L 2.8 C LA
le sénat eurent la lâcheté de le mettre aunombre des dieux. Cet honneur fut aboli parNéron & rétabli par Yeípafien. ( T—n JClaudius (Flavius), Hijl. Romaine ,second du nom, parvint à l’empire après lamort de Gallien, lan 669. A son avènementà sempire , il trouva toutes les frontièresenvahies & désolées par les barbares. Il mar-cha contre les Sarmates, les Getes, les Scy-thes & les Quades, dont il fit un horriblecarnage dans différais combats. Quoiquetoujours victorieux , &c qu il ne dut ses succèsqu a ses talens pour la guerre , il s acquit en-core plus de gloire par la sagesse de son ad-ministration , qui rendit à la république satranquillité & íbn éclat. Le sénat, par re-connoissance, lui consacra une statue d J ordans le capitule. On prétend quil étoit fils deFempcreur Gordien, dont il avoir le carac-tère doux & bienfaisant : Gallien, par amourpour la république , savoir désigné son suc-cesseur en mourant; il lui avoit même en-voyé tous les ornemens de 1a dignité impé-riale : le peuple, le sénat & sarmée ne con-testeront point cette nomination , & tous sefélicitèrent dans k fuite d’obéir à un empe-reur qui ne s’occupoit que du foin de perpé-tuer la félicité publique. Il ne gouverna quedeux ans. Claudius , sentant sa fin approcher;,voulut encore être le bienfaiteur de la posté-rité en recommandant Aurelien au sénat 8 c asarmée. Cette recommandation lui valutsempire , ôc son respecta les volontés deClaudius jusques dans son tombeau. Il laissaun store nommé Quintillus Aurelius , que lesénat proclama César Auguste ; mais ce futun fantôme passager fur le trône. Aurélien,à la tête des légions, marcha vers Romepour y faire valoir ses droits. Quintillus sesentant trop foible pour lui résister, s'ouvritles veines, & mourut dix-sept jours aprèsqu’il eut été déclaré. César. Claudius fit re-naître les beaux jours de Trajan, dont il eutla modération & séquité. Une femme per-suadée de sa droiture , saborda, en lui di-sant : Prince , un officier, nommé Claude ,s est approprié mon champ sous le régné deGallien. Je irai que ce bien pour subsister ;puisque vous êtes empereur , usez de votreautorité pour me le faire restituer. Claudereconnut qusil étoit sofficier dont cette femmeparloir} il lui répondit avec bonté ; Votre
C L Á
bien vous fera rendu ; il est juste que Claudeempereur restitue ce que Claude particulier ausurpé. (T-n.)
Claudius Pulcher ne doit íà célébritéqua ses défaites & à son mépris pour la re-ligion dominante. C'étoit un de ces hommes,qui, foulant aux piés sabsurde idolâtrie,n'avoient pas aílez de lumière pour rendregloire au seul Dieu vivant & véritable, ilperdit une bataille navale tn Sicile contre lesCarthaginois. Il voulut avoir fa revancheavec Asdrubal, qu'il se stattoit de surprendreà sembouchure du port de Trepani. Lesaruspices, dit on , voulurent le détourner decette entreprise , en lui n présentant que lesprésages étoient sinistres. II les tourna en ri-dicule, & persista dans fa résolution. Commeil íortoit de Rome, le chef des aruspices seprésenta sur son passage , & lui montra kcage où les poulets sacrés croient renfermés ;& comme on lui sit connoitre qusils ne vou-loient pas manger, ce qui étoit un mauvaisprésage , il les prit & les jeta dans le Tibreen disant : Puifqisils ne veulent pas manger »il fuit les faire boire. Les prêtres scandali-sés , vomirent dts imprécat ons contre luùLeurs prédictions furent accomplies. Sa flottefut engloutie fous les eaux. Le peuple supers-titieux attribua ce désordr. à (on mépris pourla religion. Le sénat, pour satisfaire la mul-titude & sordre des prêtres , dégrada Clau-dius de toutes ses dignités. Il fut condamné àune amende, & forcé de nommer lui-mêmeun dictateur. Claudius , qui méprisait autantses concitoyens que les dieux, nomma uncertain Glaucia , espece dsimbécille qui étoitsobjet des dérisions publiques. Ce choix re-doubla shorreur que its Romains avoientpour lui. Claudius se consola dans la retraite& les plaisirs de fa dégradation & de son in-famie. Il étoit riche , il ne manqua pointd’amis , ou plutôt de complices. (T- — n.)
Claudius ( Publius ) eut sorgueil &cles vices de les ancêtres fans. avoir aucune deleurs vertus. Son courage audacieux le mit àk tête de tous les tumultes populaires quipréparoient k ruine de la république. Amantde toutes les femmes, il naimoir à les subju-guer que pour insulter à leur faiblesse. Pom-peia, femme de César, alluma sa paillon.Il ssintroduisit secrètement chez elle déguiséen joueuse dsinsirument. Ayant été déco u-