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sur une large surface, cette impression netrouble réellement nos solides que par uneimpulsion semblable à une agitation confuseSc indéterminée, laquelle est auífi spécifique-ment le propre de la commotion . Amíi, cesprincipes posés, examinons ce quedoit pro-duire un coup appliqué fur la tête, afin deconcevoir la révolution qu’éprouvent nosfluides dans leurs diamètres.
Toute la tête est ébranlée a 1 instant ducoup, les liqueurs souffrent aussi un mouve-ment inversé, qui continue tant quelles trou-vent des vaisseaux de communication ; lacommotion qui arrive à l’instant au cerveau ,l’oblige à s’abaisser en quelque forte , Sç às’éloigner de la dure-mere ; les vaisseaux quil’unissoient (pour ainsi dire) , avec ceux dela pie-mere , se gorgent plus ou moins, mais11e se rompent pas, lans cela il-y auroit con trecoup; ils’ensuit non-ieulement la stagnationdes liqueurs dans ces vaisseaux , mais mêmedans ceux du cerveau , qui produit engorge-ment; cette compression alors est accom-pagnée de symptômes qui ne font plus équi-voques ; le malade fans connoissance & fansmouvement, touche bientôt à fa si n , s’il11’est secouru promptement.
L'on lent très-bien que les causes qui peu-vent déterminer de semblables maladies, nemanqueroient pas d’arriver , d'après la pres-sion subite & violente de l'air contre nos soli-des,soit que cela fùt occasionné par ['explosionde la poudre ou du tonnerre, íbit encore quecela arrivât par la chute d’une botte de pailleou de soin,d’un matelas ou d’un lit de plume,ou bien encore par la résistance d’un volumed’eau assez considérable qui offriroit unesurface plane , dans laquelle l’on se précipi-terait d’assez haut la tête la premiere , carc’est pour s’en garantir que les nageurs ontl’attention de joindre les mains au-dessus dela tête pour fendre la colonne deau. Il n’ar-riveroit pas non plus d accident à celui quiferait tombé fur ses pies , fur ses genoux oufur fes fesses , si la colonne vertébrale n’eûtpoint frappé l’occipital , & déterminé l’é-bi anlement fur une large surface du crâne.
Il n’y a point de doute que ce ne soit àl’impressiou de semblables mouvemens qu’ondoive attribuer l’esset de la commotion , parceque les solides n’ayant pu être divisés , ilsjest engendré (pour ainsi dire) des mouve-
(a) 3 Ícm. île l’acad. des Sc. de Berlin, t ont. V, f. 44
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mens isochrones , qui ont successivementébranlé tous les organes des sensations, pourproduire les dérangemens que nous avonsexpliqués précédemment. De plus , les nerfsqui sortent par les trous symmétriques de labase du crâne , ne recevant pas moins lesmêmesimpressions & sensations qui, commenous l’avons remarqué , passent jusqu’auxplus petites extrémités de l’arbre frappé, ildoit consécutivement en résulter que lebran-lement que les nerfs ont souffert, ainsi queles,ganglions fphéno-palatins,découverts parM. Meçkel (a), d’où sortent;les rameauxde la cinquième paire , pour former l’inter-çostal avec ses communications , peuventnous fournir matière à l’explication des ac-cidens les plus urgensqui arrivent par l’effecde la commotion : nous devons donc consi-dérer les nerfs, lorsqu’ils sortent du cerveau,ainsi que leurs ganglions, comme autant dedivisions de branches de ramifications oude filets de nerfs qui partent d’un mêmetronc, afin que nous rendions raison deímouvemens sympathiques qui arrivent à l’ë-conomie animale, dans l’instant où quelquepartie est affectée par la percussion de quel-que corps, lorsqu elle est capable de produiredes dérangemens.
Nous voyons d’après tous ces raisonne-mens, que les exemples que nous soumissenttous les effets de k percussion , nous fontjuger, avec beaucoup de certitude, qu’ilsne sauraient arriver dans aucunes parties dela tête , que le jeu de l’hydraulique , qui s’e-»xerçoit auparavant, n’en soit dérangé ; cartous les fluides, pour ainsi dire, refoulésdans leurs diamètres, n’ayant pas le temp sde céder librement à l’ébranlement déter-miné, & de vuider les lieux du cerveau com-primé , une partie du fluide par son refl u *précipité, s’infiltre & s’extravase dans la subi'tance des parties, pour produire par la stag-nation des liqueurs, le coma , le carus, 1 a 'poplexie, la paralysie , l’oppreffion, lesvres irrégulieres, les syncopes, les douleUfixes & poignantes dans les parties où ceébranlement se fait sentir. • 1 c
Lorsque dans l’instant du choc il arrlVe i ieimipmpnr du nez . des veux de la bous. ,
saignement du nez, des yeux , de la L-- ,* uS& des oreilles, avec le vomissement ou L' '
involontaire des déjections ; ces aeci ^font les effets de .1 effervescence pu