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GoXoïíne de Cússy, ( Aniiq.) on •admire en Bourgogne un des plus beaux rho-numens de ^antiquité , unique.cn France &peur-erre dans le monde -, c’est la colonne de-
Cuffy, dont le P. Montfaucon attribue faus-sement la découverte à M. Moreau de Mau-tour. Le docte Saumaífe qui y fit un voyageen 162.9 , connut le prix de ce bel ouvrage ;après en avoir examiné le dessin , la struc-ture & les figures , il jugea que cette colonneavoir été élevée en mémoire de la victoireque César gagna far les Suistes, à quatre oucinq lieues de Bibrácte, M. le Conseiller dela Mare la fit dessiner par. le : célébré JeanDubois. Samson k marque dtiriá la carte dudiocèse d’Autun, qu’il donna en 1659. D.Martin en a inféré le plan dans fa religion desGaulois ; Sc M. Rollin en a fait mentiond.ins Ylíjîorre ancienne. M. Pafumot, savantprofesseur de physique à Auxerre , Sc connuPar sez doctes recherches fur les voies ro-maines , a- long-temps étudié cet antique ,9 -fil a dessiné, & qu-il doit donner au pu-blic avec une dissertation. E11 attendant j’ai«p pouvoir donner 1a description qusen akite M. Thomaffin , fameux ingénieur, ha-bile dans la coirnoissance des antiquités ; sa-turerai plusieurs remarques à 1a descriptionrse ce beau monument,j. Ç’uffy-la-colonne , ainsi nommé pour ledistinguer de plusieurs autres villages de mê-nom dans la province, est une paroissedu bailliage de Beaune , à trois lieues ouest-s° r d-ouest de Beaune , cinq d'Autun, &u un quart du village d'Yvry , où passent enete ses voitures de Paris à Lyon.
^ A deux portées de fusil de Cujfy , tirantau° :t ' au ^otd, dans un fond assez ouvert,se c ^ es chaumes d’Auvenet, connues parVe ° l “ fer & les plantes curieuses qu'on y trou-r ., ’ par la voie romaine qui traverse ceplus 5 °n voit une colonne de pierres enCes <» l1 ^ s assises : elle a deux pies trois pon-ça y. demi de diamètre par le bas, & elleII' ssir un double piédestal,seédect re ^ e è ce monument que les deuxbauttur^se’l ^ env i ran ' es deux tiers de lasavoir se Vu co . lonne ; se reste y manque ,
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-ìe prèhyser'piédestal irest qtrttia soubas-sement j il a sept piés 4e hauteur , compris íabase , qùi n’ést qu"un chanfrein, fans mou-lure & fans corniche, qui se termine en gor-ge ; il fart un plan qtrarré , ayant cependantles angles en pans-coupés Sc les faces con-caves s fa corniche est un plinthe de septpoúdès dsepaîsseiir ,'faisant le rnème plan que'le dessous , & fur lequel pose le second pié-destal ; qùr est cfelùi de la colonne. Dans lepere Moíïtfaucón , les trous ronds qui sontmarqués sur cc plinthe-, sont imaginaires,il n J y en a point fur le lieu.
Le second piédestal est différent du sou-bassement,-en ce qu tl fait un plan octogoneparfait ; c'etl-à-dire , 'qci'il a huit faces éga-lés , ítár lesquelles Ìl y a dc belles figurasderní-rielíefs, qui représentent des divinités,
- Sc dont on verra ^explication plus bas ; il n‘apoint de base, & il a quatre pics neuf pou-ces de hauteur, compris fa corniche , qui letermine aussi en gorge , & qui est très-belle;on y voit trois modiilons fur chaque faceavec des roses entre deux.
Sur ce piédestal s’éleve \a colonne , dont kbase qui est attique est d’urre très-beile pro-portion , le reste du fust de la colonne compris..La base est de treize piés trois pouces de hau-teur , faisant presque les deux tiers de fa hau-teur' entiere. Celle de tout l’édisice est à présentde vingt-cinq piés sept pouces, lion comprisle chapiteau & ^entablement qui manquent.Le P. Montfaucon n’est pas exact , en por-tant la hauteur à vingt-huit piés. Le P. Lem-pereur , jésuite , dit, dans ies Dijffrtations ,imprimées chez Cot, Paris , 1706 , que lesgens de Cuffy assuraient de son temps , quela -colonne étoit une fois aussi haute loríqu elleétoit entiere ; mais c'est une erreur , les pro-portions ne permettent pas de le croire.
Le soft entier de k colonne étoit orné dcsculpture, à en juger par ce qui reste ; le ba Sest une espece de mosaïque qui a trois piésdeux pouces de hauteur dessus la base ; cettemosaïque est composée de plusieurs petitesbandelettes d’un pouce de largeur qui se croi-sent en rempant autour de la colonne, & dontles vuides forment de grands losanges , rem-plis par de beaux fleurons ; le reste de la co-lonne est chargé de plusieurs feuilles d’eau,k pointe en bas : on en compte encore seizeétages. Toute cette partie de Pédisice est mal
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