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En temps de contagion, les colporteurs 8crevendeuses ne peuvent vendre ni porter par1a ville aucunes hardes, habits, linges , niautres meubles , fur peine de la hart. Il estdéfendu à toutes personnes , même aux fri-piers, d’en acheter fur peine d’amendc 8c depunition corporelle. Ordonnance de police du2 o oâobre l£Q&. Traité de la police, tome J,poge 6 $c).
Les colporteurs qui vendent des livres dansles maisons , & les imprimés qui fc crientdans les rues, tels que les ordonnances,édits, déclarations , arrêts de réglemens,sentences de police, condamnations à mort,& autres choses qui doivent être renduespubliques , vendent auííì d’autres imprimésqui ne sont faits que pour amuser le peuple :ceux qui s’adonnent à ce métier, ont pourcet effet une attache de la police, 8c portentà leur habit une piece de cuivre qui annonceleur état. L’arrêt du conseil du 4mai 1669 ,fait défense á tous colporteurs de vendre , nicolporter ou afficher aucunes feuilles 8c pla-cards , fans permission du lieutenant de po-lice ; 8e ^ordonnance de police du 17 mai1680, leur réitéré les mêmes défenses parrapport aux affiches. Voye £ le tr. de la police,tom. /, pag. r.8; & 2.84.
On permet quelquefois aux colporteurs devendre certaines pieces , qu on leur défendnéanmoins de crier pour éviter le grand éclatqu’elles pourroient faire parmi le bas peuple.Il ne leur est pas permis d’annoncer les piecesqu’ils vendent fous un autre titre que celuiqu elles portent, ou de la maniéré qui leurest prescrite ; 8c ils doivent se conformer entout aux ordres de la police. (A)
COLRAINE , ( Géog. mod.) ville d’Ir-lande dans la province d’Ulster , au comtéde Londondery, fur la riviere de Banne.
* COLSAT, f. m. (Agriculture.) efpecede chou sauvage qui ne pomme point , 8cdont la graine fournit de f huile.
La plus noire, la plus seche, la plus pleine,íc qui paroît la plus onctueuse en l’écrasant,est la meilleure pour le moulin ; elle peut êtresemée avec de moindres qualités.
Elle est souvent mêlée par le défaut dematurité égale , 8c l’on distingue la moinsmûre à fa couleur un peu rouge.
On attribue cette inégalité aux vers qui sejettent dans les racines des jeunes plantes j il
coi;
faut y regarder quand on les transplante, &rebuter celles qui en sont attaquées ; le verdoit se trouver dans le nœud.
Son prix varie selon l'abondance ou la di-sette ; il dépend aussi des recherches que l’onen fait plus ou moins grandes, selon la réus-site des huiles de noix 8c autres, dans les paysqui en tirent.
On pourroit I'apprécier à 7 liv. 10 f. la ra-siere, année commune, depuis dix ans : elleen vaut aujourd’hui 1 z : elle pourroit monterjufqu’à 16 liv. par extraordinaire.
La rasiere est une mesure qui doit contenirà peu près cent livres poids de marc, la grai-ne étant bien seche, deux rasieres sont unsac de ce pays, 8c six avots font une rasiere.
Il en faut une livre pour semer un cent deterre, qui fait vingt - deux toises quatre piéshuit pouces quarrés. C’est fur cette mesureque son se déterminera , 8c sur laquelle onpeut employer les plus grands terreins.
La terre légere est la meilleure , pourvuqu’elle n’ait pas moins d’un pié de bon fond,8c qu elle ne soit pas pierreuse.
Celle où l'on seme n est pas celle où l’onplante.
On doit préparer la premiere en la fumant;quatre charretées de fumier sussiront : cha-cune peut peser environ 140® livres.
Le fumier bien étendu, on y passe la hersepour faire prendre nourriture à la terre ; onlaboure peu après deux ou trois fois , selonqu’elle est chargée d’ordures ; ensin on l’ap-planir en y ramenant de nouveau la hersopour recevoir la semence, dont une livre surun cent de terre produira dequoi planter unepiece de 300.
Si-tôt après la moisson , on fume 8c onprépare, comme nous avons dit, la terredestinée à planter.
Au surplus, tout le monde fait que l’onfume plus ou moins , selon la chaleur desterres.
Il faut que la terre soit reposée.
On íeme vers le 20 de juillet, vieille ounouvelle semence, pourvu qu’elle soit aster
bonne , Sc l’on plante au commencementd’octobre. ,
Quand la terre est ensemencée , il nplus question que de laisser croître les plan-tes , qui doivent êrre suffisamment montées, à la sin de septembre,