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Tome huitième.
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veau produit des accidens auxquels uft chi-rurgien doit être très-attentif. Lorsque lecrâne est frappé par quelques corps durs,il communique au cerveau une partie dumouvement qu il a reçu. Plus le crâne résiste,plus ^ébranlement du cerveau est considé-rable , ainsi la commotion, est proportionnéeà la violence du coup, Sc à la résistance ducrâne : on a remarqué que les coups avecgrand fracas dos, ne causent ordinairementaucune commotion. V- Ame & Cerveau.

La commotion du cerveau produit la rup-ture d’une infinité de petits vaisseaux quiarrosent le cerveau & ses membranes ; il enrésulte une perte de connoissance & un assou-pissement léthargique. Ces accidens n’índi-quent point l’opération du trépan lorsqu’ilsarrivent dans l'inftant du coup, parce qu’ilsfont f esse t de la commotion. Le saignementdu nez* des yeux, de la bouche, Sc desoreilles ; le vomissement bilieux, l'issue invo-lontaire des déjections, font les effets de cetaccident primitif. Dans ce cas on n'a de res-source que dans les saignées; on lésa souventfaites avec succès* de deux heures en deuxheures, pour procurer la résolution du íangépanché» Lorsque la perte de connoissance& l’alîoupissement sont des accidens consé-cutifs , ils indiquent l’opération du trépan ,quand même il n'y auroit point de fracture,parce qu’ils font l’cffet d’un épanchementnui s’est fait à la longue, ou le produit d’uneiuppuration qui n’a pu être un symptômeprimitif. On a vu des personnes frappées lé-gèrement à la tête, étourdies feulement parle coup p on a vu, dis-je, ces personnesmourir plusieurs mois après par des acci-cicns survenus peu de jours avant leur mort.On a trouvé à souvenure un épanchementde sang ou un abcès dans quelques coinsdu cerveau. Il y a apparence que cela n’ar-rive que parce que les vaisseaux qui ontsouffert du coup étoient si fins, qu’il a falluun temps aflez long pour qu il puisse Réchap-per une quantité de liqueur suffisante pourproduire des accidens Sc causer la mort.

De pareils exemples doivent faire recourirà la saignée & aux remedes généraux dans1-es plus petits coups qu’on reçoit à la tête ,pour prévenir les accidens funestes, qui nefont que trop souvent la suite de la négli-gence de ccs moyens.. Voyc\ Trépan»

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On trouve dans le premier volume des-mémoires de l’académie royale de chirurgieun précis des observations envoyées à cette’ académie, fur lesquelles M. Quesnay a fon-dé plusieurs dogmes qui regardent l’applica-tion du trépan dans les cas douteux. Leségards dus à la commotion y font exposés1 dans tout leur jour; & on tâche de décou-vrir les cas où il faut prendre son parti pourou contre l’opération du trépan, d'aprèsles bons Sc mauvais íuccès déterminés parles circonstances ou les particularités qui pa-roi ssent en faire distinguer la cause, CY)

Addition a l’article précédent. L’expérienceadoptée pour expliquer l’effet de la commo-tion au cerveau , a répandu beaucoup decon-. fusion en chirurgie fur cette matière ; car ilest certain que les praticiens qui ont écrit fur-ies lésions de la tête, ont toujours confondit:dans l’histoire de leurs observations, la com-motion, avec le contre-coup.i Cependant la différence en est bien cer- .raine par rapport à leurs effets ; étoient-ilsinstruits également de l’événement mécha-nique du choc des corps , ou ne l’étoient-ilspas ? cela ne fait rien à la question ; mais ilest certain que l’expérience qu’ils avoientadoptée pour expliquer cette action , n’est'

‘ point celle-là.

M. de la Faye ( Opérât, de chirurgie , page.4$o ) , pour faire concevoir l’idée qu’oni doit s’en former , dit, " si l'on prend par! un bout une planche mince, comme celledont l’on fait les tonneaux , Sc qu’on frappeavec force quelque corps dur , si elle ne lecaste point, une bonne partie du mouve-ment passe dans les mains qui la tiennent SCy cause un engourdillèment fort doulou-reux ; mais si elle fe casse , les mains neressentent point le coup , ou ne le ressententqu à proportion qu’elle est plus ou moinsbrisée » ; delà , il en conclut, que plus I ecrâne , résiste à l’essort du coup , plus la com-motion est grande , St vice versa.. Mais en te 1 "fant l’application de cette expérience à 11matière qu’on traite , on sentira aisémentqu’elle ne produit qu’uh contre-coup. 1^exemple, qu’une planche égale en force 01solidité dans tous ses points A , tombe osoit frappée violemment sur une maste P 1 ydure B ; elle doit uécestairement se resiec ndans l’instant de la .percusson , comme