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Tome huitième.
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C o M

Wwqués moyennant un salaire, le commis-fionnaire s’appelle commissionnaire de banque :" e ^ e consiste à recevoir dans des magasins~ es marchandises, pour les envoyer de-làâ leur destination , moyennant aussi un sa-la *re , le commissionnaire s’appelle commission-Haire d'entrepôt : si elle consiste à prendredes voituriers les marchandises dont ils font"larges, & à les distribuer dans une villea Ux personnes à qui elles font adressées, lec °mmisswnnaire s’appelle commissionnaire dev °ituriers. On donne encore le nom de com-^ ijsionnaires , & de compagnie de commif-fionnaircs , à des facteurs anglois établis dans.le Levant : ce font des personnes alliées aux^milles de la premiere distinction , quia pi‘ès un apprentissage pasient principale-ment à Smyrne : le préjugé de la noblessestui contraint ailleurs, sous peine de déroger,de vivre dans l’ignorance, l'inutilité, & lapauvreté , permet là de trafiquer pour soncompte , de servir l’état, & de faire des for-tunes considérables, fans manquer à ce qu’ondolsà fa naissance.

OOMM1SSOIRE, (Jurisp.) voye{ Loi©OMMISSOIRE , & p ACXE DE LA Loi COM-*ÍISSOIRE.

' commissure , f. £ terme peu usi-tA su mals qm ctant le signe d’une idée très-e le , meriteroit d’être adopté : c’est la li-le lelon laquelle deux corps appliqués fontensemble.

Commissure , (Anatom. & ChirurJ Cer "Unifie le lieu où s’abouchent certai-c P^ies ducorps, comme les levres. Lesc ji m ’Jsures des levres font les endroits où^ es se joignent ensemble du côté des joues.sg 6S er *droits où les ailes de la vulve s’unif-c nc en haut & en bas, se moment auslsiJ^'JJures. Le lieu où les paupières se joi-di nt Porte encore le même nom. Immé-siiR t ' e ? lent au dessous de la base du piliercord leUr du cerveau, on apperçoit un grosposé° n médullaire très-blanc , court, ScLautjss^sversalement d’un hémisphère àcer Ve ' ° n Rappelle commissure antérieure durema^’ Sur quoi je ne puis rn empêcher deq ue quand on est contraint d ag-°u d’ 1 í- 0Uver ture de la fistule lacrymale ,Pour n ' a ' re une incision, on doit avoirdes na, ri! - CI P e de ménager cette commissurepieres, parce que fa destruction cause

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1 eraillement de l’œil, bien plutôt que lasection du muscle orbiculaire, qu’il ne fautpas craindre de couper s’il est nécessaire ; ceque je remarque en passant, contre Popinioncommune.

Le mot commissure est une très-bonneexpression , dont la chirurgie moderne aenrichi notre langue : les termes à’articula-tion & de jointure , s’emploient pourl’emboî-tementdesos. (M. le chev. de J au court )

COMMITTIMUS , £ m. (Jurisp.) Q cmot latin , qui signifie nous commettons , estconsacré dans le style de la chancellerie &du palais, pour exprimer un droit ou pri-vilège que le roi accorde aux officiers defa maison & à quelques autres personnes ,& à certaines communautés , de plaideren premiere instance aux requêtes du palaisou de l’hôtel, dans les matières pures-per-sonnelles , possessoires, ou mixtes, & d’yfaire renvoyer ou évoquer celles où ils ontintérêt, qui seroient commencées devantd’autres juges, pourvu que la cause soit en-core entiere, Sc non contestée à l’égard duprivilégié. On entend quelquefois par le ter-me de committimus , les lettres de chancel-rie qui autorisent à user de ce droit, & queLoyseau, dans son traité des offices , appelle¥ oriflamme de la pratique.

> Le droit de committimus a beaucoup derapport avec ce que les jurisconsultes ap-pellent priviiegium foris , a ut jus revocandìdomum : ce privilège confistoit à plaider de-vant un juge plus relevé que le juge ordinaire,ou devant un juge auquel la connoissance decertaines matières étoit attribuée. Ainsi chez lesRomains les soldats avoient leurs causes com-misos devant l’offícier appelle magister mili-tum. Il y avoir un préteur particulier pourles étrangers ; un autre qui ne connoissoicque du crime de faux , un autre qui neconnoisibit que des fidéi-commis.

Les empereurs romains avoient aussi pourles matières civiles un magistrat appelle pro-curator Ccesaris , Sc pour les matières crimi-nelles un autre appelle presses , devant les-quels les officiers de leur maison devoiencêtre traduits, selon la matière dont il s’agìs-soit. Les sénateurs avoient aussi un juge deprivilège en matière civile & en matière cri-minelle ; ils avoient pour juge celui qui étoiudélégué par le prince.