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Certains climats chauds plus trempés encore. !Toutes ces boilîbns doivent être prises très- jfraîches ; 5c même à la glace, quand ce de-gré de froid n'incommode pas sensiblement.Les liqueurs glacées aigrelettes & les glacesbien parfumées prises entre les repas, íont !auísi d'une grande ressource dans les climats jchauds : la plus grande partie des médecinscn ont condamné l’ufage ; mais ce font en-core ici des clameurs théoriques. Voy. Gla-ce. (Médecine.)
Les farineux non-fermentés , les laitages,les grosses viandes, les poissons séchés , fu-més , salés, les viandes fumées & salées,íbnt des alimens qui paroillent propres auxhabitans des climats froids ; la moutarde, laracine di* raifort sauvage , certaines subs-tances végétales & animales à demi-putré-fiées, comme le faucr - kraut, &c. peuventfournir aux habitans de ces contrées des as-saisonnemens utiles. Les liqueurs fortes,c'est-à-dire les liqueurs spiritueuses distillées&c dépouillées , par cette opération , d'unesubstance tartareuse & extractive , qui estdans les vins un correctif naturel de la par-tie spiritueuse ; ces liqueurs, dis - je , con-viennent éminemment aux pays froids : lecafé à grande dose, la boisson abondantedu thé & des autres liqueurs aqueuses quise pjrennent chaudes, sont auíïì très-utilesdans ces climats , sur-tout par la circonstan-ce d’être prises chaudes, & peut-être uni-quement par cette qualité.
Les excès avec les femmes sont auíïì très-pernicieux dans les climats chauds. Les ha-bitans de nos iíles de fAmérique & de noscomptoirs dans les grandes Indes, y íuc-combent fort communément. Les habitansdes climats froids n’en sont pas, à beaucoupprès, si incommodés ; au moins l'excès necommence-t-il pas lì-tôt pour eux, commeftous savons déja observé.
Les exercices doivent être plus modérés^ ln s les climats chauds que dans les climatsi°sos. Cette loi découle tout simplementI .^observation de la moindre vigueur desla ^soins des premiers.
sommeil est fort salutaire aux corpsacc ablés par la chaleur : les habitans des cli-froids soutiennent mieux les veilles,r our ce q u - re g ar de la derniere de nosc «les non-naturelles, les affections de
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famé , anìmì pnthemata ; quand même lamédecine seroít venue à bout de détermi-ner exactement celles qui sont propres àchaque climat, & même qu’elle auroit gra-dué fur l’échelle du thermomètre, ce quipeut s'exécuter très-facilement,l'intensité sa-lutaire de chacune , il resteroic encore â dé-couvrir la façon de les exciter 6c de les en-tretenir sous les diverses températures ; cequi est très-posiìble encore , quoique d'uneexécution peu commode : mais la moralemédicinale n’en est pas encore là, malgréles progrès qu’elle vient de faire tout ré-cemment. Fbyc^ Passion (Médec.) ; royc^Régime.
Au reste , la plupart des-observations quenous venons de foire fur le régime propreaux climats , convient à peu près dans le mê-me sens aux faisons. Voye[ Saison.
3 °, Qyelles sont les maladies particulièresaux dtfférens climats , & leurs causes ? ísoy.Maladies endémiques , au mot Endé-mique.
4 °. Les maladies générales ou commu-nes à toutes les nations , varient-elles sousles différens climats dans leur progrès Sc dansleur terminaison , ou dans l’ordre &c la suc-cession de leurs accidens Sc de leurs crises >en un mot ont-elles un type différent ? letraitement de ces maladies doit-il varieraulsi dans les divers climats ; ou, au con-traire , une maladie générale , une pleuré-sie , une fievre putride, est-elle la même àLondres & à Rome ? les descriptions d’Hip-pocrate peignent-elles exactement une ma-ladie de Paris ; ôc , ce qui est bien plus es.senriel , fout-il traiter une même maladiepar la même méthode dans tous les climats ?Voye7^ Crise , voye\ Type f Médecine.) ,voye^ Méthode curative.
Le climat agit plus sensiblement sur lescorps qu'il affecte par une impression sou-daine , c'est-à-dire que les hommes nouvel-lement transplantés sont plus exposés aux in-commodités qui dépendent du climat , queles naturels de chaque pays, & cela d'autantplus que leur climat naturel différé davantagede la température du nouveau pays qu ilshabitent.
C'est une observation constante & con-nue généralement, que les habitans des payschauds peuvent paster avec moins d mçon-
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