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Tome huitième.
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C O L

minatìfs, dont les fuites font très-funestes.II faut espérer que cette mauvaise pratique,contraire à tous les principes , tombera dansvotre pays avec les livres qui la recomman-dent ; c est ici où la bonne théorie doit servirde guide, Sc c est dans le traité d’Hoffmanfur cette matière qu'on la trouvera. Toutesles observations qu'on lit dans tant d’ouvra-ges fur la colique guérie par tels Sc tels reme-des, par les noix de Bicuibas, kijì. de l’Acad.des Sciences , ijio , page 16 , par la Pareira-brava, ib. page gj , par des teinturés chyini-ques, 1733 Mérn. page 2.6a., &c. tous cesremedes , dis-je, Sc autres les plus vantés ,ne servent qu'à jeter dans Terreur.

Antiquité de la maladie. Si présentement àla diversité prodigieuse des causes de la coliqueon joint la connoiflance de la struófcure denotre machine, 8c en particulier des intes-tins , qui sont le siège de cette maladie, onne pourra douter que son existence ne soitun apanage inséparable de Thumanicé. Je íaibien que le nom de cette maladie est dunombre de ceux qui ne sc trouvent pointdans Hippocrate ; mais il ne s'enfuit pas delà que la maladie n eût pas lieu de son temps.Elle est certainement comprise fous le nomde tranchées ou de douleurs de ventre , dontil parle en plusieurs endroits ; 8c en effet lacolique est-elle autre chose ?

S’il en faut croire Pline, le nom n’étaitpas feulement nouveau du temps de Tibere,mais la maladie elle-même étoit toute nou-Ve lle , personne n'en avoit été attaquéavant cet empereur, ensorte qu il ne fut pasentendu à Rome lorsqu'il fit mention de cep 13 ! dans un édit où il parloit de Tétat de fa( a nté. II so p eilt q Ue J c nom de colique eûtCte mconnt: jufqu’à ce temps-là , mais laj°niéqu ence du nom à la chose est pitoyable,soit médecins inventèrent un tîouveau mot,Plu ^ Ur Natter l'empereur, soit pour se fairediç p ,°nneur dans la guérison de la mala-Ì 0ll éh t Pour se singulariser dans cette cou-pas C. re - cette efpece de charlatanerie n'estQ u ns exemple.

an d Mademoiselle eut, il y a quelquessot n 5 une petite vérole qui heureusementP r atimjI C ' Sylva, son médecin , dont laNuter “ en néologisme & en tour-

^vncomposesoLJ% bulletins modernese e rans renexion pour le public.

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8c qu il lit fans intérêt ou fans être mieux ins-truit de Tétat du malade ; M. Sylva , dis-je,qualifia pour lors le premier du nom de dis-crète la petite vérole de S. A. S. Le termebien imaginé prit faveur ; mais lefpece depetite vérole en question netoit pas plusnouvelle dans le monde que la colique Tétoitdu temps de Tibere. Si la petite vérole dis-crète devient plus rare parmi les grands, lacolique y devient plus commune ; Sc n'eût-elle pour cause que la feule intempérance,on peut présumer, sans crainte de se trom-per, que ce mal subsistera jusqu à la fin dumonde, (M. le chevalier DE JaucourtJ

Cor.iQ.yE bilieuse , (Médec.) efpece decolique qui procède d'un débord de bile acredans les intestins.

Cette efpece de colique est très-commune,& régné fur-tout en été 8c au commence-ment de Tautomne ; elle attaque principale-ment les jeunes gens d’un tempéramentchaud & bilieux, les personnes qui viventd alímens gras , huileux , alkalins & pour-rifsans , les gens riches, qui ont ce qu'onnomme les meilleures tables, servies desplus rares poissons & du gibier le plus dé-licat par fa chair & son fumet.

Les symptômes de cette maladie sont desdouleurs vagues & violentes dans le ventri-cule , les intestins, les hypochondres, le dé-goût, les nausées, le vomissement, la cons-tipation , des tiraillemens, des agitations,des sueurs froides, des syncopes, Tabatte-ment des forces , la déjection d'une matièrejaune, verte , poracée, acre & corrosive,

L'indication curative consiste à évacuercette humeur, à la mitiger & à appaifer lesdouleurs.

On ne peut trop tôt employer la saignée,les boissons aqueuses , simples , légères ,diluentes, en quantité ; les purgatifs doux ,liquides , souvent répétés , & suivis des nar-cotiques après leur effet ; les clysteres, lesfomentations adoucissantes fur le bas-ventre,les bains chauds faits avec les plantes émol-lientes, & joints avec soin à tous ces reme-des. Pour confirmer la guérison 8c empecherla rechute, la dicte íevere est absolumentnécessaire, la boisson de creme de ris , d’or-ge, de gruau, les panades , le lait coupé, lapromenade en voiture & ensuite à cheval.Enfin on rétablira peu à peu prudemmentN n n i