25 « C C A
plir cet objet, lorsque sur-tout la luxation OU ■la fracture est compliquée de plaie d'armeà feu , ou de toute autre nature qui exige despanfemens fréquens. Dans ces cas son jugebien que la guérison qui en résulte est tou-jours imparfaite, parce que l'on est malheu-reusement force, faute de moyen pour con-traindre les parties, sur-tout à l'armée , d a-bandonner la guérison au soin de la natureen recommandant au malade devaser lesépaules le plus en arriéré qu il peut pourn'êtrepas. estropié : l'on sent parfaitement que laguérison du fnalade ne sauroit vaincre à cha-que instant la résistance des muscles & la dis-position où ils font continuellement de por-ter l’épaule en avant,
C’est pour éviter de pareils inconvéniens,que j’ai simplifié leur traitement en substi-tuant un moyen plus sûr que ceux qui fontdécrits par les auteurs, & en même tempsplus facile à exécuter par-tout & en quelquelieu que l'on p u: fie être , qui enfin a l'avan-tage de contenir les parties toujours en situa-tion , en laiílant en même temps la libertédes panfemens indispensables dans le cas deplaie , de tumeur, ou a’abcès.
Pour réduire la clavicule , ou la remettreloríqu'elle est fracturée , l'on se munit dedeux bourlets d'un pouce de diamètre, faitsd'une peau mince quelconque , ou à. son dé-faut de bazi-n ou de toile , rempli de crin ,de bine , ou de quelque autre matière. Letour de ces bourlets excédera la rondeur desépaules, d'environ une ligne feulement danstoute leur circonférence, parcequ'iiss'affaifisenr.
Les choies ainsi préparées , on les passedans chaque bras pour les fixer environ fur1 extrémité des clavicules Sc autour de "arti-culation des épaules; alors l'on pasie unecourroie garnie d'une boucle , par - défionsles bourlets , vis-à-vis le derrière des épau-les , pour les rapprocher pendant le tempsque l'aide-chirurgien évasé leurs extrémitéspour faire la réduction des parties lésées.L'on doit concevoir maintenant que c'estpar le moyen de son action qu'on serre enraison de 1 cfpece de la luxation ou de lafracture que l'on a a réduire.
Il est évident que par cette méthode,l'oncontraint les parties de maniéré qu'on n’aflumien à appréhender, m pour le depla.ee-
C L À
ment, nî pour la situation très-pénibîe du 1malade pendant toute la guérison. Par cette'méthode austt, l'on peut serrer en raison queles bourlets s’affaissent afin détenir les partiesdans le même état qu’on le deíìre ; lorsqueles bourlets font des impressions à la peau jus-qu'à déterminer des écorchures , l'on y re-médie facilement en glissant une ou plu-sieurs petites compresses de l'épaisseur detrois cu quatre lignes fous le bourlet, & àcôté de l’endroit écorché. Par cet expédient,l’on a l'avantage de soulager la peau du ma-lade & de panser avec facilité les endroits -écorcnésavec quelque petitepommade adou-cissante , ou dtíïìccative, puifqu’il résulte decette manœuvre qu’on n'est pas forcé de dis-continuer le traitement , comme dans lesautres méthodes, lorsque les bandes écor-chent & coupent les parties de la peau furlesquelles elleà posent.
Les choses étant ainsi disposées, un aideapplique son genou contre le dos du maladeentre les épaules au’il prend avec les mainspour les évaser en dehors, tandis qu'avec 1 cgenou, il poulie le corps en avant, d’où re-luire ^extension & la contre-extension, quel’on fait plus ou moins forte , suivant l’mten-tion de l’opérateur avant de remettre lespieces rompues 8c détachées dans leur situa-tion respective. L'on sent parfaitement queles choses étant ainsi assujetties, il n'est piu 3question que d'appliquer les topiques conve-nables avec un appareil très-léger & le plussimple possible, fans aucunement dérangerles parties luxées ou fracturées.
Par cette méthode, i°. L'on n’aura plusbesoin de bandage roulé ni d'appareil com-pliqué. z". On n'aura plus à craindre le che-vauchement des bouts de l’os, parce que lesparties font toujours en extension égale. 3 0 ,L'on verra chaque jour ks progrès des pan-semens, & les bandages ne seront plus su-jets à fe relâcher, ou les compresses à glisser,4 °. S'il y a des opérations à pratiquer, on lesfera avec toute l'aisance possible, & la cha-leur & les démangeaisons, qui sont presqueinsoutenables pendant le traitement,, serontcalmées facilement par les moyens connuspour lès combattre.
De plus en supposant qu'on n'eût pointsous la main la matière propre à faire les-bourletscomme agrès une affaireou une