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Tome huitième.
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. ô N COM ?47

de V iílars diíoit qu í[ fálloit quelquefois su p- T convenu de terminer le différent par la voie

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pléer au manque de force par La hardiesse,

" Un corps peu considérable , dit fauteurque j’ai cité ci-devant , quoiqu il se croie àportée de l’armée de laquelle il a été détaché,ne doit jamais s opiniâtrer à se tenir trop prèsde f ennemi, qui est en plaine & qui marcheavec toute son armée , à moins que ce corps jn’ait un bon défilé devant lui j fans quoi cette '■présomption le fait toujours battre ». Voye~_dans les mémoires de cecauteur les réflexionsqu’il fait fur les combats particuliers donnéspar des armees entieres, à deííètn d’engagerdes affaires générales , tome II, chap. LXIII,

C M. D. L. R. J

Combat naval , C Marine. ) c’est la ren-contre d'un ou plusieurs vaisseaux ennemisqui se canonent & se battent. On le dit éga-lement des armées navales Sc des escadres quiíe livrent un combat, Foyc{ Ordre de ba-taille. (Z)

Combat , ( Hìfi. mod. ) ou combat singu-lier, signifie une épreuve formelle entre deuxchampions, qui se faisoit par f épée oupar lebâton pour décider quelque caulè ou quel-que diffèrent douteux.

Cette maniéré de procéder étoit autrefoisfort ordinaire, Sc avoir lieu non-seuiementcn matière criminelle, mais encore dans lescauses civiles : elle étoit fondée fur cette pré-somption, que Dieu n’accorderoicla victoire jQu à celui qui auroit le meilleur droit. Vbye^ jÊ'tTEL. ,

On trouve que cette espece de combat n’estP as moins ancien que le régné d'Othon. Ledernier que l’on ait admis en Angleterre , seI^ssi la sixième année du régné de Charles I,entre Danaid lord Rhée ou Rev , & Davidsinise y , écuyer dans la chambre peinte.

On peut voir ce qui se trouve à ce lujet, Us le coutumier de Normandie , où k cé-^emonie de ce combat est décrite. L'accusa-it àojx obligé de protester avec serment deVît 'té de son accusation : l’accuíé lui don-k démena , alors chacun jetoit son gagef Co ! n -mt , & l’on constituoit les parties pri-^^resjctqu-au jour du combat. V. Cham-

r>L^ C r ^'^° v iens nous apprennent qu’Al-f-hf . * r ° l Castille , désirant abolir ialQ ur S le ra °sarabiq!.ie Sc introduire l’oíEce* lain, comme k peuple s’y oppoíoit, il fut

du combat , & d’en remettre la cause à la dé-cision du ciel.

Philippe le Bel, en i $ o $ , avoir défenduces combats : malgré cette défense le roiHenri II permit en sa présence le combat deJarnac & la Chateigneraye ; mais depuis cesduels ont été totalement prohibés , parcequ’il étoit très-possible que le coupable de-meurât vainqueur.

Ce terme de combat exprime aussi les jeuxsolemnels des anciensGrecs & Romains, telsétoient les jeux olympiques, les jeux pythie ns,iíthmiens & néméeas, ludi acliaci Circenfis,Sec. Voyt^ aux articles qui leur font propres»commeaux motsOLYMPiQUES, Isthmiens,iVc. Les combats que Bon y célébroic étoient lacourse, la lutte, le combat à coups de poing,le ceste. Les combarrans, que l’on appelloicathlètes , faisoient une profession particulière,mais servile j Sc dès leur jeunesse ils s’accou-tumoient à une nourriture grossière, à tutrégime fort févere ; ils ne buvoìent point devin, Se íë privoient du commerce des fem-mes. Leur travail, comme tout le reste deleur vie, fe faisoit régulièrement. Voy. Ath-lète, GLADIATEUR., &c. Charnbcrs & Trév.

(G)

* Combat du pont dePise , CHìft.mod.)à la saint Antoine un quartier du côté du: pont défie un quartier de l’autre côté ; lescombatnns s’appellent les Guelfes Sc les Gi-belins ; ils font divisés comme une armée ,en troupe qui a ses officiers ; ebaque soldatest armé de cuirasse & de casque, avec unemaííùe de bois en forme de palette. Le pontest séparé en deux par une barricade ; lestroupes s’avancent vers le pont étendards dé-ployés ; on donne le signal ; la barrière s’ou-vrc : alors les combattans s’avancent & fefrappent avec leurs massues , & tâchent àgagner le terrein les uns fur les autres. II Y-en a d’arnnés de crocs, avec lesquels ils accro-chent leurs antagonistes Sc les tirent ds leurcôté ; celui qui est accroché Sc rire est faitprisonnier : d’autres s’ciancent ; d autresmontent fur les parapets, d’où ils font préci-pités dans la ríviere : le combat dure juíqu’àce que 1 J un des partis soit chasté hors du pont.Le parti vaincu mec bas les armes Sc fe ca-che ; l’aurre marche triomphant. Ce combatne finit guere fans accident. Les vainqueursA a a a 2.