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Tome huitième.
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de l'utérus dans les femmes grosses qui avor- *rem, qui accouchent, qui font en couchesou nouvellement accouchées , qui perdentleurs réglés, qui ont les mois, les vuidangessupprimées , ou qui souffrent d’autres affec-tions de la matrice. Ce même phénomènea lieu dans les maladies des reins , la pierre,la néphrétique , l’inflammation du dia-phragme, du foie, Ùc. Toutes les douleursde colique de ce genre, nées par sympathie ,cessent par la guérison des maux dont ellesémanent. Telle est encore la colique convul-lïve & quelquefois épileptique des enfans,qui vient des douleurs que leur fait la sortiedes dents, en vertu de la correspondancequ’ont entre elles les parties nerveuses. Telleest aussi la colique d’entrailles, causée par uncalcul biliaire détenu dans la vésicule du fiel,lequel irrite ion conduit. Les femmes encouches éprouvent des douleurs de coliquedans la suppression de leurs vuidanges, lorf-qu’on néglige de leur bander le ventre commeil faut après ^accouchement, ou loríqu'ilsurvient du refroidissement.

IV . Les maladies propres aux intestins &au mésentère, produisent de vives douleursde colique ; c’est ce qui arrive'dans l’obstruc-tion des glandes du mésentère , dans lesabcès de cette partie, qui, s’étant portés furles boyaux , y croupissent, corrodent lesmembranes & les gangrènent. On en trouvequelques exemples dans Willis, Benivenius& VVharron. Telles ion t encore 1 es coliquesqui proviennent d’un resserrement , d’unecontraction, d’unétrécissement, d’un skirre,

. Ulìe callosité , dans quelque portion desIntestins , tous maux qui détruisent Légalitéj 11 mouvement de ces viscères. Enfin toutese urs maladies, ou celles des parties voisi-^ es > ^inflammation, l'hernie, l’érésipele,rhumatisme, à. produiront cet effet.Uq^ peces particulières. Quelquefois les co- \c °nT ^° nt ^ suite de plusieurs maladies,tée; ^ de toute espece de fievres mal trai-a rrê t ' e diarrhées, de dyssenteries trop tôt°u l )3r âes astringens , des vomitifs,

U s catharriques trop violens.

>n° dl J a encore une espece de colique fpaf-f a nç u '* e ' t l ue quelques-uns appellent coliques'est ^ ' P uce qu elle provient du sang quite ftin S V au -dedans des tuniques des in-5 T Ur ~ t ° ut du colon, où ce sang

■Tome VIII, °

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croupi irrite, distend les membranes ner-veuses qui font d’un sentiment très-délicat.Les hommes robuste: qui menent une viedéréglée en font les martyrs ordinaires, ècquelquefois les femmes lorsque leurs réglésviennent à être supprimées. Cette colique pro-cède aussi de la suppression d’un flux hémor-rhoïdal périodique.

On connoît dans certains endroits uneautre espece de colique ípafinodique, quel’on peut proprement appeller endémique ,parce quelle est commune dans certains cli-mats 6c dans certains pays ; alors ces fortesde coliques tirent leur origine de l’air , desexhalaisons, des alimens, des boissons, £>v.Par exemple, le bellou en Derbishire, quiprovient des exhalaisons de la mine de'plomb, si funestes, que les animaux, &même la volaille, en souffrent. On peut ci-ter en exemple encore, les habitans de laMoravie, de l’A u triche & de la Hongrie ;ils sont souvent affligés d’une colique convul-sive , qui n a d’autre cause que l’habitudeimmodérée des vins spiritueux de ces con-trées , sur tout quand on n’a pas soin de segarantir du froid. On peut rapporter assezcommodément cette derniere maladie à lacolique sanguine, parce qu’elle demande lesmêmes remedes, avec l’usage des boissonsadoucissantes & émulsionnées, prises chau-des , pour rétablir en même-temps la trans-piration.

La colique spasmodique qu on nomme co-lique de Poitou , autrement colique des pein-tres , colique des plombiers , parce qu’elle estcausée par le plomb, l’usage des saturnins ,& qu’elle commence à s’étendre dans toutel’Europe, mérite par cette raison un articleparticulier.

Symptômes de la colique. Les malades atta-qués de la colique , éprouvent plus ou moinsles symptômes fui vans , à proportion desdegrés de la maladie. Toute la région desintestins , ou une partie est le siège de ladouleur. Les malades ressentent dans le bas-'ventre une sensation très-vive, piquante,poignante , brûlante, fixe ou vague ; ils sontpleins de mal-aise & d’inquiétud.s > ils nepeuvent dormir; ils s’agitent , se couchentfur le ventre, fur Tun ou 1 autre côte po..rtrouver une posture qui les soulage. Que.q ifois les-vents & les borbotigmes sc joign.ut

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