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ration des artères dans la diastole du pouls,il est sûr que les artères rentrent par la systoledans l’état dont elles font sorties par la dias-tole , & que par conséquent la perte du mou-vement du cœur , employée à les dilater ,se répare exactement par leur contraction,8c que ces deux mouvemens se détruisantmutuellement » le sang conserve la vitessequ il auroit dans un canal immobile. Nousparlerons au reste à íà place de ces objec-tions que Inexpérience ne nous permet pas detrouver solides. Nous savons bien qu’il n’estpas toujours facile de reconnoître la dilata-tion de l’artere ; c est de cette classe qu’ontété les observations de 1 auteur, dont nousdifférons ; mais dans d’autres animaux &dans les brebis siir-tout, nous avons vu biencertainement & la dilatation de l’artere & lacontraction. Elle est très-visible encore dansle bulbe de l’aorte des poissons 8ç des gre-nouilles , & dans l’artere liée.
L’oscillation des vaisseaux capillaires feroitabsolument le même effet que celle des artè-res. La dilatation du vaisteau feroit perdreau mouvement du sang ce que la contrac-tion lui rendroit. Mais cette oscillation n’estqu’une hypothèse , que les faits ne nous per-mettent pas d’admettre. Aucun microscoperia apperçu encore ce mouvement ; 8c dansles animaux à sang froid, les artères inciséesne montrent pas même une force contractive,puisque la fente faite avec la lancette , nes’augmente pas par le retirement des levresde la blessure.
La chaleur, en raréfiant le sang, lui donne-roit une elpece de mouvement ; mais commela chaleur agit également dans toutes lesdirections , elle retarderait autant le sangqu’elle l’accéléreroit, parce qu’elle repousse-roit le sang vers le j cœur avec la même forcequ’elle le feroit avancer vers les extrémités.Nous ne disconvenons pas cependant qu’ellene serve de stimulus au cœur , en y faisantparvenir avec plus de vitesse le sang des oreil-lettes , & sur-tout en accélérant la respiration,vraie force motrice , qui est excitée par lachaleur, Mais les animaux à sang froid,ces terribles requins , ces dangereux croco-diles , vivent avec un sang dont la chaleurne différé que très-peu de celle de l’eau, 8cle cœur dans cette chaleur modique , suffità entretenir la circulation. La chaleur est(«) Spallanzani, Leder, Muller.
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d’ailleurs l’effet du mouvement du sang 8Cnon la cause. Un homme tiré de l’eau estsans chaleur , fans pouls ; on irrite son cœurpar des frictions , des remedes acres , deslavemens , qui rappellent le mouvementpéristaltique de l’air même , que l’on faitpalier dans ion poumon : le cœur recom-mence à battre , le sang se remet en mouve-ment , 8c bientôt il a rétabli une chaleurégale à 96 degrés de Fahrenheit dans un airplus froid de 60 degrés, & fans le secoursde la chaleur.
La respiration a sans doute de l’influencefur le mouvement à sang. L’inípirationouvre un accès facile au sang du ventriculedroit ; l’expiration exprime le sang du pou-mon 8c le renvoie au ventricule gauche :le sang veineux est d’ailleurs ou accéléréou retardé , selon la diversité des périodesde la respiration ; attiré en quelque maniérédans l’inípiration, repouflé dans l’expiration.Mais ces cas particuliers riinfluent pas fur lagénéralité du mouvement du sang. On nes’apperçoit point au pouls que l’inípirationaccéléré le sang, ni que l’expiration le retarde.Les quatre pulsations qui répondent à unerespiration complété, font égales entr’elles,quoique les deux premieres répondent à l’insipiration , 8c les deux autres à l’expiration ;& les animaux à sang froid vivent, & leursang circule fans aucune respiration. Le dia-phragme est encore moins le moteur de lámachine animale : il n’est charnu que dansles quadrupèdes, & n’a point de mouvementà lui dans les oiseaux 8c dans les poissons ;il agit même très-soiblement dans les femmes*
Le mouvement du cœur s’apperçoit d’ail-leurs avec évidence dans les artères & mêmedans les veines de l’animal. Tant que l’ani-mal est vigoureux , le mouvement paroleuniforme. Mais quand l’animal a perdu deses forces , on apperçoit aisément dans cha-que diastole du cœur , que le sang n’avancepas, qu’il recule même : 8c dans fa systole,cette petite onde de sang , qui étoit suspen-due , fait un pas & s’avance vers les vaisseau*capillaires. Dans les veines cette accélérationdu sang qui répond à la contraction du ccr^ 'est moins manifeste. Nous lavons vu cep cJVdant, & de très-bons auteurs (a) l’ont v ^'Et quelle autre cause pourroit donnes ^mouvement au sang veineux des anim^ 1 ^.