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Tome huitième.
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CLE _

question ; la formule par dièses fera ’

& le reste donnera le nombre de diè-ses qu’il faudra join dre à la clé ; la for-

muìe par bémols fera x 5 , Sc lé rester 7

lera le nombre des bémols qu il faut join-dre à la clé.

Je veux , par exemple , composer en lamode majeur ; il faudra des dièses, p.irceque/a tait un intervalle majeur avec ut. L’in-tervaìle est une sixte dont le nombre est six :j en retranche un ; je multiplie le reste cinqpar deux ; & du produit dix rejetant septautant de fois qustse peut, l e reste trois estle nombre des dieíes qu'ii faut à l a c/épourle ton majeur de la.

Que si je veux prendre fa mode majeur ,je vois que l’intervalle est mineur, & qu’ilfaut par conséquent des bémols. Je retran-che donc un du nombre quatre de l’inter-je multiplie par cinq le reste trois;j p u Produit quinze rejetant sept autant, f ?l s qu’il íe peut, j’ai un de reste ; c’est

1 bémol qu’il faut à la clé.

O» voit par-là que le nombre de dièsesou de bémols de la clé ne peut jamais passer1* 5 Ptdfqu’ils doivent être le reste d’une di-vision par f;pr.

Pour les tons mineurs il faut appliquer lamen^e formule des tons majeurs, non fur latonique, niais íur la note qui est une tiercemineure au-dessus de certe même tonique,c E-à-dire fur fa médiante.

Ainsi , pour composer en Jì mineur , jetoansposerai la clé comme pour le ton ma-jeur de ré; pour fa dièse mineur, je la trans-poserai comme pour la majeur ; pour fol mi-neur , comme pour fi bémol majeur , Sec.

1-es musiciens ne déterminent les transpo-sions qu'à force de pratique ou en tâton-uant ; mais la réglé que nous donnons estdémontrée générale & fans exception. ( S J

On voit aisément pai la méthode que nousproposons ici, que l’on doit mettre un bé-tooi a la clé dans le mode mineur de ré ,quoique presque tous les musiciens françois,! ou en excepte M. Rameau, ne mettenttoma la c/e dans ce mode. La méthode dearne au est pourtant fondée fur cettemode * tr ès-vraie , que dans le

ma jeur il Rut mettre autant de diè-

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fes ou de bémols à la clé , que l’échelle dumode en contient en montant ; & que dansle mode mineur il faut mettre autant de diè-ses ou de bémols à la clé , que l’échelle dumode en contient en descendant. V. Mode,& Echelle ou Gamme. ( O)

ClÉ , terme de polygraphie L> de stégano-graphie, c’est-à-dire de l’art qui apprend àfaire des caractères particuliers dont on sesert pour écrire des lettres qui ne peuventêtre lues que par des personnes qui ont laconnoissance des caractères dont on s’est servipour les écrire ; c’est ce qu’on appelle lettresen chiffres. Voye^ Chiffre & Déchiffrer.

Or les personnes qui s’écrivent de ces sor-tes de lettres ont chacune de leur côté unalphabet où la valeur de chaque caractèreconvenu est’Expliquée : par exemple , si l’onest co nvenu qu une étoile signifier, l’alpha-bet porte * a __ _ a . àsi des autres signes.

Or ces forte* d’alphabets qu’on appelleclés , en terme de Jîéganographie , c’est unemétaphore prise des dés qu ; s ervcnt à.ouvrir les portes des jnaisons, des cham-bres , des armoires , &c. Sc nous don-nent ainsi lieu de voir le dedans ; de mêmeles clés ou alphabets dont nous parlons don-nent le moyen d’entendre le sens des lettres& chiffres ; elles fervent à déchiffrer la lettre,ou quelquautre écrit en caractères singu-liers & convenus.

C’est par une pareille extension ou méta-phore qu’on donne le nom de clé à tout c-squi sert à éclaircir ce qui a d’abord été pré-senté sous quelque voile, Sc enfin à tout cequi donne une intelligence qu’on n’avoit pasíans cela. Par exemple , s’il est vrai que UBruyere , par Ménalque, Philémon, &c. aitvoulu parler de telle ou telle personne, laEste où les noms de ces personnes font écritsaprès ceux fous lesquels la Bruyere les a ca-chés : cette liste , dis-je , est cequ’òn appellela clé dc la Bruyere. C’est ainfi qu’on dit,la clé de Rabelais , la clé du catholicon d'Es-pagne , Sec,

C’est encore par la même figure que l’ondit que la logique efi la clé des sciences , parceque comme le but de la logique est de nousapprendre à raisonner avec justesse, Sc a dé-velopper les faux raisonnemens, il est evi-d. nt quelle nous éclaire & nous conduit dansl’étude des autres sciences : elle nous en 0U-

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