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sept cens vingt mille livres , oul sept milledeux cens quintaux.
Ces faits presque tous rapportés par M.Prjdeaux , font appuyés des témoignagesd’Euíebe, cAro/i. d’Oroíe , lib. IV, cap. xiif ,de Polybe, lib. V, de Pline, Ub. XXXIV ,cap. vij, de Strabon, lib. XVI, de Zonare ,annal, sub regno Confiant, imper. Heraclii ne-pot. de Cedrenus, annal. & de Scaliger, ani-madv. in Euseb. citron, n. ljg)4.
Le colojse de Rhodes n’est pas le seul dontil soit sait mention dans les antiquités. Il yavoit à Memphis en Egypte plusieurs statuescolossales deSéíostris & de fa famille ; à Apol-lonie dans le Pont, une statue d’Apollon detrente coudées, que Lucullus fit transporterà Rome; dans cette ville, sept colojfes, deuxd’Apollon, deux de Jupiter, un de Néron ,un de Domitien , un du Soleil. Article de M.le Chevalier DE JAUCOURT.
COLOSTRE , colofirum , (Physiologie.)premier lait qui se trouve dans le sein desfemmes après leur délivrance, Voye^ Lait.
COLOSTRUM , (Pharmacie.) quelquesauteurs ont. donné ce nom à une efpece d’é-piulíìon préparée avec la térébenthine & lejaune d’œuí. Blancard. Voye%_ Emulsion.
COLOURI, ( Géog. mod. ) iste de laGrece dans le golfe d’Angia. Long. 41,40 ;lat.g8.
Colportage, f. m. fC ootttz j emploi
ou fonction de celui qui est colporteur. Voy.Colporteur.
COLPORTER, porter des marchandi-ses dans les rues, ou de maiíbn en m ai Ion ;d fignifie auffi porter pendues à son cou dans
u ue manne, de petites & menues merceries,Co mme couteaux, peignes, ciseaux, &c.
Colporter , en termes de Librairie, c’estP°rter des livres dans les maisons pour les y^ndre ; c’est auffi vendre dans les rues dese uilles volantes ou papiers publics, comme^rets, sentences, gazettes, loterie, &c. V.'^ORTEURS.
ci colporteurs, f. m. c’étoient an-
â sucmcnt des gens de mauvaise soi quiro-^oieiic de ville en ville, vendant & achetantp a vaistelle de cuivre , d’étain , & autres^lahles marchandises , qu’on ne doitqti re ^ ul£n marché. C’est en ce sensce . mot e _ft employé dans des réglemensa v ffigt- cinquième année d’Henri VIII,
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1 chap. r j, &C par d’autres de la trente-troisiemeannée du régné du même prince, chap. iv.C’est ce qu’on appelle en France porte-balles,
, coureurs, mercelots , ou brocanteurs.
Nous nommons aujourd’hui colporteurs ,des gens qui font métier de porter dans lesmaisons des marchandises > comme étoffes,pommades, linge, &c.
Ou de petits marchands qui les crient dansles rues ; on les appelle ainfi, parce qu’ils por-tent 8c étalent ce qu’ils ont à vendre dansune petite manne ou cassette pendue à leurcou avec une large courroie de cuir, ou unesangle.
Ou des gens qui font métier de porter deslivres dans les maisons, ou de vendre des pa-piers publics dans les rues. Comme ce fontpour l’ordinaire ces fortes de gens qui font lecommerce des livres ou papiers volans nonautorisés, leur état à Paris a attiré l’attentiondu gouvernement : leur nombre est fixé ;leurs noms doivent être enregistrés à la cham-t bre royale & syndicale de la librairie. Voye çj Colporteurs (Jurifipr.)
Colporteurs , ( Jurifprud. ) dans les| anciennes ordonnances font nommés com-porteurs , quia fecum portant les choies qu ilsj vendent par la ville. On trouve plusieurs or-! donnances qui les mettent dans la même! classe que les menus fentstriers , c’est-à-dire( les petits marchands qui exposent des den-' rées à vendre seulement sur une fenêtre. Lecommerce des uns & des autres étant peuconsidérable, ils étoient exempts de certai-nes impositions. Les lettres de Philippe VI,du 17 février 1349, disent que menus fenes-triers, petits composteurs aval la ville deParis, ne feront tenus de rien payer de l’im-position qui étoit établie fur les marchandi-ses & denrées qui se vendent à Paris, s’ilsne vendent en un jour dix fous de denrées;que s’ils les vendent, ils seront tenus dcpayer ; & que s’ils vendent au-deílous, ils neferont tenus de rien payer. Les lettres duroi,du 3 mai 1751 , portent la même chose , àl’occalìon d’unè nouvelle aide ou impositionaccordée au roi par la ville de Paris.
Les revendeuses, petits-merciers, & au .tres qui portent dans les rues des marchan-dises vieilles ou neuves à vendre , étoientautrefois tous compris fous ce terme de col-porteurs. ^