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Tome huitième.
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diílasj '& les anciens traités qui unissoient les -1Polo.nois 8c les Cosaques ; il lui dévoiloit jensuite les projets ambitieux du kam , que !Cmidniski connoiísoit mieux que lui ; enfinil l’exhortoit à quitter ce ramas de Tartaresqui laissoient aux Cosaques tous les périls dela guerre , & en recueilloient tout le fruit.

Le roi attendoit avec impatience la réponsede Cmidniski. Mais lorsque le jour parut,il vit les Cosaques 8c les Tartares ranges enbataille. Il se prépara à les recevoir. L eve-Uement de cette journée sut le meme quecelui de la veille. Les Polonois en eurent toutl’honneur , puisqu ils ne furent pas vaincus.Les Tartares & les Cosaques rentrerent dansleur camp. La division étoit prête à naîtreentre les généraux. Cmielniski soupçonnoit lafidélité du kam. Celui-ci, au lieu des con-quêtes aisées qu il s'étoit promises , ne trou-yoit par-tout qu’une résistance opiniâtre. Ilperivit au roi de Pologne pour lui offrir lapaix. Cmidniski, craignant d’être abandonnéseul à la fureur des Polonois, demanda unaccommodement. Il fobtint à des conditionstrès-dures : il fut obligé de venir se jeter auxgenoux de Casimir , le prier d'oublier sa ré-volte 8c de lui pardonner ; il est vrai que leroi, sensible à son repentir, le déclara chefde la milice Cosaque. Les députés de la répu-blique lui présenterent la queue de cheval &ï'étendart , marque de l’autorité dans la-quelle il étoit confirmé.

Tandis qu on négocioit dans le camp deSborow , on combattoit fous les murs deSbaras. La nouvelle de la paix n 3 y avoir pointencore été portée. Le kam & Cmidniskiavoient retardé le départ des couriers pourdonner à leurs troupes le temps d'exterminerles Polonois. Ceux-ci se défendoient avecune constance inébranlable ; ils étoient réduitsaux plus cruelles extrémités, 8c ne parloientpas encore de se rendre. Enfin ils reçurentune lettre de Cmielniski. Ce général profitantde leur ignorance , leur mandoit que s’ilsvouloient lui payer une somme considérable,il donneroit à ses troupes le signal de la retrai-te. Les habitans demandèrent quelquesjours pour contribuer. Pendant ce délai letraité fut publié : on reconnut 1 artifice deCmidniski , & il sot obligé de se retirerCe général isavoit point oublie 1 a montqu'il avoit reçu à Sborow , ni u démarché

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humiliante que la perfidie de son allié Tavoitforcé de faire ; il négocia secrètement avecla Porte ; il obtint la protection de l'empe-reur ennemi né de la république. Bientôt laguerre fut rallumée. Larmée Polonoises"avança vers le Boristhene. Cmielniski, pardes divisions faites à propos fut la diviser, 8cremporta quelques avantages ; mais enfin ilfut vaincu , & s'en fui t. On croyoit les Cosa-ques domptés par cette victoire, mais Cmid-niski reparut à leur tête ; il fut plus malheu-reux encore que dans la campagne précé-dente. Cependant la république, lassée d uneguerre qui minoit sourdement ses forces,donna la paix aux Cosaques, pardonna àleur chef quelle devoir punir, 8c rétablit lesanciens traités.

Cmielniski trouva une mort digne de luxdans un combat qu’il livra aux Polonois , 8coù il disputa la victoire jusqu au dernier sou-pir. Tels font les principaux traits de la viede cet homme célébré , qui eut la gloire demettre la Pologne à deux doigts de fa perte.Il charmoit les loisirs que lui laissoient lesintervalles de ses expéditions par des festins,où il s’abandonnoit à la débauche la pluscrapuleuse. Bazile , prince de Moldavie,dont la fille avoit épousé un des fils de Cmid-niski , ayant été chassé de ses états, vint unjour implorer le secours de son allié. Lechef des Cosaques étoit alors au milieu desplaisirs & de la bonne chere. Il fallut que leprince de Moldavie attendît une semaineentiere pour trouver le moment favorable delentretcnir. Enfin il obtint une audience ,8c fit au Cosaque une peinture touchante 8cpathétique de ses malheurs. Pour toute ré-ponse Cmielniski se saisit (Tune large coupepleine de vin, & s’adrestant à Bazile , il l'in-vite à la vuider, en l'asturant qu'elle contientun iûr remede contre tous ses chagrins. Leprince de Moldavie se retira indigné, endisant : J’avois cru jusqu'ici que les Cosaquesétoient des hommes , mais je ne vois que tropmaintenant, qu’on a raison de dire que ce sont,ou des hommes changés en ours , ou des ourschangés en hommes. (M. de Sjicy.)

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* CNACALES1A , surnom de Diane,ainsi appdlée du mont Cnacalus en Arcadie,' ou elle avoit un temple 8c des fêtes annuelles.