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Tome huitième.
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Les cadences ou triïs se sont sur la clari-nette comme sur les autres instrumens a vent,e n débouchant le trou supérieur.

Une observation importante qu il faut fai-re , c'est que la clarinette est d une tierce mi-neure plus basse que les autres instrumens;c'est-à-dire , que son premier ut en bas està l’unision du premier la du violon ; à cecompte , l’étendue de la clarinette est donceffectivement depuis 1 ’ut N à l'unisson de ce-lui du 4 pies , ou du premier ut U du vio-loncelle jufqu’au mi triple octave de la tiercemineure de cet ut , & qui est à l'unissondu mi qu on prend en démanchant sur lachanterelle du violon. C'est pourquoi quand,la clarinette est accompagnée d’autres instru-mens, on note fa partie une tierce mineureplus haut que celle des autres instrumens :par exemple , íï la piece est en la majeur ,on note la partie de la clarinette en ut ; íî lapiece est en re, on la note en fa. Vu la dif-ficulté du doigter, on ne peut composer des :parties obligées pour la clarinette qu'en utn* a ieur ( 0U ia re l at i V ement aux autres ins-utnens) , & en fa majeur ( ou re relativem-ent aux autres instrumens) ; pour remé-ct. er a ce peu de variété , on a imaginé deaire doubler les corps du milieu. Moyen-nant ces nouveaux corps , on élevé toute laclarinette d'un semi-ton majeur, en forte que. on a deux modes de plus fi b & mi b ma-,eurs , dans lesquels on peut composer.

Lorsque Ton veut donc comparer une pie-ce en l a majeur pour la clarinette , on la note|; n ln r majeur, 8c pour re majeur en fa > 8con écrit au - dessus comme pour le cors,clarinette en ut , asm que le musicien sachessuels corps du milieu il doit prendre. Sion veut composer en fi h , ou mi b , onecrit la partie de la clarinette toujours en utP°ur fib , 8c en fa pour mi b , 8c on écrita U-dessus clarinette en fi b.

Quant aux parties de remplissage , où lac arinette n'a que des tenues , ou du moins^ eu de notes, on peut les faire dans tous lesâ^?des; feulement il faut faire attention au1 8 te r , & à ménager du temps au joueure ° u ^ e re P re udre haleine , car cet instrumentéganfT an ° C d'-'aucoup. On aura toujours

mineure SisTsse dar \ nctte est d> ™ e tiercev oaue que les autres instrumens.

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& l'on aura foin d'écrire de quels corps lesmusiciens doivent se servir.

Dans le temps que je faisois cet article,il passa par Berlin un musicien qui jouoit d'u-ne clarinette a six clés , sur laquelle il exé-cutoit tous les modes. On a dé j a remar-qué combien les quatre clés causent de dif-ficultés ; ce doit être bien pis avec six.(F. D. C.)

CLARISSIMAT, dignité du bas-empire :ceux qui en étoient revêtus s'appelloient da-

rìjfimes.

* CLARTÉ , f. f. C Gram.) au simple ,c’est faction de la lumière par laquelleInexistence des objets est rendue parfaitementsensible à nos yeux : au figuré , c est l'effetdu choix & de l'emploi des termes , de1 ordre selon lequel on les a disposés, & detout ce qui rend facile & nette à l'entende-ment de celui qui écoute ou qui lit, l’appré-en ron u se ns ou de la pensée de celui quiparle ou qui écrit. 0n dit au simple, laclarté du jour ; au hguré , k darté dustyle , la clarté destdees. Foye^ Discours,Idées , Style , Eloquence , DictionMots, Construction, Langue,

Clarté , ( Beaux - Arts.) Nous nom-mons distincts les objets de nos connoissan-ces , dans lesquels nous démêlons claire-ment ce qui constitue leur genre ou leurespece : un bâtiment est pour nous un objetdistinct , lorsque nous y appercevons clai-rement les caractères particuliers d’un tem-ple , ou d’une maison, ou d'une grange : sile terme substantif diflinSion étoit plus géné-ralement reçu dans le sens qu il auroit ici,nous l'emploierions préférablement à celuide clarté qui lui est réellement subordonné ,puisqu'à parler avec précision , k distinc-tion du tout résulte de la clarté des parties ;pour éviter l'ambiguité , nous nommeronsclarté dìfiincle celle dont nous parlons danscet article , & qui est opposée à k confu-sion » laissant le terme simple de clarté pourexprimer l’opposé de {‘obscurité.

Cest donc par la clarté distincte d’un objetqu on reconnoît ce qu il est ou ce qu il re-présente : il y entre toujours quelque chosede relatif ; si, par exemple , i e v °is dans untableau un objet que je reconnois erre unbâtiment, fans pouvoir dire néanmoins quel-le eípece de bâtiment c est , un tel objet