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Tome huitième.
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de Famour propre qui en est Famé , Sc nousmettre au - destùs de Fopinion publique ,dont la foibleíse Sc 1 orgueil sont les esclaves,& dont la vertu même a Tant de peine às affranchir.

Les hommes, dit-on, ne se reconnoissentpas à leur image : c'est ce qu’on peut nierhardiment. On croît tromper les autres ,mais on ne se trompe jamais ; & tel prétendà Festime publique , qui n'oseroit se mon-trer s'il croyoit être connu comme il se con-noît lui-même.

Personne ne se corrige, dit-on encore : mal-heur à ceux pour qui ce principe est une véritéde sentiment; mais íî en effet le fond dunaturel est incorrigible , du moins le dehorsne l'est pas. Les hommes ne se touchent quepar la surface; & tout seroit dans Fordre, sion pouvoit réduire ceux qui font nés vicieux,ridicules, ou médians, à ne Ferre qu'au-dedans deux-mêmes. CFcstlebut que se pro-pose la comédie ; Sc le théâtre est pour ledee & le ridicule, ce que sont pour le crimebs tribunaux où il est jugé, & les échafauds° u il est puni.

On pourroit encore diviser la comédie rela-ncement aux états, & on verroit naître decc tte division , la comédie dont nous venonsde parler dans cet article, la pastorale Sc laféerie : mais la pastorale & la féerie ne méri-tent guere le nom de comédie que par uneforte d'abus. Voye £ les articles Féerie &Pastorale. Cer art.ejlde M. deMarmontel.

* Comédie , ( Hifl. anc. J La comédiedes^anciens prit différais noms, relativementt différentes circonstances dont nous allonsa he mention.

ib eurent les comédies Atellanes , ainsi^Rimées d’Atella , dans la Campanie :Q , et pit un tiiíù de plaisanteries ; la langue en^ to « oscìque ; elle étoit divisée en actes ; ilJ*»oic de la musique , de la pantomime,les danse ; de jeunes romains en étoientacteurs. Voye ç Atellanes.p l^ e ? comédies mixtes , où une partie sedis ° IC Cn , une autre en action ; ils*Ù 7 z° IeriC stalles étoient partìm fiat art ce , par-j. moioriœ , & ils citoient en exemple*mu que de Térence.

tom- CS / co,n ^ies appellées motorise, celles oùf to ic en action, comme dans \‘Am-wytrion de Plante/

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Les comédies appellées palliâtes , ou le sujet& les personnages étoient grecs , où leshabits étoient grecs ; où Fon. se servoit dupallium : on les appelloit auílì crepiJce ,chaussure commune des Grecs.

Les comédies appellées planipedice , cellesqui sc jouoient à pics nus , ou plutôt furun théâtre de plain - pié avec le rez-de-chaustée.

Les comédies appellées prœtcxtatcc , où lesujet Sc les personnages étoient pris dans Fétatde la noblesse , Sc de ceux qui portoientles togceprœtextee.

Les comédies appellées rhintonicce , oucomique larmoyant, qui s'appelloit encorehilaro tragedìa , ou latina comedia , ou corne-dia ìtalica. L'inventeur fot un bouffon delatente nommé Rhinrone.

Les comédies appellées Jlatariœ , celles oùil y a beaucoup de dialogue & peu d'action,telles que ì’Hecyre de Térence Sc F Asmairede Plante.

Les comédies appellées tabernariae , dont lesujet & les personnages étoient pris du baspeuple, Sc cirés des tavernes. Les acteurs yjouoient en robes longues, togis, fans man-teaux à la grecque, palliis. Aseianlns & En-niusse distinguèrent dans ce genre.

Les comédies appellées togates , où les ac-teurs étoient habillés de la toge. Stephaniussit les premières ; on les subdivisa en togatesproprement dites, prœtextates , tabernaries , ScAtellanes, Les togates tenoient proprement lemilieu entre les prœtextates Sc les tabernaries rc'étoient les opposées des palliatœ.

Les comédies appellées trabeatee ; on enattribue Finvention à Caïus MeliíTùs. Lesacteurs y paroi stoient in trabeis , & y jouoientdes triomphateurs, des chevaliers. La dignitéde ces personnages si propres au comique, arépandu bien de 1 obscurité sur la nature dece spectacle.

Mettons fous les yeux du lecteur les ob-servations de M. S u x z e R faf te mêmesujet : cet écrivain aussi judicieux qu élégant >rend tout ce qu’il traite trop intéressant pourêtre omis.

Si sans s attacher nia la nature de la comé-die grecque, ni aux différentes formes de lacomédie moderne, on veut se faire la notionla plus générale de ce qui peut être comprissous ce nom, on définira la comédie en disant