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Tome huitième.
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sang froid , puisque les artères y font immo-biles , & que ces animaux ne respirent point ;

Les vaisseaux des genres inférieurs fontdifficiles à appercevair , ôc le microscopemême ne les découvre que rarement. Il estcependant avéré fur d’autres fondemens ,que le cœur est le moteur des humeurs invisi-bles de ces vaisseaux , de ceux de la trans-

Î «ration insensible , de ceux qui séparent lesrumeurs transparentes de l'ceil, ou qui com-posent avec le rìlTu cellulaire les viscères.Une seconde preuve , que tous tes vaisseauxinvisibles tirent leurs humeurs ôc leur mou-vement du cœur , c'est l’inje&ion. Cettemanœuvre n est autre chose qu’un cœurartificiel, qui supplée à ^impuissance de celuique la nature a fourni. C'est un moteur quipousse dans lartere une liqueur dont lui seulproduit le mouvement. L’injection remplitune bonne partie des vaisseaux invisibles , 1dont les humeurs sent plus fines que le sang :elle fair passer l’huile de térébenthine dansl’humeur aqueuse : elle remplit les vaisseauxde la cap siée du crystallin ôc de la lamevasculeuse de la rétine : elle ouvre à seau unpassage dans les ureteres, dans les canaux dela bile. Il nous paroît bien naturel que dansl'animal vivant 1 scœur taise ce que le siphonCit dans le cadavre , & que lui , & luiimil, pousse le sang paf ces petits canaux,comnae fé siphon seul les y fait passer.

“ Y a cependant des liqueurs dont le mou-Xfnaent paroît pas dépendre du cœur.ç • Esi le mouvement par lequel la graissef 11 . chemin par le tillu cellulaire , ôcf lle rentre dans le sang : que la lympheatténuée ôc épanchée dans le même tissufeutre dans les vaisseaux lymphatiques : que2 lait se rend de la graisse du contour de lagamelle jusq u ' au mamelon : que le chyle estPompé : en un mot , que les mouvemenscáv^' 1 * âss matières contenues d airs desdes S Brandes ôc petites, ôc le mouvementdes humeurs qui font du che-p 3 ro ^ ans le tissu cellulaire. L'u n & l'autrerive j en partie i’esset de ia force contrac-,{ ] es cles lames & des filets cellulaires , ouí’att voisins; ôc en partie tenir à

attir t:< í n âes vaisseaux capillaires , quittiv i? nt f” humeurs , comme le font lesLes v - a:r ~ ân même nom.

* caults du mouvement du cœur n?T mç VIII.

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font pas entièrement connues ; on approchecependant du vrai ; on a travaillé à écarterles opinions erronées & les expériences malfaites.

La cause immédiate du mouvement ducœur n’cst point obscure ; ce sont les fibrescharnues du cœur. Quctqu’obfcure que soitleur direction , elle est en général oblique ,ôç elles descendent de la base à la pointe.Leur mouvement approche donc ces deuxextrémités en raison inverse de leur résis-tance. Le raccourcissement du cœur 8c une. légere courbure de la pointe en est l'effet,

; Mais comme ces fibres forment avec la. cloison du cœur deux ventricules , ÔC quej. c ^ss°n est la partie la plus lolide du cœur,elle sert de point fixe à lès fibres qui, pourformer 1 un ôc l’autre ventricule , formentdes arcs , dont la corde est la cloison. Ellesabaissent ces arcs en agissant, elles sc rap-prochent de la ligne droite , ôc en s’ap-platiílant. elles réduisent exactement à rien’ chaque section du ventricule : c’est elles quiont la principale part au vuide parfait, quisuccédé dans l'état naturel au sang exprimépar les forces que nous venons de. nommer.

Les oreillettes ont de même & des arca-des charnues, qui en s’applanissant rétrécis-sent la cavité , & des fibres droites , quide la base de l’oreillette s'élevent à fa pointe,& qui la raccourcissent en même temps.Nous avons vu & les fibres & leur jeu.

Ce n’est pas la partie difficile du pro-blème , que nous venons de proposer. Ilreste à découvrir la source de ce mouve-ment si violent , ôc en même temps lrconstant ôc si répété , qui est exécuté par lesfibres charnues du cœur.

t Les physiologistes répondoient autrefoisbien vire à cette question. Les uns trou-voient dans l'ame une source inépuisable demouvement, qui en communiquoit à lanature immobile par elle-même , la portionnécessaire pour ses desseins , ôc la force- suffisante pour faire passer le sang dans lesartères.

1 Cette hypothèse n’expHqu* hen. Nouscherchons la cause physique dont l ;s fibresdu cœur íont animées. M-ns il y a contrela puissance de l’ame des témoignagesdirects, plusieurs animaux ont été soumisà l’expérience ; on leur a arraché le cœur.

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