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Tome huitième.
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vcniens dans des régions froides, que les thabirans de celles-ci ne peuvent s'habituer <dans les climats chauds. (b)

CLIM ATERIQUE, v. Climactérique. >C LIM A X , ( Belles - Lettres ) du grec, gradation , figure de rhétorique !par laquelle le discours s eleve ou deícendcomme par degrés : relie est cette pensée deCicéron contre Catilina r Nthil agis , nihìl -,moliris , nihìl cogitas , quod ego non audiam ,non videam , plantque senti am , tu ne faisrien, tu n entreprends rien , tu ne pensesrien , que je n apprenne , que je ne voie ,dom ie ne (bis parfaitement instruit : ou cet-te invitation à son ami Atticus : Si dormis ,expcrgiscere ; fi fias , ingredere ; fi ingrederis ,carre ; fi curas , advola : ou ce trait contreVerres ; Cest-un forfait que de mettre aux fersun citoyen romain ; un crime , que de le f lirebattre de verges ; prcfqidun parricide , que dele mettre à mort ; que dirai - je , de le fairecrucifier ? (G)

Climax. ( Mufiq. J On a transportédans quelques écrits ce mot de la rhétoriqueà la musique , & on lui fait signifier :

r°. Un trait de chant où les deux partiesvont par tierce en montant Sc descendantdiatoniquement.

2 °. Un trait de chant qui est répété plu-sieurs fois de fuite, Sc toujours un ton plushaut ; dans ce cas , c est exactement une ro-fìiiic. J'ayei Rosalie, (Mufiq.)

j°. Enfin » une forte de canon. Voye^Canon , ( Mufiq. ) ( F. D. C. )

CL1NCART , í. m.( Marine..) on ap-pelle ainsi certains bateaux plats qui font en«fige en Suede Sc en Danemaick. Dicl. deTrév.Ù du Com m.

* CLENCHE, s. m, (Serrur.) c'est dansane ferrure une piece appliquée an - deííiisdu peste 9c de sa longueur ; elle a une têrequi fort hors du palatre & entre dans lemantontt ; elle est arrèrée avec un étochiopar sature bout au bas du palatre, au-dessusil y a-un ressort double qui tient toute lalongueur du palatre , & qui sert à faire tom-be r le clinche dans le mantonec : quand onouvre la porte , le clinche s’ouvre avec unepetite clé , pour eviter de porter la grolïfcclé -, mais quand on ouvre avecla grosse clé,la grosse clé ouvre le clinche , qu’eïle attrape 1jar une barbe quen y a pratiquée.. On xta-.

CLI

tique un clinche aux ferrures des portes-dd»cheres.

CLINGEN , ( Gêòg. mod .d petite villod'Allemagne dans la Thuringe.

CLINGEN AU, ( Géog. mod. ) ville dsSuisse dans le canton de Bade , fur sAar.

CLINIQUE , adj. ( Médecine. ) épithetecommune à la médecine & aux médecins,à 1 art & aux artistes, se donnant égalementà su n & à sautre.

On appelle médecine clinique , la méthodâsuivie de voir & de trairer les malades ali-tés ; Sc son nomme médecins cliniques., ceuxqui assistent auprès du lit des malades pourtraiter leurs maux. C'étoient principalementles médecins des empereursauxquels on don*noit anciennement ce nom.

On employoit chez les Romains les escla-ves au foin de garder les malades , ce quihqqu'on les appelia medìci ad matulam ; Scpour leur frire plus d’honneur, quelques au-teurs leur donnèrent aussi le nom de mediciclinici , parce qu’ils ne bougeoient pointd'auprès du lit des malades. Mais cetoit làdétourner ironiquement la signification dumot clinicus , qui désignoit dans son vraisens un médecin proprement dit , un hommeéclairé qui voyoit les malades au lit, & leu£.prescrivoit des remedes.

Martial, lib. I, epigramm, xxxj, détourneaussi la véritable signification de climats ,dans une épigramme où il parle d’un pauvrechirurgien, en latin vefptlh , qui faute d'err>ploi s’étoit mis à porter les, morts en terre ou.fur le bûcher :

Chirurgus sucrât, nunc'efivefpillo Diaulusç.

Ccepit quo potuit , clinicus ejfe modo.

La pointe de cette ppigramme consistedans 1 équivoque qui naît du double sens dumot %>tri , (fou clinicus a été formé, Sc quisignifie également un lit & une bierre.

Pline fuit Hippoçrate auteur de la méde-cine clinique : il n J y a pas toutefois de vrai-semblance que son ait tardé fi long temps àvisiter les malades dans leur lit ; mais ce qui.distingua si fort à cet égard fa mi de Démo-crite, c'est, comme le remarque le même au--teur , qu’il a été le premier qui ait claire-ment enseigné la médecine. Génie supérieur,,il profita des lumières de son siécle , & fitservir, comme Boerhaavea fiait de nos jours,,la philosophirà la médecine,. &. la médecin#*