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Tome huitième.
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mêmes fonctions qu eux ; car elles reçoivent&c rejettent Peau alternativement, de forteque les vaisseaux sanguins souffrent la mêmealtération dans leurs dimensions, que dansles poumons des animaux les plus parfaits.Voye^ Ouïes.

Quoique les poumons des infectes diffé-rent autant que ceux des poiflons de ceuxdes animaux parfaits, ils ont cependant lamême action &c le même usage qu eux, c’est-à-dire qfrils fervent à cliaster Pair 6 c à varierles dimensions & la capacité des vaisseauxsanguins. Comme ils front point de poitrineou de cavité séparée pour le cœur Sc les vais-seaux qui reçoivent f air, ces derniers fe dis-tribuent dans tout le tronc, par le moyenduquel ils communiquent avec 1 air extérieurpar différens soupiraux, auxquels font adap-tés disterens sifflets qui envoient des rameauxdans tous les muscles & dans tous sis viscè-res, 6c paraissent accompagner les vaisseauxsanguins par tout le corps, de merne quedans les poumons des animaux parfaits. Parcette disposition, le corps s’enfle dans chaqueinspiration, & se resserre dans chaque expi-ration ; ce qui doit causer dans les vaisseauxsanguins une vicissitude d’extension & decontraction, & imprimer un plus grand mou-vement dans les fluides qfrils contiennent,que ne le ferpit le caur qui ne paroi t pointmusculeux dans ces animaux.

Le fœtus est le seul animal qui soit exemptde la nécessité de recevoir & de chaster al-ternativement quelque fluide; mais pendantqfril est enfermé dans la matrice , il ne pa-raît avoir tout au plus qu une vie végétative,6c ne mérite point d’êrre mis au nombre desanimaux ; & lans cette petite portion de mou-vement musculaire qfril exerce dans la matri-ce, on pourrait fans absurdité le regardercomme une greffe ou une branche de la mere.Voyei Fœtus , Embryon, &c.

On peut ol- ester contre la doctrine quelious venons d établir, que îe cœur de plu-sieurs animaux ne bat pas avec moins de ré-gularité Sc moins de force dans le vuide quedans Pair, comme M. Boyle Pa expérimentéavec ceux des grenouilles. Trans. philosoph.«°. 6h. '

Estimation de ta force ducœur. La quantitédc la force du cœur a- ete differemment esti-mée j Sc fur divers principes, par plusieurs

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auteurs ; mais particulièrement par BorelíiMorland, Keill,Jurin, &c.

On peut déterminer la force du cœur parle mouvement avec lequel il fe contracte ,ou par le mouvement d’un poids qui étantopppofé ail sang tel qfril existe hors du cœur,soit capable de le balancer Sc d J en arrêterle cours. Nous fr avons aucun moyen depouvoir en venir à bout à priori , à causeque nous.ne connoilsons qu’imparfâitementla structure interne de cette partie , & lanature & la force de la cause d’où depend lacontraction ; de sorte que le seul moyen quinous reste est de Papprétier par les effets.

Toute Pacticn du cœur consiste dans lacontraction de ses ventricules ; à mesure; que ceux-ci se contractent, ils pressent lesang ; & lui communiquant une partie dede leur mouvement, ils le poussent avec vio-lence dans les passages qfril trouve ouverts.Le sang ainsi poussé dans l’aorte & dansl’ar-; terc pulmonaire , fait effort de toutes parts,en partie contre les tuniques des artères quiétoient devenues flasques dans la dernierediastole, & en partie contre le sang qui leprécede, & dont le mouvement est troplent. Par ce moyen les tuniques des artèresfe tendent peu-à-peu , & le mouvement dusang dont nous venons de parler , devientplus rapide.

Il est bon d observer en paflànt, que plusles artères sont flasques , moins elles font derésistance au sang qui veut les dilater ; &que plus elles font rendues , plus aussi s’op-posent-elles avec force à une plus grandedilatation ; de forte que toute la force dusang au sortir du cœur est d’abord plutôt em-ployée à dilater les artères, qu à pousser lesang qui le précede ; au lieu que dans la suiteil agit moins fur les artères , que fur le sangqui s’oppose à son cours.

Borelli, comme nous Pavons déja obser-vé , dans son économ. anim, suppose les obs-tacles qui s’opposent au mouvement du sangdans les artères, équivalens à 180000 lfrp'& la force du cœur à 3000 ; ce qui ff e ‘;qfrun de la résistance qfril rencontre.Pon déduit 45 000 liv. pour le secours forfrffquil reçoit de la tunique musculaire èm tl fque des artères, il reste pour le cœur ussforce de 3 000 livres , avec laquelle ilsurmonter une résistance de 135000 lîvfr 5 *