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ceux qui faisoient la levée des impositions'extraordinaires que Ion mettoit en tempsde guerre ; il en est parlé dans des lettres dePhilippe VI, du 18 juin 1)2.9 » adresséesau bailli de Bourges, où il dit que pour causede la guerre qu’il devoir avoir en Gascogne,plusieurs commissaires, collecteurs , sergens& autres , avoient levé fur les sujets de cebailliage plusieurs sommes d’argent & plu-íìeurs gages. (A)
Collecteurs des Subventions, étoientles mêmes que ceux qui faisoient la levée desaides , & autres impositions ; ils font nom-més subventionum colleclores dans des lettresdu roi Jean du 2.6 février 1 ;6i. Ordonnancede la troifieme race. (A )
COLLECTIF , adj. (Gram. ) Ce motvient du latin colligere , recueillir , rassem-bler. Cet adjectif se dit de certains nomssubstantifs qui présentent à l’esprit l’idécd’un tout, d’un ensemble formé par l’assem-blage de plusieurs individus de même es-pece ; par exemple , armée est un nom col-lectif ’, il nous présente l’idée singulière d'unensemble , d'un tout formé par l’assemblageou réunion de plusieurs soldats : peuple estaussi un terme collectif , parce qu’il excitedans l’esprit l’idée d'une collection de plu-sieurs personnes rassemblées en un corps po-litique , vivant en société sous les mêmesloix : forêt est encore un nom collectif ; carce mot, sous une expression singulière , ex-cite l’idée de plusieurs arbres qui sont l’unauprès de l'autre ; ainsi le nom collectif nousdonne l’idcc d'unité par une pluralité as-semblée.
Mais observez que pour faire qu’un nomsoit collectif , il ne suffit pas que le tout soitcomposé de parties divisibles; il faut queces parties soient actuellement séparées , &qu’elles aient chacune leur être à part » au-trement les noms de chaque corps particu-lier seroient autant de noms substantifs ; cartout corps est divisible : ainsi homme n’estpas une nom collectif , quoique l’homme soitcomposé de différentes parties ; mais ville estun nom collectif , soit qu'on prenne ce motpour un assemblage de différentes maisons,ou pour une société de divers citoyens : ilen est de même de multitude , quantité , ré-giment , troupe , la plupart , &c.
Il faut observer ici une maxime impor-
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tante de grammaire , c'est que le sens est laprincipale régie de la construction : ainsiquand on dit qvéune infinité de personnes sou-tiennent , le verbe soutiennent est au pluriel,parce qu’en effet, selon le sens, ce sont plu-sieurs personnes qui soutiennent : l’insinitén’est que pour marquer la pluralité des per-sonnes qui soutiennent ; ainsi il n’y a riencontre la grammaire dans ces sortes de constractions. C’est ainsi que Virgile a dit : Parsmerfi tenucre ratem ; & dans Salluste , parsin carcerem acti , pars bejtiis objecli. O 11 rap-porte ces constructions à une figure qu’onappelle fyllepje ; d’autres la nomment syn-thèse : mais le nom ne fait rien à la chose ;cette figure consiste à faire la constructionselon le sens plutôt que selon les mots. V.Construction. ( F )
COLLÉGATAIRES, f. m. pi. (Tarif-prud. ) sont ceux auxquels une même chosea été léguée conjointement.
Plusieurs légataires d’une même chosepeuvent être conjoints en trois maniérés dif-férentes; savoir re , ver bis , autre O ver bi s.
Ils sont conjoints seulement re , c'est-à-dire par la chose , lorsque la même choseleur est léguée à chacun par une dispositionparticulière : par exemple , je légué à Titiu*ma maison de Tusculum , je légué à Mce-vius ma maison de Tulculum.
Ils sont conjoints de paroles seulement#verbis > lorsque la même disposition les ap-pelle au legs d’une certaine chose , maisnéanmoins en leur assignant à chacun la partqu’ils doivent y avoir : par exemple, je lé-gué à Titius &: à Mœvius ma maison deTusculum par égales portions.
On les appelle conjoints re & verbis , lorsqu’ils sont appellés ensemble & à la mêmechose sans distinction , comme quand I etestateur dit : je légué à Titius & à Mceviu 1ma maison de Tusculum.
Le droit d’accroissement n’a pas lieu en-tre toutes fortes de coUégataires , mais se***lement entre ceux qui sont conjoints re *ou qui le sont tout ensemble re & verbis. ^9?infl. lib. II,tit. xx ; voye £ LÉGATAIREAccroissement. (Aj -
COLLÈGE , f. m. corps ou com Ç5^ sde personnes occupées des mêmesCollegium chez les Romains avoir le m esens ; on s’en servoit indifféremment P°