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ssiquoíent un feu, dont elle paroiflbit elle-oieme embrasée : dès qu'elle apperçut sonvainqueur: Recevez, lui dit-elle, mon hom-mage : je fus autrefois souveraine ; c’est àvous que la victoire & les dieux ont déféréCe titre : tandis quelle parloit, ses regardsraendioient ceùx de César, qui n’osoit lesnxer fur elle : son insensibilité la rendit su-btile ; elle se jeta une seconde fois à sesgenoux , en lui disant : Je déteste la vie, Scnia gloire me défend de la conserver. Cé-sar en la quittant lui fit les plus flatteusespromesses ; Lc, quelque temps après, ilchargea le jeune Dolabella de lui annoncerds íg tenir prete a partir avec fes cnfans danstrois jours. A cette nouvelle , elle sc repré-senta toute fihorreur de sa destinée ; & s etransportant dans le tombeau d’Antoine ,elle Tapostropha comme ssil eut été vivant.Après qu elle eut arrosé le tombeau de seslarmes, elle se fit servir un magnifique re-P as > ensuite elle écrivit à César, pour lui de-rnander la faveur d’être ensevelie avec sonC j r Antoine : elle se revêtit de ses plus ri-c hes habits, comme fi elle eût dû assister àUlle fête ; & se jetant sur son lit, elle de-manda une corbeille de fruits qu un paysanve noit de lui apporter. Il y avoir un aspiccaché sous les feuilles: elle se fit une incisiona P bras, Sc présenta sà plaie à lécher à fia-ttrmaì, dont la morsure fit circuler le poi-son dans fes veines, Sc lui procura une mortprompte & lans douleur: telles furent la viejkla mort de cette reine célébré, qui éprouvaJ i vresse de fiamour Sc les tourmens de fiant-bidon , qui allia le goût des arts à celui desvoluptés, Sc la délicatesse à la débauche. Letemps destructeur de la beauté sembla res-pecter ses traits, & Inexpérience lui prêta desarmes pour subjuguer les cœurs les plus re-belles. Quoique tendre & sensible, elle éroitsans frein dans ses vengeances, Sc prodigueenvers fes amans : elle versoit sans remordsfesang des rivaux de son ambition. (T- n.)
CLÉOPHAS, (Hifi.eccléfi) frété de S.
joseph, & fils comme lui de Jacob, épousaMarie, f œur j a {'ainte Vierge , Sc se trou-va ainsi oncle de Jesus-Christ ; il ne compritf len a- ^vstere de la croix , que lorsque Je-us Ressuscité lui apparut sur le chemin d J Em-° U a ^°Ì c avec son fils Siméon ; alorsyeux s ouvrirent, Sc il crut. Il avoit en- ,
CLÉ M*
r core trois autres fils, Joseph, Jacques le mi- .neur 8c Judas, autrement Thadée.
CLEPSIAMBE, f. m . (Hijî.anc.) Hes-chius Sc les lexicographes grecs nommentainsi quelques chansons d’Alcnaan.
CLEPSIANGOS, sMufiiq. infir. desanc.) ,Athénée dit qu'Aristoxene metroit le clep -.siangos, au nombre des instrumens étrangersaux Grecs, aussi bien que lephœnix, lepec-tis, la magade, la sambuque, le trigone, lescindapse & fiennéacorde. Je pense que leclepjiangos Sc le ckpjìambe pourroient bienêtre le même instrument. (F. D. C.)
CLEPSYDRE,s Mufiiq. infir. desancJOntrouve dans Athénée (Libro IVDjipnofioph,) squsil y avoit un instrument de musique àtuyaux, appelié clepfiydre , inventé par Clé-sibius, barbier de profession , mais savanedans Part de construire des instrumens hy-drauliques, 8c q U i même a laissé un traité surcet art. Voici l a description qu Athénée don-ne d U clepfiydre.
” Cet instrument, assez semblable par safigure à un autel rond, doit être mis, nonau nombre des instrumens à cordes qu'onpinçoit, mais au nombre des instrumens àtuyaux; les orifices des tuyaux étoient tour-nés vers 1 eau, en forte que quand on fiagi-toit, le vent que cette eau produisoit, faisoitrendre un son doux aux tuyaux : il y avoitdes dpeces de balanciers qui pafsoient au-delà de fiinstrument».
Il paroît par cette description que c’étoitune véritable orgue hydraulique. Athénéeconclut sa description par dire: "Voilà,
» Oulpian ! tout ce que je peux dire de i’or-» gue hydraulique;» mais cela ne prouverien, car les Grecs anpelloient les instrumensen général orgues , organa. (F. D. C.)
Clepsydre , f. f. (Fhyfiico-Maihbn.)-espece d'horloge à eau, ou vase de verrequi sert à mesurer le temps par la chute d’unecertaine quantité d'eau. V. Horloge , &c.
Cc mot vient de *asV7», conlo , je cache,Sc iu-Aj, aqua , eau.
Il y a aussi des clepsydres de mercure. LesEgyptiens mefuroient par cette machine lecours du soleil. Tichobrahé en a fait usage denos jours pour mesurer le mouvement desétoiles, &c. Sc Dudley dans toutes les ooser-vations qu il a faites à ia mer.
L J uiage des çlepfiydres est roi t ancien ; enss
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