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il étoìt si mal organisé , que sa mere Anto-nio avoir coutume de dire qu'il étoir l’ou-vr.%ge bisarre de la nature en délire. Caligula,qui pouvoir lsenvelopper dans le meurtre dureste de sa famille , crut ne pouvoir mieuxpunir les Romains, qu en leur donnant unpareil empereur. Son éducation fut fort né-gligée , parce qu on la crut impuissante à cor-riger les vices de la nature. Auguste lui dé-féra les honneurs consulaires, mais il ne luipermit pas d'en remplir les fonctions. Privédes dignités auxquelles il étoit appellé parfa naìslance , il le retira à la campagne, oùconfondu avec des hommes agrestes & fansmœurs , il se livra aux excès de la plus saledébauche, & sur-tout au jeu des dez. Quoi-qusil n eût aucune des vertus qui attirent lerespect, on lui rendit en public tous les hon-neurs qubn déféroit aux enfans des Césars ,à à force d’être plaint, il parvint à être aimé.Auguste , en mourant , le recommandaaux armées, au peuple & au sénat. Il luilégua une somme considérable pour soutenirfa dignité dans la vie privée. Son neveuCaligula le choiíît pour collègue dans íbnc onsulat ; mais il ne lui laissa que sombredu pouvoir dont il se réserva la réalité. Ceneveu insolent l’admettoit à sa table , moinsPour lui faire honneur, que pour s'amuser deIon imbécillité. Après la mort de Caligula,lj se cacha dans des monceaux de tapiflèrie ;" fut découvert par un soldat, qui le menaau camp pour y attendre son sort. Le sénat,Slm ne vouloir plus d'empereur, se trouvapartagé dans ses opinions. La lenteur de seselibérations impatienta le peuple, qui exi-® ea de donner promptement un chef à lsem-* e . ; d fallut condescendre aux vœux de lanwmtude. Çlaudius , qui if attendait que la^ort, f uc p roc lamé empereur. L'armce luiPreta serment de fidélité. Il promit à chaquelOidat quinze sesterces ; & ce fut depuisexemple d e cette libéralité , que l’empirefcv mt la proie d e eelui qui savoir le mieuxpayer. Quoiqu il 5ùt trop foìble pour soute-r un si grand poids, il fit à son avènementP lueurs actes de bienfaisance qui lui conci--- i cccurs * 11 abollt la mémoire dedeux S ; viol(; nces commises pendant lesU ne w qm av ° !ent précédé (on élévation.
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de Caligula. Sa piété envers ses parens lu; fit| encore beaucoup d’honneur. Plein de respectj pour la mémoire d J Auguste , il ne voulut' jurer que par son nom, & lui fit rendre leshonneurs divins. Il eut la même piété pourson aïeule Livie , à laquelle il déféra le titred ‘Augujla , qu'elle avoir eu la modestie derefuser de son vivant. Il fit célébrer desjcuxen mémoire de son pere , de sa mere & deíbn frété. Il donna des couronnes de victoireà ceux qui remporterent le prix dans lescombats livrés pour llaonneur de fa famille.Pour lui, il conserva la simplicité de sa vieprivée , 8c refusa presque tous les honneursqu'on voulut lui déférer. Il célébra fanséclat les noces de fa fille, 8c la naissancedstm de ses neveux. Aucun exilé ne fut rap-pellé que par Pautorité du íénat. Cer em-pereur imbécille & fans talent pour gouver-ner , se concilia tellement tous les cœurs ,que fur un faux bruit de fa mort, le peuple ,furieux , fut fur le point dsexterminer toucPordre des chevaliers , 8c de traiter le sénatde parricide. L'émeute ne fut calmée qu a-près qseon fut assuré qusil n'avoit eíluyéaucu danger. Quoíqustl ne fit rien de répré-hensible , il avoir trop d’incapacité dans lesaffaires pour ne pas tomber dans le méprisdes âmes ficres & élevées qui ne pouvoientse résoudre à obéir à un pareil maître. Otidécouvroit chaque jour dans son palais dessénateurs 8c des chevaliers armés de poi-gnards pour lui ôter la vie. Il s’éleva une ré-volte dans la Dalmatie, qui fut éteinte aussi-tôt quallumée. Il exerça cinq consulats avecune parfaite intégrité. Fídele à la loi, il ne sedécida que par elle, 8c ìfusa de íbn pouvoirque pour mitiger les peines 8c les amendes ;mais quelquefois il rendoit des jugemens ítbi fartes, qu il devenoit Pobjet des dérisionsdu public. Par exemple , ayant ordonnédseffacer les placards qui notoient un fameuxadultéré, il ajouta : à condition toutefoisque la rature n empêchera point de lire lacondamnation. Quelques mouvemens sédi-tieux Pappellerent en Angleterre , où il aetrouva pas de rebelles à punir. Quoiqu iln eut point tiré l’épée, il ambitionna les hon-neurs du triomphe ; & à son retour à Rome,il étala dans fa marche les dépouillés dbnennemi imaginaire. Sa femme Messaline,montée fur un magnifique charriot, saccom-
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