en raison par di- -vers fils de fer qui figurent les doigts.. Le -citron des curieux d’Allemagne venoit-il des :semences de celui de. la Chine , ou fa for- 1me venoit-eile de causes, particulières qui javoient changé son espece ? j

Voici une autre singularité , ou plutôt ;monstruosité bien plus étrange, dont parlent !quelques auteurs. C’est d’un citron qui naît.enferme dans un autre , citrum in citro :mais d’abord ;1 faudrait savoir vu ; Sc peut-être quand on l’auroit vu , en. abandonner^explication : car il ne s’agi.t pas dans lefait d’uu fruit double ou gemeau , 8e quise forme accouplé , lorsque deux boutonsnaissent d’une. même. queue fi près l’un deFautre , que. les, chairs íe confondent à causede leur trop grande proximité. .C’est. ici,dit-on , un citron qui sort du centre deFautre , ou plutôt c’est ici .peut être un faitmal vu 6 c mal rapporté. Ceux qui en don-nent l’explicatipn par-rabondance.de la se-ve , n ^expliquent point le phénomène , par-ce qu’on. ne. comprend pas que la force 8ck fécondité de la féve produisent dc soiun citron contenu dans. un autre., fans l’en-trtmise de ía queue , de sa fleur , & de,tous les organes dans lesquels la matière dek production ordinaire du fruit est préparée.

Du bois de citronnier des anciens. Il meteste à parler du bois de .citronnier des an-ciens , qui étoit très- rare. 8e très-estimé àRome. Il falloit être extrêmement riche &magnifique pour .en avoir . feulement . des.lits , des portes , ou des. tables ; c’est pour-quoi Pline a écrit : on .emploie rarement lelois de cet arbre pour. les meubles , nu me desplus grands seigneurs. Cicéron en avoit unetable , qui avoit coûté deux mille, écus.Afinius Pollio en avoit acheté.une trente,mille livres , Sc il y en avoit de plus dequarante mille écus cee qui faisoit cettedifférence de. pnx , c etoit ou la grandeurdes tables, ou la beauté ■ des ondes 8c dessçcuds. Les pips cfu^iees etoient d un seul■íìçtud dc. racine, .

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La promeíle qu’Horace fait à Vénus dêla part de Maximus, lib. IV, od.j.

Afbanos prope te lacusPonet marmoream fub trabe citrea.

» Il vous dressera une statue de marbre dans-» un temple de bois de citronnier près du-- lac d'AÏbe » : cette promeíle , dis - je ,.n J est pas peu considérable : car un templeboisé de- citronnier devoit être d’une prodi-gieuse dépense. Ce temple de Vénus n’au-roit pourtant. pas été le premier où Foivaurcit employé de ce bois : on n’a qu’àlire . pour s’en convaincre Théophraste , /..V, ch.y-i & Pline l. XII , ch. xvf.

Nous voyons par ce détail que je doisau P. Sanadon , qu’il ne s’agir pas ici du.bois de notre citronnier-; mais nous igno-rons quel arbre étoit le c/rrcslvd’Horace, nous?ne le connoiílons plus.,

II est parlé dans l’écriture du bens almtt-:gim ( III liv, des - Rois , ch. x , y ... xj. ) ,qui a auíïî exercé tous les savans ; les uns.prétendent que c’est le sabinier , d’autres.l’acacia , & d’autres enfin..entendent par.almugim , des bois gras & gommeux •: mais.puisque e’étoit un bois rare que la flotte d’Hi-,ra m apporta- d’Ophir , & qu’on n’a voirjamais-vu jusqu à ce- jour-là , l’opiníon la-pins vraisemblable est que c’étoit du bois.de thuya , comme l’a traduit- la vulgate ,.c’est-à-dire du bois de cedre d’Afrique ;parce que suivant rouie apparence, le pays,d’Ophir étoit la côte de Sophala en Afri-que. Ain fi peut-être que le bois almugimou le cedre d’Afrique, pourrait bien êtrele. bois de citre d’Horacç , fi rare , fi re-cherché par fa bonne odeur , ses belles vei- ■nés 8c íà durée..

Auteurs anciens . Les littérateurs peuvent.consultericiDiofcor. liv. I,c. c.v.ray.Théophr.hifi..plant. liv. IV , ch. iv. Athenée,//V. III, .ch, vij , vij. Pall. R. R. liv, IV, tit. x ; liv.VIII, tit. ijj. Plin. Xllyiij ; XV, xiv, xxviij j.XVI^xxvj-, XVII, x ; XVIII, vj, Geop. liv.

. X, c. vij, vij, jx.- Macrob., II,fatum, xv.iPaulus, lib, I, cap. vi j ; /. VII, c. iij, v. So-lin. c, xlvj \falmafii exerçit. Piin. 666. Api-.

. cius , L í, C. XX],

Auteur, modernes. Et parmi les modernes, -■ Commelinus , (Joh. ) in Hefperidibus Bcl--gicis. Aug. Vindel. 1676, fol. en hollandais, ~