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sceptre de la beauté. Pallas, favoride Ctau-dius , avoit été Partisan de ion mariage avecAgrippine qui en fit l’instrument de son am-bition. Néron , adopté par ses conseils , ìouìtdès ce moment des prérogatives attachées àl'héritier de l’empire. Britannicus négligé , fitéclater son mécontentement,-quon attribuaLux conseils de ses serviteurs, qui tous forentpunis par l’exil ou la mort. On leur substituades espions qui rendirent un compte infidèledes démarches les plus innocentes de ce princeinfortuné. Le succès des complots d'Agrip-pine dépendoit des dispositions de P armée.Elle fit donner le commandement des cohor-tes prétoriennes à Burrhus, capitaine estimé,qui n oublia jamais qu'elle écoit fa bienfai-trice. Cette femme, enivrée de fa grandeur,íè faiíoit porter fur un char jusques dans lecapitole, privilège dont les seuls ministres desdieux avoient joui jusqu alors : mais c étoitp°ur la premiere fois que les Romains rel-pectoient dans la même personne, la mere,tÎ m r ' bhe 8c la femme d’un empereur.11 S eleva des séditions dont Claudìus fut fur*f d'être la victime. L’Italie sot frappée
ou tteau de la stérilité. On imputa à fa négli-gence les maux que l'on avoit sousserts, 8cceux dont on étoit menacé. Le péril qu ilcourut dans les émeutes populaires , lui fitchercher les moyens d’entretenir Pabondancedans la capitale. Il encouragea, par des ré-compenses , des négocians à tirer des grainsdes pays étrangers : il promit des dédomma-gemens à ceux qui essuyeroient des pertes oudes naufrages. Il fournit des vaisseaux 8c deUrgent pour cette entreprise. La loi qui dé-rendoit de se marier après soixante ans sotabolie ; il for permis à tout âge de donner descitoyens à 1 état. Il offrit enfoite , au champde Mars, le spectacle d’un combat naval.Plusieurs arrêts forent lancés contre les astro-logues & les devins ; mais de si sages loixresterent fans exécution. Claudìus ne prêtoit*ì ue fon nom à tout ce qui étoit ordonnédans Rome & les provinces. Toute la réalitédu pouvoir résidoit dans Narcisse 8c Pallas,hommes nouveaux qui commandoient auxdescendans d’un peuple de rois. Narcisse,
. uté par ^impérieuse Agrippine, se repen-tit d avoir perdu Messaline. Il se jeta dans11:1 r bntanuicus, qu’il promit de servircontre son concurrent à l’empire. La cour
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■ étoit agitée de factions, lorsque Claudìus ,tombé malade, se fit transporter à Sinuesse,où il se flattoit que la pureté des eaux 8c del’air lui rendroit ses forces. Agrippine profitade son éloignement de Rome où elle étoitenvironnée de spectateurs ; elle crut qu’unlieu solitaire étoit favorable à Inexécution deses horribles desseins. Elle fut long-tempsincertaine for les moyens de sc débarrasser deClaudìus. Elle craignoit qu’en lui donnant unpoison lent, elle ne lui laissât le temps de ré-fléchir d’avoir préféré Néron à son proprefils. D’un autre côté, il étoit à craindre qu’enusant de trop de précipitation , elle ne prîtpoint assez de mesures pour voiler son crime.Enfin, elle eut recours au ministère d’unefameuse empoisonneuse, qui lui fournit unpoison subtil qu’elle fit servir à son mari danj^Un plat de champignons. Claudìus , dont les°tf sl- ne t , écc  ent usés à force de débauches ,relitta à la violence du poison, qui ne fit quele provoquer au vomissement. Agrippine,tremblante, eut recours à Xénophon , mé-decin de 1 empereur, qui, depuis long-temps,lui prostituoit le secours de son art. Ce mé-decin , fous prétexte de faciliter le vomisse-ment , lui enfonça dans le gosier une plumeempoisonnée , dont il mourut, Agrippinetint pendant quelque temps fa mort cachéepour assurer le trône à Néron. Elle affecta laplus vive douleur pour mieux tromper Bri-tannicus 8c ses sœurs. Quand elle eut pris sessûretés, elle fit ouvrir les portes du palais,& Néron, accompagné de Burrhus à la têtedes cohortes prétoriennes, fut conduit aucamp, où, après avoir fait des largesses auxsoldats, il sot proclamé empereur. Claudìussot plus méprisé pour sa stupidité que pourses vices : ce n’est pas qu’il n’eut un fonds decruauté, 8c ce caractère sanguinaire se mani-sestoit dans le plaisir qu’il prenoit à voirdonner la question aux coupables. Il aíïìstoitaux supplices, 8c sur-tout à celui des parri-cides. II aimoit à voir la figure 8c le mou-vement de viiage de ceux qui expiroient, Scjamais il ne manquoit de se trouver à l’heurede midi au combat des gladiateurs contre lesbêtes sauvages. Cet empereur, qui soplaisoità voir couler le sang, étoit le plus lâche detous les hommes. Il fut empoisonne a la soi-xante - quatrième année de ion âge , 8cà la quatorzième de son régné. Le peuple Sç
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