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Tome huitième.
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Vement inverse , & pour ainsi dire tumul-tueux de nos liqueurs ; c’est pourquoi, dansc es symptômes, les saignées Ion t d'une gran-de ressource , puisque souvent , d’après lacomplexion du malade, l'on tire du íângdedeux en deux heures , pour arrêter Se s'op-Posir à î'estet du mouvement inverse du sang :c'eft aussi dans ces cas, que consécutivementIon a mis en usage l’application des ventou-ses , des fêtons , des véíìcatoires, des topi-ques , des douches , des bains & des purga-tifs , pour débarrasser le cerveau d’un rested'engorgement que les saignées n'avoient puobtenir dans la cure de la commotion.

Mais s'il arrive , malgré ces moyens, quele dérangement de l'économie animale per-siste avec perte de connoissance , délire,assoupissement, agitation involontaire, dou-leur fixe fie poignante, Se une irrégularitéconstante dans le pouls , on peut prononceravec certitude que ces accidens consécutifsfont des symptômes certains, d’une' maladiePar contre-coup , parce que sûrement les par-ties qui auront reçu l’effet de la percuíîìonauront souffert, dans l'instant du choc, unecontusion violente , qui aura occasionné larupture des parties solides, ou la division dequelques vaisseaux qui aura produit un épan-chement de sang, ou un abcès dans quel-qu’endroit du cerveau, auquel cas il faudroittrès-promptement avoir recours à l’opérationâu trépan. V. Trépan , {cet article est de M.Chabrol , ancien chirurgien-aide- major desCam ps & armées du roi , chirurgien-major duc °rps de Génie, ajfocié correspondant du collèger °yal de chirurgie de Nancy , détaché d Vécoler °yale du corps de Génie à Mister es. )

Commotion , ( Phyfiq.) ce mot s’em-Pl°ie aussi aujourd'hui, en parlant de ce que0, ì ressent, ou que l'on éprouve en faisantUn . e expérience de l’éîectricité, qui de-là^me a pris le nom d ’expérience de la com-^ ot, °n ; elle s'appelle encore le coup fou-r °ypnt' v. ce mot, & l’ar. Électricité. (T)t ^ 0 MMOTE 5 si fi ( Hifl. mod. ) étoit un^ rine anciennement usité dans la provincequi signifie un demi-hundred,cinq liante villages ; car hundred

la province de Galles étoit di-| e e . n trois provinces, chacune defquel-ctoit divisée en cautreds ou hundreds 3Tome VIIJ.

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ce qui est la même chose, fie chaque hun-dred ou caudred en deux commotes.

Sylvestre Girard dit cependant dans ionitinéraire , que la commote n'est qu'un ciuartde hundred. Chamb.

COMMUER, ( Jurìstp.) signifie chan-gst une peine en une autre , ce que le princeseul peut faire, Voye{ ci- ap ,h Commuta-tion DE PEINE. (A)

COMMUN , adj. ( Gram. ) f e dit dugenre par rapport aux noms, fie sc cffx d cla signification à legard des verbes.

Pour bien entendre ce que les grammai-riens appellent genre commun , il faut obser-ver que les individus de chaque eípece d'a-nimal íont diviles en deux ordres; l’ordredes mâles, fie l'ordre des semelles. Un nomest dit être du genre masculin dans les ani-maux, quand il est dit de l’individu de l'or-dre des mâles ; au contraire il est du genre fé-minin quand il est de l’ordre des femelles :ainsi coq est du genre masculin, Sc poule estdu féminin.

A l'égard des noms d'êtres inanimés, telsque soleil - lune, terre, &c. ce s fortes dcnoms n'ont point de genre proprement dit.Cependant on dit que soleil est du genremasculin , Se que lune est du féminin., cequi ne veut dire autre chose, sinon que lors.qu’on voudra joindre un adjectif à soleil,l’usage veut en France que des deux termi-naisons de l’adjectif on choisisse celle quiest déja consacrée aux noms substantifs desmâles dans l’ordre des animaux ; ainsi ondira beau soleil, comme on dit beau coq , fiel'on dira belle lune comme on dit belle poule.J'ai dit en France , car en Allemagne, parexemple, soleil est d u genre féminin ; ce quifait voir que cette forte de genre est pure-ment arbitraire, fie dépend uniquement duchoix aveugle que l’ufage a fait de la ter-minaison masculine de l'adjectif ou de laféminine, en adaptant l'une plutôt que Pau-tre à tel ou tel nom.

A Tégard du genre commun , on dit íju’unnom est de ce. genre, c'est-a-dire de cetteclasse ou sorte, lorsqu'il y a une terminaisonqui convient également au mâle 5c à la se-melle : ainsi auteur est du genre commun ; ondit d’une dame quelle est auteâr d’un tes ou-vrage : notre qui est du genre commun ; ondit un homme qui t ficc, me femme qui , ficc.