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toutes les ressources de son génie pourer.fcnter uue armée. Les artisans & les es-claves furent métamorphoses en soldats. Oncombattit fur terre & fur le Nil : la fortunene trahit jamais César ; & toujours vain-queur , ìl se délassa de ses fatigues dans lesotas de f amour. Cléopotre lui donna un filsqui porta le nom de Ctfzrion , & qu Au-guste eut l’ir,humanité de faire égorger : l’a-nrour quelle avoir inspiré à César , étoit siviolent, qu il forma le dessein d’établir uneloi qui permettroit à tout citoyen romain ,d’épouser autant de femmes qu’tl lui plairait,pour avoir lut-même le privilège d'aílocierà son lit son amante. Il remonta le Nil avecelle ; & elle f eut accompagné dans l'expé-dition qu’ií méditoit contre l'Ethiopie , siion armée n’eùt murmuré daller porter laguerre dans ces climats brulans.
Cléopâtre , favorisée de César , fut assuréel'impunité de tous les crimes : le jeunePtolomée , qu’on lui avoir associé au gou-' ernetnent, alarma son ambition : il futf m P°ifon n é par f ordre de cette sœur bar-< l u ' 1 jouit paisiblement d’u n trône dontj 1 fratricide auroit dû l’exclure. Après queCésar eut été assassiné, Cléopâtre, incertaineflottante, favorisa successivement les deuxPartis. La journée de Philippe décida du sorte Rome & des rois ses alliés : Antoine passeans d Asie , & Cléopâtre fut citée à sontri-unal, pour Ce justifier de ce que les gou-Verneurs de la Phénicie qui étoit soumise àEgypte , avoient fourni du secours aux en-ne mis du Triumvirat, Duellius, qui futen-'oye en Egypte , fut si ébloui de l’éclat dea beauté, qu’il lui prédit qu'elle auroit bien-j 0t f°n juge à ses genoux : elle partit pourf- Çilicie : son vaille au, chargé de richeses,.™it aussi magnifique que fa fuite étoit vo-luptueuse ; la poupe étoit dor , les rames^ argent, & les voiles de pourpre : le sondes flûtes, des guitares,, Se de tous les iuf-tl umens propres à inspirer de douces lan-p eur s , frappoit les oreilles , Se réveilloit lesj^ns. La reine étoit parée de tous les attri-nts de Vénus. Des enfans représentoientc petits cupidons, Se de jeunes filles lesCodeur des difrérens parfums qu’onhnU? C ' ■ C pan doit fur tout le rivage : lecour f r< r’t ,an dìtquc Vénus arrivoit à Tarse,on une entrevue avec Bacchus ; elleAome Vil /
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'avoir vingt-cinq ans ; i’expéríence qu Vileavoir déja faite du pouvoir de ses charmeslui fit espérer un triomphe nouveau.
Antoine , âgé de quarante ans , avoir en-core tout le sou des passions. Il l’envoya com-plimenter , Sc la fit inviter à souper ; maiselle le fit prier de se rendre lui-même au ri-vage , où elle avoir fait préparer , sous unemagnifique tente , un festin où elle étala unluxe & une élégance dont les Romains , ac-coutumés à la délicatesse , n’avoient pasmême une idée. Antoine n oublia rien pourla surpasser le lendemain ; mais il s’avouavaincu : ils devinrent bientôt amans : leurscœurs également dominés par l’amour Scl’ambition, entretinrent leurs feux, par lerafinement de toutes les voluptés : aux plai-sirs de la table succédoient ceux de l'amour.Antoine lui ayant contesté la possibilité dede penser u n million dans un seul sestin , ellene ht servir q Ue des mets ordinaires ; & furla hn du repas, on lui présenta un vase rem-pli de vinaigre, dans lequel elle fit dissou-dre une perle estimée un million de notremonnoie , Sc elle 1 avala. Chaque jour elledonne un nouvel exemple de ses profusions :si elle invite son amant à un festin , eise luïfait présent des vases & coupes d'or qui bril-lent fur la table : les applaudistemens quellereçoit la jettent dans de nouvelles prodiga-lités , & elle est aussi follement magnifiqueenvers tous les officiers Romains , qu enversson amant.
Après quelques jours passes dansune ivressecontinuelle de plaisirs , ils quittent Tarse , rpour aller goûter les délices d'Alexandrie ;tandis qu’ils s’aííoupiísent dans des voluptésvoisines de la débauche , le sénat ordonneà Antoine de marcher contre les Parthes :il part, & son amante trouve bientôt le se-cret d'adoucir les maux de l’absence. Sansfrein dans ses penchans, elle s’abmdetnneaux hommes les plus vils ; ils lui parodientassez nobles , dès qu’ils sont assez robustes.Plusieurs acheterent, au prix de leur vie , leplaisir d’une nuit; Sc cette reine lascive, parun reste de honte , se débarraflbit, par tu*assassinat, des complices de son incontinen-ce. Antoine triomphant, vint chercher leprix de ses conquêtes dans l’Egypte. L : roid*Arménie , chargé de chaînes,, rut tramedans les rues d’Alexandrie ; Sc Cì -oputre cut
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