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Tome huitième.
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à cet état, de même que la constipation , le 'tenesme, le pouls ferré, la fievre , la sup-pression d’urine , la difficulté de respirer, ledégoût, la cardialgie, les nausées, les vo-missemens : mais voici d’autres symptômesencore plus dangereux, le hoquet, le frisson,le tremblement, Rabattement de toutes lesforets, les syncopes, la sueur froide , le dé-lire, èc quelquefois des convulsions épilep-tiques, dont les suites sont la destruction dela machine. Quelquefois ces symptômes seterminent par d'autres maladies, la suppura-tion , la jaunisse, la diarrhée , la dyflenterieSc plusieurs autres maux, suivant les causesSc la violence des accès de colique.

Prognostics. Les prognostics se tirent de ladurée du mal, du nombre & de la naturedes symptômes ; ainsi c est un bon prognosticlorsque les divers symptômes qu'on vient dedétailler manquent ; que la douleur est inter-mittente , tolérable, Sc qu'elle diminue : lesvents soulagent le malade quand ils peuventpasser par haut ou par bas. La colique ac-compagnée de cardialgies, de nausées, devomiísemens, devient déja dangereuse ; ellel’est beaucoup lorfqu'elle saisit le maladeavec violence en même-temps que le frisson,& que cet état subsiste ; car c est un signed’une inflammation qui dégénéré en spha-cele, si on néglige d'y apporter un promptremede. Elle lest encore davantage, si con-jointement à ces symptômes , se trouventréunis la constipation , îa suppression d'urine,la fievre Sc la difficulté de respirer. Elle l'estbeaucoup plus, si la foiblefl’e, le délire Sc lehoquet surviennent : mais c'est un prognosticfuneste si les forces s’épuisent, si les convul-sions succèdent, le froid, la sueur colliquarrive, une vraie ou fausse paralysie des extré-mités , Sc finalement la stupeur des piés Scdes mains ; pour lors le malade est iàns espé-rance.

Cure générale. Nous avons vu que la curedevoir toujours être adaptée à la cause, Scvariée en conformité : mais quand cettecause est inconnue, que doit-on faire ? Ilfaut toujours employer les remedes géné-raux , la saignée, pour peu que l’inflamma-tion soit à craindre, les fomentations chaudesou émollientes perpétuellement repétees, leslavemens relâchans, délayans, antiphlogis-frques, les laxatifs, les boisions humectantes,

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Sc persister dans cet usage jusqu 1 à ce que lemal soit appaisé, ce qui arrive d'ordinairesans que la cause ait été découverte par lemédecin. La colique se guérit naturellementpar une sueur abondante, par un saigne-ment de nez, par un flux hémorrhoïdai,par un cours de ventre, par une diarrhée,par un écoulement d'urine, &c. mais les re-medes généraux qu'on vient d'indiquer netendent qu à avancer la guérison, Sc à ladéterminer plus sûrement.

Cure préservative. Ceux qui font sujets àdes coliques ou de vives douleurs dans les in-testins , ce qui est assez ordinaire aux per-sonnes affligées de la goutte , du scorbut,des hémorrhoïdes, de l’afFection hypocon-driaque , histérique , &c. doivent observerun régime sévere, éviter les passions vio-lentes , s'abstenir des alimens de difficile di-gestion , gras & salés, entretenir la transpi-ration, sur-tout dans le bas-ventre Sc la ré-gion des reins, tenir les piés chauds, mettreen pratique les frictions., l'exercice de quel-que espece qu’il soit, éviter les vins suspects,les liqueurs spiritueuses, les fruits d'été quine font pas mûrs, £ x.

Observations cliniques. Comme îa plupartdes coliques sont accompagnées d'inflamma-tion , ou que I’inflammation ne manqueguere de survenir , il faut tout mettre enusage pour dompter cette inflammation oupour la prévenir. Dans les douleurs spasmo-diques des intestins, on doit s'abstenir desvomitifs, des cathartiques , des lavemensd'une qualité acrimonieuse. Si la constipa-tion est jointe à la colique , & qu'elle soit in-vétérée , il est besoin de répéter les clysteresplusieurs fois de fuite, d'y joindre les suppo-sitoires Sc les fomentations émollientes fur lebas-ventre. La fumée de tabac, que quel-ques-uns recommandent d'injecter dans I efondement par le moyen d’une seringue con-venable, doit être abandonnée aux maré-chaux pour les chevaux. On s'abstiendra de*carminatifs, des échauffans , des íudon»-ques dans toutes les coliques convulsives SCinflammatoires. Enfin l'on évitera de toi®'ber dans l'erreur des praticiens , qui, tantque la colique est encore renfermée dansbornes de l’inflammation, l'attribuent m apropos au froid, aux flatuosités, aux vents >Sc la traitent par des remedes chaud?, CÍL