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Tome huitième.
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CLE

crainte, elle eft moins en usage , parce qu’ilfaut contenir les grands de l’état par desexemples de sévérité. Dans les monarchiesvu Ton est gouverné par l’honneur , quiíouvent exige ce que la loi défend, elle estplus nécessaire. La disgrâce y est équivalenteà la peine ; les formalités même des jugemensy font des punitions. C est-là que la hontevient de tous côtés pour former des genresparticuliers de peines.

" Les grands y font si fort punis par ladiígrace, par la perte souvent imaginaire deleur fortune , de leur crédit, de leurs habi-tudes , de leurs plaisirs, que la rigueur à leurégard est inutile ; elle ne peut íervir qu’à ôteraux sujets l’amour qu’ils ont pour la personnedu prince . & le respect qu'ils doivent avoirpour les places.

“ On disputera peut-être aux monarquesquelque branche de f autorité , presquejamais l’autorité entiere ; Sc si quelquefoisUs combattent pour la couronne, ils necombattent point pour la vie.

“ Ils ont tant à gagner par la clémence ,c 'le est suivie de tant d’amour , ils en tirent jd a nt de gloire, que c’est presque toujours un“onheur pour eux d'avoir occasion de l’exer-Cer , & ils le peuvent presque toujours dans,5 °s contrées”.

. Çest une heureuse prérogative dont ilsfouillent, & le caractère d’une belle amejfoand ils en font usage. Cette prérogativej CUr est utile & honorable, fans énerver^ Ur autorité. Je ne comtois point de plustrait dans l’oraiíon de Cicéron pourj , que celui où il dit à César, pour

e P c rter à la clémence : “ Vous n avez reçunen de plus grand de la fortune, que lepouvoir de conserver la vie ; ni rien dejs e iìleur de la nature que la volonté de le" ™ re ”. (M. le chevalier DE Jaucourt.)av . Clémence , (Myth.) Les anciens enp )r ° le ’,‘ t fait une divinité ; elle tenoit uneri» i* e de laurier d’une main, & une lance

dans A T' ^0 pié de fa statue fut un asylete mple ^f nes ' On lui dédia dans Rome unCésar ç c ts autels après la mort de JulesTibere -â j8 ure fe voit fur les monnoies deplacée. e VicUius. Elle est là bien mal

j olemente r c

d'Espagne dans la manche mod ' viIle

CLE 25 r

' CLÉMENTIN , f. m. (Histoire eccUs)terme en usage parmi les augustins, pourdésigner un religieux qui après avoir été neufans supérieur, cesse de l'être , & redevientsimple religieux , soumis comme les autresà l’autorité d’un supérieur.

Ce mot vient de ce qu’un pape du nomde Clément , défendit par une bulle qu’aucunsupérieur des augustins conservât ion emploiplus de neuf ans de fuite. Dicl. de Trév. (G)

CLÉMENTINES, adj. fémin. pris subi*.( Jurisp.) On entend ordinairement fous cenom un recueil des décrétais du pipeClément V , fait par l’autorité du pape JeanXXII son successeur.

Clément V avoir fait une compilation ,tant des décrets du concile général de Vien-ne , auquel il avoir présidé , que de fes e'pî-tres & constitutions ; mais fa mort arrivéele zo avril 1314 3 l’ayant empêché de publiercette collection, Jean XXII son successeurla publia en 1317 sous le nom de clémenti-nes , Sc l’adressa aux universités. .

Elles font divisées en cinq livres, où les[ matières du droit canonique font distribuéesà peu près suivant le même plan que les dé-crétâtes de Grégoire IX. Voy. Decrétales.

Clémentines est aussi le nom que l’on donnequelquefois à un recueil de plusieurs piecesanciennes , qui font de prétendus canons Scconstitutions des apôtres, At autres piecesapocryphes attribuées faussement à St. Clé-ment , évêque de Rome. Voyey Cotelier,en son recueil des ouvrages des peres , des tempsapostoliques ; Dupn , bihlioth. des auteurscccléjìafliques ; Cellier , hijl. des ant, sacr. &ecclés (-A)

CLEMPENOW , (Géogr . moi.) petiteville d’Allemagne dans la Poméranie.

CLEOBIENS , f. m. plur. (Tkéohg.)secte des simoniens dans le premier siéclede régisse. Elle s’éteignit presque dans fanaissance. Hegesippe & Théodorec , qui enparlent, ne spécifient point par quels fenti-mens les cléobicns fe distinguèrent des autres.On croie qu’iis ont eu pour chef un nomméCléobe , compagnon de Simon , Sc qu’ilavoit composé avec cet hérésiarque diverslivres fous le nom de Jésus-Christ pour trom-per les chrétiens, Hegesippe , apud Eufib.liv. IV, chap. xxij , ant. conflit, apofl. M.Dupin , bill,ot. des auteurs ecclcs des trois