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Tome huitième.
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Vert, il fat saisi Sc cité au tribunal des loix fpour être jugé & puni. Cicéron, qui fut son !accusateur, lança contre lui tous les foudres îde son éloquence ; mais les juges retenus parle crédit de fa famille, Sc peut-être corrom- lpus par ses largesses, le renvoyèrent absous.S’éunt fait élire tribun par fa faction , ilabusa du crédit de fa place peur condamner ,Cicéron à f exil. Il réduisit en cendres lamai (on Sc les métairies de cet orateur. Ilmit à i J encan tous ses biens, mais il ne fe .trouva personne pour Ls acheter. Claudius ,flétri p-n la débauche , fut tué par Milon,dont l orateur Romain prit la défense. Laharangue qu il prononça est un chef-d’œuvrede l’éloquence Sc du raisonnement -, ma iselle n’empêcha point que Milon ne stst exiléà Marseille. Le nom de ce Claudius ne seroitjamais sorti de l’oubli, fl l’éloquence de Ci-céron n’eût immortalisé fes vices. (T— n.)

Claudius (Appius), décemvir , s estrendu honteusement célébré par fa paíïìonpour Virginie, jeune Romaine, contre la-que,le il exerça toutes fortes dc violences.Cette innocente victime de la brutalité fitavertir son pere des attentats faits à fa pudi-Clce - Ce vertueux vieillard , chef de cohorte,quitte fur le champ l’armée, Sc suivi de qua-tre cens hommes qui partageoient son ou-îjdS 1 c - il se rend à Rome pour arracher fanlle des bras de son corrupteur. Il obtient lapermission de lavoir; ilss’emhrassent Sc con-fondent leurs larmes. Il lui montre ensuiteUn couteau, & lui dit : Ma chere Virginie ,Voilà ce qui me reste pour venger ton hon-neur Scie mien. Il lui -mfonce àl’instant lecouteau dans le sem. Il fe dérobe à la fureurde U multitude, remplie d’horreur Sc d’ad-miration. Virginius rejoint l’armée, qu’iltrouve disposée à le venger de son ravisseur.Elle Rapproche de Rome , & campe fur lemont Aventin. Le peuple soulevé le joint à1 armée. Claudius est tramé ignominieuse-ment dans un cachot, où il prévint la hontede son supplice en fe donnant la mort. Cecr.rne fit abolir les décemvirs , qui avoienttyrannisé Rome fous le titre de protecteursde la liberté pubi.que. (T. - N.)

CLAVEAU , f. m. f Arch t:â. ) est unecs P-- ries en forme de coin , qui lert à íèr-

r/ UnC P f te Eande. Lat cuna.ay^au a croJf ette > ce lui dont la tête

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retourne avec des assises de niveau pourfrire liaison.

Ces claveaux font ordinairement ornés desculpture ; je dis ordinairement, car il arrivefouvént qu’on en fait un trop fréquent usage.Ces ornemens ne devroient être employésque dans le cas ou l’ordonnance semble l’e-xiger , comme dans les façades des bâti mensde quelque importance, où l’architecture 8cla sculpture annonçant la magnificence , ilparoitroit à craindre que les claveaux des ar-cades ou croisées étant listes ne fussent undéfaut de convenance : mais d’en admettrejusque dans les maisons à loyer , destinéesau commerce 8c au logement des artisans ,c’est prodiguer ce qui doit seul distinguer lesmailons des grands d’avec la demeure desparticuliers.

Le défaut de convenance n’est pas le seulque i on p Ul (| e reprocher dans le cas dont ilsagitaux décorateurs de nos jours ; le ridi-cule de donner à ces claveaux deS f ormes

pittoresques & de travers, est bien plus con-damnable. V ce que nous en avons diten parlant des agraffes. C P )

Claveau, {Art vêtêrìn. ) maladie deSbrebis Sc des moutons, en latin clavola ,fém. pusula , fém. colum. Elle fe fait con-noître dans son commencement par depetites élevâtes ou taches rouges qui fevoient aux endroits où la laine garnit lemoins la peau : ces taches ou élevâtes fechangent ensuite en boutons ; l’animal touf-fe , 8C porte la tête basse ; son nez devientmorveux & galeux ; enfin il meurt au bouth’un petit nombre de jours. Si pour lors onleve la peau , on 1a trouve toute remplie depustules , & communément les poumons 8cles reins plus gros & plus enflés qu’ils n’é-toient naturellement. Cette maladie íî fré-quente & íi contagieuse parmi les brebis Scles moutons, a beaucoup de rapport à lapetite vérole qui régné parmi les homm.s :aussi a-t-elle de tout temps fait des ravagesprodigieux dans les troupeaux ; Sc c’est peut-être de-là qu’elle tire son nom. L’étymalo"gie import. fore peu , ma s ce seroit une dé-couverte des plus utiles que de trouver unremede à ce mal, ou du moins une méthodede le traiter qui diminuât la mortalité dabétail qu’ l attaque. Article dc M. le chiva~lier de Jaucùuet.