<5<54 COL Col
sonnes d’une nature foible & délicate , & T reS , fur - tout dans les personnes âgées, &d’un sentiment vif, y íont les plus sujets. | dans celles qui ont fait un usage immodéréPour en développer la nature autant qu'il d’alimens flatueux ,de boisions 'piritueufes ,est possible , & en former le prognostic, il j dans celles dont le corps a été affcibli par
faut observer soigneusement si la colique, estfixe, vague, changeant de place, constante,périodique, intermittente, sympathique, opi-niâtre , douloureuse , aiguë, causant une mé-tastase , &c. i
Ses causes £’ses diverses espaces , Ses causesqui font en très-grand nombre fe peiíventrédiger sous quatre chefs généraux : i°. desmatières inhérentes dans les intestins : i°. desmatières nées d’ailleurs Sc portées dans lesentrailles : 3 0 . la correspondance des nerfsaffectés : 4 °. des maladies propres aux in-testins Sc au mésentère, produisent les diver-ses douleurs de colique.
I. J'ai dit : i°. des matières inhérentes dansles intestins ; telles sont les choses acres, mor-dicantes, de quelque nature qu elles soient,bilieuses, rancides, putrides, acides, mu ba-siques , échauffantes, spiritueuses, aromati-ques , stimulantes ; les vomitifs, les purga-tifs , les poisons , Le. Il faut les délayer ,les faire sortir par haut ou par bas, en domp-ter la nature par des boisions aqueuses, Sctoujours opposées au genre d’acrimonie.
Toute fermentation d’alimens qui troublele mouvement des intestins, Sc par la disten-sion excite des douleurs de colique , doitêtre appaifée après les remedes généraux ,par des çarminatifs, des anodins , des caï-mans.
Lorsque la douleur cause une tension con-vulsives qu’elle paroît produite pardes ventsou par la constipation, 1 indication nous con-duit à l’ufage des clysteres émolliens, résolu-tifs , répétés coup fur coup ; à des linimensçarminatifs, nervins, appliqués fur la partieaffectée ; aux pillules balsamiques , Sc à desinfusions ou décoctions de manne. Dans cesdouleurs flatueufes des intestins, le bas-ventres’enfle, les vents ont de la peine à sortir ; lemal aigu est suivi d anxiété ou ffoppression;si les vents panent par haut & par bas, le ma-lade scntdu soulagement si cette colique ven-teuse procède de 1 atonie du ventricule Sc desintestins , elle demande des çarminatifs pluschauds qu’à l’ordinaireiquclquefoislaflatuo-fité des intestins a fa source dans cette foi- j
les maladies ou les remedes. Pour lors onn’a de secours que la cure palliative Sc pré-servative.
Si la colique vient des vers logés dans les en-trailles , on y remédiera par les vermifugesconvenables. Les en fans font sujets à cetteefpece de colique accompagnée quelquefoisd’une douleur poignante dans le bas-ventre ,Sc de syncopes ; ils éprouvent aussi des tran-chées occasionnées par une stagnation d’unlait aigri Sc rendu corrosif, ce qui les jettequelquefois dans des convulsions épilepti-ques. Le sirop de chicorée avec la rhubarbet st le meilleur remede.
La colique bilieuse fera un petit articleparticulier dans lequel on indiquera sessymptômes Sc fa cure. Pour la coliquequi naît de l’endurciffement des matièresfécales dans les gros intestins, elle se terminepar la guérison de la constipation. Voye^_ce mot.
II. Les humeurs viciées du corps entierou de quelque partie, étant portées aux in-testins , y causent de vives douleurs de coli-que , & requièrent des secours opposés à lanature du vice. Telle est l’humeur de la gout-te , le catharre , la cachexie , le scorbut, lagalle, l’évaçuation supprimée de la sueur ,de l’urine , de la salive , des excrémens ;d’un ulcéré, d’un abcès, des hémorrhoï-des ; ou comme il arrive dans les maladiesaiguës, inflammatoires, épidémiques, con-tagieuses , dans lesquelles maladies, les ma-tières âçres se jettent de toutes pans dans lesintestins. Il est nécessaire de détruire la ma-ladie même, Sc en attendant de lubrifier lecanal intestinal par des boissons Sc des in-jections onctueuses, détergentes, adoucis-santes. Lorsque la suppression duflux hémor-rhoïdal & menstruel est l’origine de la colstque , il faut employer la saignée du pie >les lavemens émolliens, les demi-bains, l eSanti-spasmodiques,les eaux minérales, l’exeí'cice convenable, Sc le régime, qui d a ’ lStoutes les douleurs d’entrailles estd’uneabs 0 *| lue nécessité.
111. Souvent les intestins souffrent P a
bldle du ton Sc du peu de force de çes YÍsee- J sympathie des autres parties malades, corons