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^esprit de tout k monde, si ion intelíigéneene pénétré pas plus avant dans fintérieur deion sujet, que jusqu où le simple bon senspeut aller fans effort; si les objets ne font furion imagination & fur son cœur, que desimpressions ordinaires & communes, il peuten épargner le détail aux spectateurs. Ceux-ci s'attendent à voir fur la fcene des person-nages qui dans toutes les conjonctures, lessituations, les circonstances se distinguent-du commun des hommes par leur raison,leur esprit, ou leurs fentimens, & qui parce moyen paraissent dignes de nous intéres-ser. De tels personnages font toujours fursde plaire ; on les volt, on les écoute avecsatisfaction ; & bien que leurs occupationsactuelles n’aient rien d mtéreilant, leur ma-niéré de penser ct de sentir répand de finté-rét sur la scene la moins importante. Inintel-ligence , f esprit, l’humeur joviale, le carac-tère sont des choses qui excitent notre atten-tion , même dans les événemens de la vieks plus communs, Les moindres actions d'unnomme singulier amusent, ct chaque motâ'un homme distingué par son esprit ou parses lumières, fait une impression agréable.Ainsi les scenes accessoires, pourvu qu ellestiennent réellement à faction, peuvent très-bien soutenir Inattention des spectateurs. IlE même possible de donner de l'ìmportancea des scenes qui au fond ne font placées que■pour remplir le vuide de faction, -lorsquecelle-ci est arrêtée par quelque cause inévi-ta ble. On peut employer ces scenes à fairetaisonner un ou plusieurs personnages fur cess*’ a précédé , fur la position actuelle desc noses, f U r ce qui va íuivre, ou fur le carac-tere des autres acteurs. C'est-là k lieu propre•? placer des réflexions lumineuses fur ce quea piece contient de moral & dsinstructif;rr ' a 's il faut q ut: le poète loir aííè.z judicieuxmettre dans ]a bouche de ses person-S es - au lieu de pensées triviales & còm-Cat' ll£S> <aes remarques fines, ct d’uue appli-bien juste qui, répandant un nouveau8c l e , Ur ' ies vérités morales ct philosophiques,p u md r donnant un plus haut degré <f énergie,dh* ! nc ' es graver dans f esprit & le cœurdatì îe maniere f° r - e ct ineffaçable. Ct stks S p Ces kenes-là que les belles maximes,ju- entc rices mémorables , que les bonsju gesregardent • ■ ’ 1 ■
: comme f objet 1e plus intéres-
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sant dé la poésie, sont véritablement à leurplace. Il y a en effet très-peu de ces véritéspratiques , qu’il importe tarit à fhomme(savoir constamment présentes à f esprit ,qu un poete comique ne puille développerd'une maniéré également frappante ct con-vaincante , dans des ícenes defespece dontnous parlons. Quoique peu vives, ces scenesdeviennent très-intéressantes pour des spec-tateurs qui cherchent quelque chose de plusque le simple amusement des yeux & defimagination. Ce risest que cans 1e bas Comi-que où son ne saurait supporter des scenesvu:des d'action.
La comédie est beaucoup plus propre quela tragédie à donner des scenes instructives.Les évenemens tragiques sent hors du cour*ordinaire de la nature , au lieu qu'i! sc pré-sente tous les jours des cas où f heureux suc-cès dépend du bon sens, de la prudence ,de la modération , de la connoissarice dumonde, de la droiture ou de quelque vertuparticulière, ct où f opposé de ces qualitésproduit 1e désordre & f embarras. II n y apoint d’homme qui , par fes liaisons civiles& morales , ne puiíle à tout moment sctrouver dans des conjonctures où son pro-cédé envers les autres, & fa façon de penseren général, aient une influence sensible furson fort. Si notre corps est chaque jour exposéà divers accidens , notre état moral nef est pas moins. Pouvons-nous un seul mo-ment nous promettre de n 1 avoir ni procès,ni insultes, ni disputes, de ne cous pointfaire cf ennemis , ou de nsetre pas la duped'aurrui ? Tantôt pour nous épargner desembarras & des chagrins, !a prudence exige, que nous sachions plier , tantôt que nousayons une fermeté convenable, ct que noussachions même contre-quarrer des personnesque nous isolons ni ne voulons offenser.Tantôt il s’agit de nous calmer nous-mèmes, -tantôt de calmer les autres; ici cVst à nousà faire entendre raison à une personne préoc-cupée , là à st à nous à écouter les ^ avis•d'aurruì, & à les peser avec impartialité ; un
* jour nous sommes appelles a pacifier les
♦ .querelles des autres ; k lendemain nous; devons nous laisser réconcilier. Veniam dare» penreque vicijjim , c est la plus fréquenteí occupation de la vie sociale.
| Qui serait fhomme aííez dépourvu d^